Publications académiques récentes d’Orange

Les revues dans lesquels sont publiées les articles ci-dessous sont majoritairement des revues classées dans le classement CNRS des revues internationales en économie et gestion. Ce classement est une référence incontournable et reconnu au plan français mais aussi international. De nombreuses revues ne figurent pas au classement.

Adieu le « mobile-only », vive la convergence ! – Janvier 2018

La convergence fixe et mobile se développe à travers l'Europe et devient de plus en plus attractive pour les consommateurs. La convergence est la conséquence de l’existence de synergies entre services fixes et services mobiles pour les opérateurs comme pour les consommateurs. Si le marché fixe est concurrentiel, les gains résultant de ces synergies sont restituées aux consommateurs. Dans le cas contraire, les profits sur le marché du fixe peuvent nourrir des subventions croisées réduisant artificiellement le prix des offres mobiles. Dans les deux cas, les opérateurs qui proposent des services mobiles uniquement (« mobile-only ») sont marginalisés et leur viabilité est remise en question. L'intervention réglementaire sur le marché fixe pour résoudre ce problème n'est clairement justifiée qu'en l'absence de concurrence sur ce marché.

  1. Papier disponible sur Idate.org (attention : contenu payant)

Politique d'entrée et de fusion – Décembre 2017

Cette note aborde la politique de fusion relative aux nouveaux entrants. Nous montrons que la politique optimale repose sur une mesure statistique simple et que, dans certaines conditions, les autorités de la concurrence devraient s'engager à être plus indulgentes envers les nouveaux entrants efficaces que ceux qui ne le sont pas.

  1. Papier disponible sur ScienceDirect.com (attention : contenu payant)

Impact de la concurrence, des investissements et de la réglementation sur le prix des services mobiles : le cas de la France – Novembre 2017

Dans ce document, nous évaluons l'impact de la concurrence, des investissements et de la réglementation sur le prix des services mobiles en France. Nous estimons une régression hédonique à partir des données des plans tarifaires proposés par le principal opérateur de télécommunications mobiles en France entre mai 2011 et décembre 2014. Au cours de cette période, l'indice des prix pondéré par la qualité a diminué d'environ 42,8 % par rapport à une baisse des prix moyens pondérés sans ajustement en fonction de la qualité de 8,7 %.

Dans un deuxième temps, nous relions les prix pondérés par la qualité à un ensemble de variables de concurrence, d'investissement et de réglementation, et nous constatons que le lancement des réseaux 4G par les opérateurs mobiles a été le principal facteur responsable de la réduction des prix des plans tarifaires classiques avec engagement. Les tarifs « bon marché » sans engagement qui ont été lancés pour anticiper l'arrivée d'un nouveau concurrent sur le marché ont encore diminué à son arrivée. De plus, nous montrons que la réglementation, qui est estimée par le niveau des tarifs de terminaison d'appel mobile et les plafonds tarifaires de l'itinérance internationale pour la voix et les données, a un impact considérable sur les prix pondérés par la qualité. En termes de pourcentage, la concurrence est responsable d'environ 23,4 % de la baisse totale des prix, contre 56,1 % pour les investissements dans la 4G.

Nous concluons que la réduction des prix pondérés par la qualité au cours des dernières années est principalement imputable à  la concurrence entre les opérateurs pour une nouvelle technologie 4G et à l'arrivée d'un quatrième opérateur bon marché.

  1. Papier disponible sur WileyOnlineLibrary (attention : contenu payant)

Tendances sur le marché mondial des technologies de l'information et de la communication – Octobre 2017

Le continent asiatique, l'Union européenne et les États-Unis représentent 90 % des exportations mondiales de biens et services en matière de technologies de l'information et de la communication (TIC). L'Asie, notamment la Chine et les quatre tigres (la Corée du Sud, Taïwan, Hong-Kong et Singapour), domine le marché mondial des équipements TIC et sa compétitivité en matière d'exportation a augmenté au cours des dernières années. L'Union européenne a gagné en compétitivité uniquement dans les services TIC. L'Asie et la Chine ont un avantage concurrentiel considérable en termes d'équipements, tandis que l'Union européenne les devance en termes de services même si la Chine rattrape rapidement son retard. La répartition de la valeur sur les marchés mondiaux des technologies de l'information et de la communication souligne la domination des États-Unis dans les services logiciels et informatiques, ainsi que dans l'intermédiation et le multimédia, et la supériorité de l'Asie dans le matériel et l'électronique. Dans l'ensemble, la force des États-Unis repose sur la présence mondiale de leurs fournisseurs dominants, alors que la domination de l'Asie est liée à une forte spécialisation dans les exportations d'équipements. Le principal atout de l'Union européenne réside dans les exportations de services TIC. Par ailleurs, les services de télécommunications représentent le seul segment du marché TIC sur lequel l’Europe dispose d'une part significative des revenus mondiaux. Au global, le  taux de croissance des revenus TIC de l’Union Européenne reste plus faible que celui des USA et de l’Asie.

