Que savez-vous vraiment de la RSE ?

De nombreuses entreprises prennent conscience de leurs impacts sur la société et l’environnement. Pour les identifier et les maîtriser, elles mettent en œuvre des politiques RSE. Retour sur les réalités variées et les exigences légales ou business derrière cet acronyme.

Les multiples visages de la RSE

L’entreprise s’engageant dans une démarche RSE (Responsabilité Sociale ou  Sociétale des Entreprises) peut le faire dans de nombreux domaines.

En matière de respect de l’environnement, elle s’implique en faveur de la transition énergétique, en promouvant une consommation raisonnée, la limitation de l’empreinte carbone ou encore le développement des énergies vertes. Elle favorise également de nouveaux modes de consommation, une meilleure traçabilité des produits et un traitement adapté des déchets. Elle permet enfin d’agir en faveur de la biodiversité, notamment dans les régions d’implantation de l’entreprise.

Mais la RSE, ce sont aussi des enjeux sociétaux. À travers leurs actions, les entreprises encouragent la diversité, la non-discrimination et le respect des droits humains. Le département RSE d’une entreprise peut également agir en faveur de conditions de travail décentes et sûres et pour la promotion de l’emploi local. Enfin, la RSE peut s’appliquer à des domaines orientés business en favorisant l’éthique et la transparence dans les affaires, le respect du client, les achats responsables et le choix de fournisseurs respectant les mêmes obligations éthiques.

 

 

Une affaire d’éthique, mais aussi de réglementation et de business

De plus en plus d’entreprises prennent conscience des impacts de leur activité. Mais si le développement d’une démarche RSE relève d’une réelle préoccupation éthique, elle répond aussi à des enjeux réglementaires. La loi de Nouvelles Régulations Economiques (NRE) de 2001 impose par exemple aux sociétés cotées en Bourse de publier dans leur rapport de gestion des informations sur la prise en compte des conséquences sociales et environnementales de leur activité. La loi Grenelle 2 de 2010 rend ce reporting extra financier obligatoire pour davantage d’entreprises et y ajoute un volet sociétal.

La RSE est une préoccupation mondiale : un certain nombre de principes internationaux ont été établis, parmi lesquels les principes directeurs des Nation-Unies, de l'OCDE et de la Commission Européenne. Ces recommandations sont adressées par les gouvernements aux entreprises multinationales afin de favoriser une conduite raisonnée des affaires. La norme ISO 26 000, véritable standard international de responsabilité sociétale, fournit des lignes directrices aux entreprises et aux organisations pour opérer de manière socialement responsable.

 

 

Les politiques RSE répondent enfin un enjeu de business. La dernière décennie a en effet vu l’avènement du consom’acteur, qui oriente ses choix d’achat en fonction des performances du produit mais aussi de son impact écologique et social. Le développement d’une politique RSE peut donc permettre de répondre à cette demande de transparence et de renforcer l’image d’une marque et de ses produits. Sans compter que la RSE est désormais considérée comme un facteur de performance !

Comment agit concrètement l’entreprise ?

Pour être efficace, une démarche RSE doit être adoptée et comprise par l’ensemble des collaborateurs et portée par le management. Ce dernier doit engager, en collaboration avec les parties prenantes, un processus pour intégrer les préoccupations en matière sociale, environnementale ou éthique dans les activités commerciales de l’entreprise et dans sa stratégie. Les grandes orientations RSE sont ensuite communiquées à l’ensemble des collaborateurs et peuvent faire l’objet de chartes à respecter par les métiers, de reportings extra-financiers et de partenariats sur le terrain avec les acteurs sociaux.