La voiture du futur

La connectivité : outil essentiel pour les voitures connectées et la conduite autonome

La révolution numérique est en train de transformer notre pratique de la conduite. De plus en plus souvent, les voitures modernes offrent des services et des fonctionnalités améliorés. Ces évolutions nécessitent une excellente connectivité tout au long du trajet ; c’est pourquoi le réseau est sans cesse modernisé pour fournir une expérience numérique globale. Néanmoins, les défis qui nous attendent pour faire de la conduite automatisée une réalité soulèvent plusieurs questions. Des questions notamment sur les investissements nécessaires dans les infrastructures, et aussi, sur les convergences possibles dans ce contexte de diversification, pour éviter des projets et des normes dispersés.

L’industrie automobile développe de nombreuses technologies sans fil, mais elle devrait se concentrer sur le type de connectivité dont elle aura besoin dans le futur

Parmi les multiples fonctionnalités développées dans le domaine des voitures connectées, chacune a tiré parti des différentes technologies relatives à la connectivité.

  • Certains services développés utilisent la connectivité non cellulaire :
    • Dispositifs à courte portée (DCP) pour le télédéverrouillage/démarrage sans clé, le contrôle de la pression des pneus.
    • Radars (77,5 – 78 GHz) pour les dispositifs anticollision.
    • Système de communication C-ITS (5,875 – 5,905 gHz) pour les communications véhicule‑véhicule et/ou véhicule-infrastructure.
  • Les solutions cellulaires actuelles (2G/3G ou LTE) sont d’ores et déjà adaptées à certains services, tels que communications avec les feux de signalisation, la signalisation de dangers ou l’inspection et la maintenance des véhicules. Mais les discussions commerciales entre les secteurs sur ces applications n’ont pas encore abouties.

Néanmoins, d’autres cas de figure (conduite automatisée intégrale utilisant la circulation en peloton avec faible distance de sécurité entre les véhicules [high-density platooning], fonctions de partage entre systèmes de détection [see-through] ou info-divertissement) nécessiteront une connectivité extrêmement fiable avec une latence faible, associée à des fonctions et des normes restant à inventer. Intégrer au plus tôt, dès la phase de conception des technologies de connectivité les futurs besoins automobiles permettrait d’accélérer ces développements et in fine leur mise sur le marché.

Les réseaux mobiles apportent des avantages spécifiques à la connectivité automobile

L’industrie automobile s’efforce d’intégrer des fonctionnalités basées sur les technologies de l'information et de la communication dans la conception de leurs voitures, et beaucoup a déjà été fait, autour de différentes technologies allant du sans fil au cellulaire.

De façon générale, les réseaux cellulaires ont pour avantages spécifiques d’être pratiquement omniprésents et de présenter une sécurité et une résilience éprouvées en dépit des nombreuses cyber-attaques. Ces avantages sont particulièrement déterminants compte tenu du rôle crucial de la sécurité pour l’industrie automobile, qui fait l’objet de régulations très strictes partout dans le monde.

La prochaine évolution de la technologie mobile, la 5G, dont les performances s’annoncent particulièrement prometteuses, donnera un nouvel élan à l’élaboration de services innovants pour les voitures connectées et la conduite automatisée. Ces innovations bénéficieront en particulier aux occupants des véhicules qui pourront utiliser de nouvelles formes de services médias et interactifs le temps du trajet.

Pour que ces évolutions deviennent réalité, la 5G, qui est toujours en phase de standardisation, devra faire l’objet de développements supplémentaires en matière de sécurité, de réduction des coûts et de facilité de mise en œuvre. Les voitures connectées et la conduite autonome nécessitent principalement de hautes performances et une latence minimale, mais la gestion de l’alimentation et de la batterie ne doit pas être oubliée.

Préparer l’avenir nécessitera plus de coordination et de convergence

Les opérateurs de télécommunication s’impliquent fortement dans le développement des voitures connectées et de la conduite autonome. Ils sont motivés par l’importance des transports dans la vie de leurs clients à qui ils souhaitent fournir leurs services partout et dans toutes les situations où ceux-ci peuvent en avoir besoin. Cela est conforme à la stratégie  « Essentials2020 » d’Orange. Les voitures connectées sont ainsi synonymes de création d’opportunités commerciales, qui nécessiteront des investissements majeurs en connectivité. Le défi pour les fournisseurs d’infrastructures sera d’accompagner la croissance graduelle d’exigences et de contraintes, et de synchroniser les investissements avec les avancées en matière de conduite autonome. Par ailleurs, avec des millions de voitures sur les routes, l’autre grand défi sera de définir une approche optimisée de l’exploitation des réseaux pour les voitures connectées et automatisées.

En résumé

En vue du développement des voitures connectées et de l’automatisation des véhicules, de nouvelles générations de technologies devront être développées. Parmi ces nouvelles technologies et alors que seuls les réseaux cellulaires offriront les niveaux nécessaires de couverture, d’omniprésence et de fluidité, la 5G promet d’apporter à la fois les bénéfices économiques de capacités mutualisées et techniques des hautes performances adaptées aux exigences de ces services.

Selon la feuille de route de la standardisation, le premier déploiement commercial de la 5G pourrait être mis en œuvre autour de 2020. La conception des normes et l’équilibre entre coûts et capacités afin de satisfaire aux différentes demandes et exigences demandera du temps, ce qui peut être mis à profit pour intégrer les besoins spécifiques, tels que ceux de l’industrie automobile, dans le processus de standardisation des technologies.

Cette approche innovante dans l’anticipation et la planification technologique s’avère complexe cependant, du fait de la nécessité d’une coordination et même d’engagements entre différents secteurs d’activité connectés verticalement.

Le soutien politique apporté par la Commission Européenne ces derniers mois aux voitures connectées et de la conduite automatisée pourrait cependant permettre de surmonter ces difficultés et favoriser la coopération entre technologies de l’information et de la communication et industries verticales.