  1. Papier disponible sur Idate.org (attention : contenu payant)

L’existence de consommateurs de services mobiles uniquement (« mobile-only ») résulte de la valorisation hétérogène des services fixes – 29 septembre 2017

Les utilisateurs de services mobiles uniquement (« mobile-only ») sont généralement perçus comme une conséquence de la substitution du fixe par le mobile. Cette étude utilise une base de données unique reposant sur une enquête réalisée en France et associée aux données de facturation des télécommunications des personnes interrogées pour mettre en évidence les préférences hétérogènes des consommateurs en matière de services fixes. Avec le même modèle logit mixte, nous estimons la propension à payer pour les services de communication fixes et l’effet de substitution fixe-mobile. Les résultats indiquent une propension à payer pour les services fixes très variée entre les consommateurs. En outre, nous montrons que les services data fixes et mobiles sont complémentaires pour tous les consommateurs. Les consommateurs de services mobiles uniquement (« mobile-only ») ont une propension à payer beaucoup plus faible, mais une sensibilité aux prix supérieure par rapport aux consommateurs de services fixes et mobiles. Par conséquent, une augmentation tarifaire des offres fixes réduirait la demande de services fixes. Les préférences hétérogènes en matière de services fixes constituent une autre explication de l'existence d’utilisateurs de services mobiles uniquement (« mobile-only »), malgré la nature complémentaire du haut débit fixe et mobile. Les simulations contrefactuelles indiquent que la part des services mobiles uniquement (« mobile-only ») pourrait également s’expliquer par la façon dont sont réalisées les subventions de terminaux mobiles. Par exemple, subventionner les mobiles uniquement  pour les abonnés des offres « quadruple play » pourrait réduire de moitié les clients « mobile-only ».

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Transition  du cuivre à la fibre: le rôle de la vitesse de connexion et des coûts de changement – 15 juillet 2017

Nous avons estimé un modèle logit mixte à partir des données des technologies à haut débit choisies par 94 388 abonnés d'un seul opérateur européen sur une base mensuelle entre janvier et décembre 2014. Nous avons constaté que les consommateurs avaient une valorisation similaire des vitesses de connexion ADSL allant de 1 à 8 Mb/s. De plus, en janvier 2014, la valorisation des connexions FttH à une vitesse de 100 Mbits/s n'était pas beaucoup plus élevée que les connexions ADSL à une vitesse allant de 1 à 8 Mb/s, mais elle a rapidement augmenté avec le temps pour atteindre un niveau nettement supérieur à la fin de la période, en décembre 2014. La faible différence initiale dans la valeur attribuée aux connexions ADSL et FttH est imputable à la satisfaction des besoins Internet de base des consommateurs, tels que la navigation, la messagerie, la consultation des actualités, les achats, voire le visionnage de vidéos en ligne, avec une vitesse de connexion inférieure à 8 Mb/s. Nous montrons également que lorsque les consommateurs optaient pour un nouveau plan tarifaire en matière de haut débit, ils faisaient face à des coûts de changement considérables, beaucoup plus élevés lorsqu'ils passent de la technologie ADSL au FttH. Selon les simulations contrefactuelles fondées sur notre modèle, les coûts de changement entre les technologies constituent le principal facteur de ralentissement du passage de l’ADSL au FttH.

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Structure du marché et investissements dans l'industrie du mobile – Décembre 2016

L'impact de la structure du marché, à savoir le nombre d'entreprises et l'asymétrie des parts de marché, sur les investissements est un sujet important dans l'industrie du mobile. Les études antérieures restent ambiguës sur le sens de la relation. Ce document met en évidence empiriquement l'impact de la structure du marché sur les investissements dans l'industrie européenne du mobile. L'évaluation empirique se fonde sur un modèle de Salop avec une différentiation verticale. En accord avec les prévisions de ce modèle, nous constatons que le nombre d'opérateurs et l'asymétrie des parts de marché ont tous deux un impact considérable sur les investissements. Dans les marchés symétriques, les investissements par opérateur baissent en fonction du nombre d'opérateurs. Dans les marchés asymétriques, l’effet est d’autant plus fort que la part de marché est faible. Les investissements dans l'industrie augmentent en fonction du nombre d'opérateurs à court terme, mais baissent à long terme en raison des coûts d'ajustement significatifs des investissements dans l'industrie du mobile. Ces résultats suggèrent que les investissements devraient être pris en compte lors de l'analyse de l'impact de la structure du marché sur le bien–être dans l'industrie du mobile.

