Philippe Bretier conçoit les assistants du futur

Discrète, mais déjà indispensable à notre quotidien, l’intelligence artificielle bouleverse nos usages digitaux. Son développement très rapide nécessite des compétences rares et multidisciplinaires comme celles de Philippe Bretier, concepteur de services innovants, spécialiste des agents conversationnels.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier ?

J’apporte mon expertise aux équipes qui travaillent sur les assistants conversationnels comme les chatbots ou les assistants virtuels vocaux tels que Djingo. J’interviens sur les technologies vocales, l’intelligence artificielle, le dialogue homme-machine. Mais aussi dans les méthodologies de conception, de développement ou d’amélioration continue comme la collecte et la structuration de données issues des conversations entre les assistants et nos clients.  Mon rôle est aussi d’amener les équipes à penser l’expérience utilisateur de bout-en-bout et rendre les choses faciles pour nos clients.

Comment le digital a transformé votre métier ?

Le digital a toujours été présent dans mon parcours.  Mais deux dimensions ont particulièrement transformé mon domaine d’intervention et mon métier.  C’est d’abord le changement de volume et d’échelle dans la collecte des données, et la capacité à les traiter de plus en plus finement et efficacement. Nous sommes passés de technologies de laboratoires à des usages grand public désormais complètement naturels. L’autre dimension c’est l’expérience utilisateur qui  est devenue le centre de nos préoccupations et qui se concrétise par la transformation de toutes ces données en services aux clients et en amélioration continue de ces services.

Quelles sont les 3 compétences nécessaires pour exercer ce métier ?

Il faut à la fois des compétences techniques pour comprendre comment fonctionnent les algorithmes des robots et savoir sur quoi ils peuvent progresser et sur quoi ils auront plus de difficultés ; et des compétences méthodologiques pour savoir comment utiliser ces intelligences artificielles en les alimentant avec les bonnes données, le bon volume de données, en les testant… Il faut également être curieux, à l’affût des tendances et des innovations, et ne pas hésiter à se remettre en question en permanence, je dirais être capable de réfléchir autant aux questions qu’on se pose qu’aux solutions qu’on peut apporter.

Si vous deviez convaincre quelqu'un de faire le même  métier que vous, quels sont les 3 points que vous mettriez en avant ?

Travailler sur les nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle et les interfaces vocales est chaque jour, toujours aussi passionnant. L’amélioration continue au contact et au service des utilisateurs, l’agilité, le retour immédiat sont aussi des aspects très intéressants. Il n’y a pas de routine et on voit les choses progresser très vite. Enfin, la collaboration au quotidien avec des collègues du marketing, des développeurs, des spécialistes du machine learning, des designers, des ergonomes, des auteurs est extrêmement enrichissante.