L’IoT en Afrique, c’est parti !

Au premier trimestre 2017, le chiffre d’affaires dégagé par le secteur de l’IoT a augmenté de 30 % sur un an en Afrique. On estime que le continent entier est susceptible d’accueillir plus d’un milliard d’objets connectés avant 2020. Gestion des flottes de véhicules, capteurs et compteurs intelligents pour l’agriculture, l’énergie ou l’industrie : Thomas Chalumeau, directeur de la Stratégie et du Développement d’Orange Middle East & Africa, donne un coup de projecteur sur les ambitions du Groupe sur ce marché en croissance.

Thomas Chalumeau, directeur de la Stratégie et du Développement d’Orange Middle East & Africa
Nous estimons qu’il existe un potentiel de commercialisation de plus de 12 millions de cartes SIM machine-to-machine (M2M) d’ici 2020.
Thomas Chalumeau, directeur de la Stratégie et du Développement d’Orange Middle East & Africa

Comment se porte le marché de l’internet des objets (IoT) en Afrique ?

Thomas Chalumeau : L’IoT est un marché en forte croissance : les connexions émanant des objets connectés augmentent de plus de 30 % par an en Afrique depuis 2015. Un rythme prometteur qui s’appuie sur le développement d’usages essentiellement B2B : l’installation et la gestion de capteurs permettent la remontée d’informations, la surveillance de données et, le cas échéant, la programmation d’opérations ou de tâches. Chez Orange, nous estimons qu’il existe un potentiel de commercialisation de plus de 12 millions de cartes SIM machine-to-machine (M2M) d’ici 2020. Ces cartes SIM font communiquer des objets électroniques (alarmes, voitures, compteurs…) avec des serveurs informatiques ou entre eux.

Quels sont les usages les plus concernés par l’IoT sur ce continent ?

T.C. : La gestion des flottes de véhicules permet de suivre les conducteurs et les marchandises transportés, et de faciliter la maintenance des véhicules. L’enjeu : optimiser la gestion des déplacements, des assurances et des coûts. Des solutions d’« asset tracking » permettent aussi de suivre la logistique de conteneurs, palettes et machines afin de mieux gérer stocks et flux. La mise en place de capteurs assure également la remontée d’informations et la mise en œuvre d’actions optimisées dans l’industrie, l’agriculture, la santé…

Par exemple ?

T.C. : Dans l’agriculture, les capteurs à distance peuvent surveiller la croissance des cultures, l’humidité du sol et les niveaux des réservoirs d’eau. Les capteurs sur les équipements aident les fermiers à gérer leurs véhicules, réduisent le temps d’utilisation des tracteurs ainsi que la consommation de carburant. À terme, les agriculteurs s’appuieront sur des drones ou des tracteurs connectés pour monitorer la qualité de l’eau, identifier la date optimale de récolte, etc. Dans le secteur de l’énergie, les compteurs intelligents automatisent la relève à distance des consommations et la facturation tout en limitant la fraude. Autre exemple, la sécurité qui reste l’un des services à valeur ajoutée les plus demandés dans les contrats Smart Cities. La connexion de caméras couplée à la reconnaissance faciale ou de plaques d’immatriculation permet la vidéo surveillance et l’alarme intelligentes.

Quelles réponses Orange apporte-t-il à ces besoins ?

T.C. : En premier lieu, Malima, notre plateforme de gestion de la connectivité des devices M2M. Déjà active au Maroc, elle est en en cours de déploiement en Côte d’Ivoire et bientôt au Sénégal. Ensuite, notre capacité à déployer des réseaux adaptés à l’IoT, en particulier la 2G qui permet déjà de nombreux usages, ainsi que des réseaux dédiés à l’IoT comme LoRa®. Enfin, nous proposons notre plateforme Live Objects / Datavenue pour la gestion des devices et des datas, ainsi que des solutions de bout en bout reconnues, comme des applications métiers dans la gestion de flottes ou celle des capteurs. Dans le secteur énergétique, nous déployons des compteurs intelligents pour Lydec au Maroc. Selon les besoins clients, nous complétons les briques technologiques Orange par des solutions de partenaires et de start-up, comme la solution Arable dans le domaine de l’agriculture. Nous possédons tous les atouts pour devenir l’un des principaux acteurs de ce marché naissant, en étant présent sur toute la chaîne de valeur de l’IoT.

Orange et l’IoT en Afrique à fin 2016, c’est…

  • 500 000 cartes SIM Orange utilisées pour du M2M en Afrique et Moyen-Orient
  • 5,6 M€ de revenus