Une star peut-elle sauver une mer ?

L’avenir proche nous le dira.

Avec l’envie de “réinsérer l’écologie au centre du plaisir de vivre”, c’est en tout cas l’objectif du compositeur de musique électronique Jean-Michel Jarre, qui a voulu faire entendre au monde qu’il est urgent et nécessaire de sauver la Mer Morte. Chaque jour celle-ci s’assèche un peu plus, son niveau diminuant de plus d’un mètre par an. Pour cause notamment, l’importante exploitation par les pays voisins des eaux du Jourdain, le fleuve qui l’alimente.

Pour son dernier concert pharaonique, qui s’est déroulé le 6 avril dernier, l’artiste français n’a pas choisi l’emplacement au hasard. Sous la célèbre forteresse de Massada et à quelques centaines de mètres des rives asséchées de la Mer Morte, la scène a été érigée au point le plus bas de la surface terrestre. Ce qui a fait dire au musicien et ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco : « Je veux élever le désert le plus bas de la planète vers une nouvelle dimen­sion ».

Pari réussi pour la dimension musicale et électronique, au regard des 10000 personnes venues assister à ses 8 heures de performance live. Quant à la dimension écologiste, on peut dire que c’est en faisant du bruit que l’on attire l’attention ! Jean-Michel Jarre a voulu alerter le monde des dangers qui pèsent sur l’un des berceaux des civilisations.

Sa première revendication : faire inscrire cette mer et sa région au patrimoine mondial de l’Humanité !