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Rôle du pouvoir de marché dans la croissance économique : une analyse des différences entre la théorie, la pratique et les conséquences de la politique de concurrence européenne et américaine – Juin 2016

L'Union européenne a enregistré de faibles performances économiques au cours des 15 dernières années par rapport aux États-Unis. Afin de rétablir les investissements, l'innovation et donc la croissance, la Commission européenne cherche à augmenter le degré de concurrence statique sur tous les marchés. La politique économique de la Commission est essentiellement déterminée par sa politique de la concurrence. Cette politique se fonde sur les principes du droit de la concurrence, qui considère l'exercice du pouvoir de marché comme une source d'inefficacité et préconise d'en proscrire les effets. A contrario, les autorités américaines de la concurrence, sous l'influence de l'École de Chicago, considèrent que le pouvoir de marché représente une incitation nécessaire à investir et un juste retour sur investissement. Les résultats récents de la théorie de la croissance économique, qui indiquent que l'intensité de la concurrence peut nuire à l'innovation endogène, fournissent une base théorique soutenant l'approche américaine et exigeant la révision des principes européens.

La mise en place du Roaming Like at Home  (RLAH) ne nécessite pas de revoir la réglementation du marché de gros de l’itinérance internationale – Mai 2016

Conformément à l'article 19 du règlement 2015/2120 sur l'Internet ouvert et l'itinérance, « Au plus tard le 29 novembre 2015, la Commission lance un examen du marché de gros de l’itinérance afin de déterminer les mesures nécessaires pour permettre la suppression des frais d’itinérance au détail supplémentaires au plus tard le 15 juin 2017 ». La Commission a pour objectif d’évaluer si la situation actuelle du marché de gros de l'itinérance permet la mise en œuvre du Roaming Like at Home (RLAH). Son objectif est d’envisager les principales options réglementaires sur le marché de gros pour permettre la mise en place  du Roaming Like at Home, y compris la révision des plafonds actuels du marché de gros. Ce papier évalue la nécessité de modifier la règlementation en baissant les plafonds actuels du marché de gros pour permettre la mise en place du Roaming Like At Home. Le présent document analyse si le marché de gros de l'itinérance internationale est actuellement concurrentiel ou non afin de déterminer s'il doit être réglementé et de quelle manière. Nous examinons ce point sous deux angles (dans les deux sections de ce document) : l'évaluation du degré de compétitivité des mécanismes du marché de gros de l'itinérance internationale et la comparaison du niveau actuel des prix de Roaming In aux coûts totaux de du Roaming In afin d'évaluer si les tarifs de l'itinérance sont concurrentiels.

  1. La mise en place du  Roaming Like at Home ne nécessite pas de revoir la règlementation du marché de gros de l’itinérance internationale – Mai 2016

Quel degré d'intensité de la concurrence optimise les investissements dans l'industrie du mobile ? – Avril 2016

Ce document étudie la relation entre concurrence et investissements dans l'industrie du mobile d'un point de vue dynamique. A l’aide des données des entreprises et en utilisant une méthode d'estimation avec variables instrumentales, nous mettons en évidence le fait que cette relation est en forme de « U » inversé. L'intensité de la concurrence qui optimise les investissements est atteinte lorsque les bénéfices bruts des opérateurs représentent entre 37 et 40 % de leur chiffre d'affaires, selon que les dépenses d'investissement sont normalisées ou non par le nombre d'abonnés. Ces résultats signifient que les investissements augmentent en fonction de la concurrence, tant que les bénéfices des opérateurs sont supérieurs au seuil de 37 ou 40 % de leur chiffre d'affaires. En dessous de ce seuil, la concurrence tend à réduire les investissements. Dans ce document, nous montrons également un impact à long terme considérable de la concurrence sur les investissements, qui multiple l'impact à court terme par 3 ou 4.

  1. Papier disponible sur ScienceDirect.Com (attention : contenu payant)