Le numérique, les MOOC et moi...

Apprendre, se former, se cultiver et se divertir est aujourd'hui plus facile grâce au digital. Les MOOC (Massive Online Open Courses)  par exemple permettent de se spécialiser dans un domaine spécifique à son rythme en suivant à distance et à sa guise des enseignements de qualité. Orange est un acteur de premier plan dans ce domaine par le biais de sa plateforme Solerni.

Et comme le savoir peut être addictif, découvrez le témoignage de trois salariés du Groupe, dont deux qui ont suivi le MOOC Picasso lancé en octobre 2015 et conçu par Orange, la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, le musée national Picasso - Paris et le centre Pompidou.

Trois questions à Françoise Fernandes

Comment choisissez-vous les sujets des MOOC ?
Pour chaque MOOC, nous recherchons et identifions un sujet en lien avec un événement majeur. Créer un MOOC sur Picasso était une évidence en raison de l’exposition organisée au Grand Palais à Paris et son parti-pris de faire découvrir l’artiste mais également ceux qui l’ont influencé, ou que lui a influencé. Et puis, la Réunion des Musées Nationaux (RMN), notre partenaire sur le précédent MOOC sur l’impressionnisme, était très enthousiaste à l’idée de nous suivre dans ce projet ambitieux !

Quelles ont été les étapes de création de ce MOOC ?
Il nous a fallu d’abord réfléchir avec la RMN à une approche précise avant de constituer une équipe. Des experts proposés par l’institution ont rédigé les contenus, nous avons ensuite travaillé, à partir de ces éléments, avec des ingénieurs pédagogiques puis avec une société de production pour la réalisation des vidéos, … et tous ont œuvré en étroite collaboration ! Nous avons ensuite procédé à la mise en ligne sur la plateforme Solerni. Et la dernière étape a consisté à lancer un plan de communication pour faire connaître le MOOC.

Quelles sont les conditions de réussite d’un MOOC ?
Un MOOC réussi, c’est d’abord un sujet porteur. Ensuite, un « bon » MOOC doit réunir des intervenants de qualité et des contenus riches à la conception soignée (textes, photos, vidéos, etc.). Mais il ne faut pas oublier l’aspect pédagogique : le déroulement du MOOC doit rester ludique et attractif, tout en mettant en valeur le contenu. Enfin, l’animation du MOOC – des animateurs répondant aux questions et relançant les débats dans un esprit « salle de cours » – est essentielle.

Françoise Fernandes, Responsable des Partenariats chez Orange, en charge des MOOC culturels
Un MOOC réussi, c’est un équilibre entre des ressources numériques de qualité et une approche vivante…
Françoise Fernandes, Responsable des Partenariats chez Orange, en charge des MOOC culturels

Trois questions à Marc Duval

Vous avez suivi le MOOC Picasso : pourquoi cette démarche ?
Je porte un grand intérêt à l’art, à la culture. Un intérêt personnel que je considère aussi comme un atout professionnel. Lorsque je m’adresse à des collectivités locales, je fais de la culture un point différenciant dans mon approche client. J’ai suivi le MOOC parce que je ne pouvais pas aller à Paris visiter l’exposition Picasso. C’était le premier MOOC auquel je m’inscrivais, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’espérais mieux comprendre l’artiste et son œuvre, les replacer dans un contexte historique…

Qu’avez-vous apprécié dans ce moyen de découverte ?
Le MOOC a répondu à mes attentes, et j’ai découvert un support vraiment stimulant. La culture fait partie de ma vie et de mon équilibre – je suis d’ailleurs en 2e année de master en philosophie, en formation à distance – et chaque séquence du MOOC Picasso a été une parenthèse de détente dans mon quotidien. Ce MOOC est riche et bien conçu, très professionnel tout en étant pédagogique et ludique. Un seul petit bémol : les défis qui jalonnent le parcours étaient annoncés tardivement et limités dans le temps, je n’ai pas pu y participer faute de temps et d’anticipation.

En quoi le numérique a-t-il modifié votre expérience d’apprentissage ?
Le numérique offre des possibilités immenses notamment grâce au multimédia et aux forums qui permettent d’échanger. Et surtout, il permet un apprentissage plus actif.
Après ce MOOC, pendant les vacances, j’ai fait un détour par l’exposition temporaire sur Picasso au musée Soulages de Rodez. Avoir suivi le MOOC m’a permis de mieux en profiter ! Quant à suivre d’autres MOOC ? Sans doute, s’ils sont sur des sujets artistiques, culturels, littéraires…

Pour suivre le MOOC Picasso, j’avais bloqué 2 h chaque semaine dans mon emploi du temps : une organisation qui m’a permis d’en profiter au mieux...
Marc Duval, Responsable des ventes Orange au sein de l’agence Entreprises Sud-Ouest

Trois questions à Loïc Samyn

Vous avez suivi le MOOC Picasso : quelle était votre démarche ?
Je suis un habitué des MOOCs que je sélectionne par intérêt professionnel, par curiosité ou intérêt personnel. Je peux passer de la sécurité informatique à
Louis XIV, de la formation professionnelle à Picasso… Le MOOC Picasso m’a attiré parce que je me suis rendu compte que je ne connaissais de l’artiste que quelques œuvres emblématiques. J’ai eu envie d’en découvrir davantage et de comprendre un artiste dont j’appréciais très inégalement les œuvres.

Qu’avez-vous apprécié dans ce moyen de découverte ?
Le MOOC est un outil fabuleux. Contrairement à un livre qui transcrit la démarche d’un auteur de façon linéaire, un MOOC est le résultat de la réflexion d’un groupe d’experts et donc de plusieurs approches et sensibilités.
Le MOOC Picasso était particulièrement riche, présentait des intervenants de grande qualité qui m’ont permis de découvrir des facettes de l’artiste que je ne connaissais pas, de comprendre sa démarche et son œuvre… C’est un MOOC que j’ai beaucoup apprécié !

En quoi le numérique a-t-il modifié votre expérience d’apprentissage ?
Gratuit, ludique, pédagogique, accessible, le MOOC démocratise l’accès à la culture et au savoir. Il donne aussi envie d’aller plus loin : après le MOOC Picasso, j’ai profité de mes vacances pour aller voir ses œuvres exposées à Marseille, alors que je ne fréquente quasiment plus les musées.
Le numérique incite aussi au partage. Beaucoup de mes collègues sont amateurs de MOOCs et nous parlons souvent nos découvertes. Et je ne compte pas m’arrêter là : déjà inscrit au MOOC sur les origines de l’homme, je compte le suivre avec mes 2 enfants, de 11 et 14 ans !

Je ne m’astreins pas à un suivi régulier : j’ai débuté tardivement le MOOC Picasso, et parfois enchaîné deux sessions à la suite… Mais j’ai suivi la totalité du parcours !...
Loïc Samyn, Directeur de Projet Transverse à Innovation Marketing & Technologie d'Orange