Pensons l’IoT autrement : quand l’art et le numérique nous font voir la technologie sous un angle nouveau

Le 26 octobre dernier, trois artistes en résidence à la Art Factory Orange, ont présenté leurs œuvres au public. Agnès de Cayeux, Fabien Zocco et Olga Kisseleva planchent depuis plusieurs mois sur la notion de « système », dans tous les sens du terme. Le résultat : des œuvres insolites qui nous invitent à penser le réseau et les objets connectés de manière différente.

La Art Factory Orange

La Art Factory est un concept original au sein d’Orange. Son objectif : soutenir et promouvoir la créativité. Elle accueille ainsi à Orange Gardens des artistes issus de l’art contemporain, des nouveaux médias, du spectacle vivant et de toutes formes d’art pouvant nourrir l’innovation (cinéma, BD, littérature) pour contribuer à la création de projets innovants. 

Concrètement, Orange partage avec les artistes – sélectionnés par appel à projets- ses technologies et son savoir-faire et leur ouvre ses portes durant 3, 6 ou 12 mois. Ces collaborations nous permettent d’inventer et de préfigurer les usages et technologies de demain, mais aussi de travailler en équipe multidisciplinaire et gagner en agilité.

Cette initiative a pu surprendre, pourtant il y a un lien extrêmement fort entre la démarche d’innovation et l’approche artistique, qui se nourrissent mutuellement. Nous avons eu cette volonté de nous ouvrir. Cela nous aide aussi à comprendre ce que notre métier peut faire, pourra faire, en interaction avec la nature ou avec les machines.
Mari-Noëlle Jégo-Laveissière, Directrice Exécutive Innovation, Marketing et Technologies
Ce sont des passerelles de démocratie culturelle. Dans cette démarche, les arts plastiques ont toute leur part.
Christine Albanel, Directrice Exécutive RSE, Diversité, Partenariats et Solidarité d’Orange

                                                                                         

Réseau et IoT ont inspiré les artistes

Durant les derniers mois, les 3 artistes en résidence ont travaillé avec les collaborateurs d’Orange sur leurs projets ; une « fertilisation croisée » mutuellement enrichissante.

Les Black Boxes de Fabien Zocco nous interrogent ainsi sur l’Internet des objets et les nouveaux jeux relationnels qu’ils instaurent.
Pour en savoir plus : À l’intérieur des Black Boxes de Fabien Zocco

Agnès de Cayeux, avec Liaisons sous-marines, nous invite à voyager à travers nos données qui transitent par ces câbles sous-marins. Ces liaisons définissent une nouvelle cartographie du monde et des informations qui y transitent. Le réseau virtuel devient alors organique.
Pour en savoir plus : Rendre visible l’invisible : les liaisons sous-marines, par Agnès de Cayeux

Olga Kisseleva s’est penchée sur un autre type de réseau, le Wood Wide Web, c’est-à-dire… Le réseau forestier. Car les arbres ont un système de communication qui fonctionne pratiquement sur le même principe qu’Internet, avec la transmission de signaux d’un arbre à un autre. Dans EDEN, l’artiste a tenté d’inverser la communication en captant les informations communiquées par l’arbre grâce au réseau LoRa, pour nous les restituer à travers une œuvre numérique.