Le premier procès de l'Intelligence Artificielle

Vers une meilleure IA

5 février 2041, le premier procès contre une Intelligence Artificielle se tient.

Eurêka, une Intelligence Artificielle de véhicule autonome, est mis en cause dans un accident de voitures. Mais peut-on la tenir responsable ? C’est l’objectif de ce procès fictif organisé dans le cadre de la nuit du droit à Paris.

En voyant une voiture foncer sur lui, M. Vigi a actionné le bouton d’arrêt d’urgence de son véhicule autonome, causant derrière lui un carambolage provoquant la mort d’automobilistes.

Est-il responsable de l’accident ? Ou bien est-ce l’Intelligence Artificielle ?

Ce procès, évidemment fictif, s’appuie sur le décret du 2 janvier 2040 (fictif lui aussi…). Il stipule que les intelligences artificielles sont désormais reconnues comme des personnalités juridiques.

“Dans 99% des cas, elle fait le choix le plus judicieux”  

D’un côté, les parties civiles réclament la dissolution de l’Intelligence Artificielle, estimant que les véhicules intelligents laisse ses occupants “à la merci des algorithmes”.

De l’autre côté, un spécialiste de l’IA assure que Eurêka a des meilleures capacités de conduite qu’un humain. "Dans 99% des cas, elle fait le choix le plus judicieux. Mais elle est conçue par des humains. Elle n’est donc pas infaillible".

“Condamnée à une mesure de rééducation algorithmique artificielle”  

Après une demie-heure de délibéré, le jugement tombe : L'intelligence artificielle d'Eurêka est condamnée à une mesure de rééducation algorithmique avec mise à l’épreuve en simulateur comprenant une autorisation de recertification du permis. L’entreprise devra donc indemniser l’ensemble des victimes.

Bien que M. Vigi ait actionné le bouton d’arrêt d’urgence, il ne sera pas tenu responsable de l’accident.

Ce procès, bien que fictif, démontre la capacité d’anticipation du droit face aux véhicules autonomes.

L’objectif est donc double. Il faut dès aujourd’hui anticiper les évolutions de la législation afin d’encadrer et de protéger au mieux les citoyens face à l’arrivée des nouvelles technologies. Mais il faut aussi forcer les entreprises à anticiper les éventuelles défauts de la machine afin d’éviter ce genre de catastrophe.