Yves Ruggeri, Directeur Networks Strategy and Submarine Systems à France Télécom - Orange, Président du consortium ACE
« Le département Câbles sous-marins accompagne le Groupe dans ses ambitions de croissance à l’international, en donnant les moyens à toutes les filiales, en particulier lorsqu’elles opèrent sur d’autres continents, d’offrir des services haut débit, fixes ou mobiles, performants et fiables. D’une certaine manière, ACE constitue l’un des bras armés du plan stratégique de France Télécom-Orange, dont les piliers reposent notamment sur la conquête des clients, des réseaux et de l’international. En même temps, c’est un défi collectif, fédérateur, qui repose sur l’engagement des femmes et des hommes du Groupe dans tous les pays concernés. Ce sont donc bien les 4 axes de notre ambition qui se retrouvent au cœur du projet ACE et font de celui-ci un vecteur-clé pour atteindre notre objectif de doubler notre chiffre d’affaires dans les pays émergents. » Yves Ruggeri n’est pas uniquement à la tête du département Networks Strategy & Submarine Systems qui dessine et renforce le réseau sous-marin international de France Télécom-Orange. Il est aussi Président du consortium ACE. Comme il l’explique,
« ce câble est soumis à un régime de copropriété, et les grandes décisions concernant sa conception, son installation et son exploitation doivent être soumises à l’approbation ou au vote de l’ensemble de ses copropriétaires. »
l’atterrissement : une opération délicate et techniqueProjet considérable par son ampleur et sa complexité, ACE nécessite la mobilisation d’une centaine de collaborateurs en interne pour être mené à bien. La phase d’atterrissement en Bretagne, hautement technique, est emblématique car elle marque le raccordement du câble à sa station terminale en France.
« Concrètement, détaille Yves Ruggeri,
il s’agit de relier le câble à la côte bretonne : le câble est amené du large, suspendu à des ballons flottants pour rester en surface pendant les travaux ; une tranchée est creusée sur la plage pour convoyer le câble jusqu’à une chambre de plage, elle-même raccordée à la station d’atterrissement par un câble terrestre. On détache ensuite les ballons flottants utilisés pour déployer le câble, et celui-ci peut alors descendre et se poser au fond de l’océan. »révolution ou évolution ?« Avec ACE, expose Yves Ruggeri,
neuf pays seront reliés pour la première fois à un câble sous-marin. Ils connaîtront donc la révolution du Haut Débit, et c’est tout le contexte socio-économique qui s’en trouvera accéléré. Pour les autres pays déjà connectés par ailleurs, c’est une progression significative à travers laquelle ils offriront une connexion plus fiable et plus performante. Pour tous enfin, le câble représente un vecteur d’optimisation des coûts réseaux, grâce à des infrastructures à haut débit plus accessibles et conformes aux standards de qualité Orange. »Yves Ruggeri insiste aussi sur l’influence d’ACE sur la poursuite de l’ouverture du marché des télécoms en Afrique, favorisant les démarches de modernisation des réseaux et les investissements privés. Le consortium a notamment travaillé en lien avec la Banque Mondiale pour promouvoir la connectivité et faire en sorte que certains pays puissent bénéficier d’un accès au câble.
« Avec ACE, nous mettons à disposition des pays d’Afrique connectés les fondations pour construire un portefeuille de services étoffés, et nous donnons aux pays du Groupe des moyens pour bâtir le plan stratégique Conquêtes 2015 avec sérénité ».