Smart agri : la tech est dans le pré

Une planète plus intelligente, c’est une planète où chacun mange à sa faim, selon ses besoins, dans le respect des autres et de la nature. Et, là aussi la connectivité peut aider. C’est ainsi qu’au croisement de la transformation numérique, des mutations environnementales et de la transition alimentaire, une « smart agriculture » a vu le jour, plus intelligente, plus efficace, plus connectée.  Elle repose notamment sur le potentiel de l’internet des objets (IoT) et bientôt celui de l’intelligence artificielle (IA). Bref, dans les prés aussi, l’avenir est connecté.

Connecter l’agriculture : pour quoi faire ?

Les agriculteurs voient leurs revenus diminuer dans de nombreux pays. Ils sont donc particulièrement sensibles à l’amélioration de l’efficacité et la rentabilité de leur exploitation grâce aux objets connectés. Face aux maladies des cheptels et aux problématiques liées au changement climatique, ces objets apportent des réponses nouvelles à même de surmonter certaines difficultés. L’IoT est également synonyme pour les exploitants de simplification des tâches quotidiennes, souvent pénibles et contraignantes.

Des super-pouvoirs pour les agriculteurs !

L’internet des objets fait plus que rendre l’agriculture « intelligente » : elle dote les exploitants de super-pouvoirs !

  • Le don d’ubiquité : ils peuvent surveiller à distance différentes cultures et troupeaux.
  • La téléportation : ils commandent des dispositifs pour agir à distance et en temps réel sur leurs productions.
  • La transmission de pensée : ils partagent leurs expériences avec leurs confrères, et accèdent à l’avis d’experts à l’autre bout de la planète.

Smart agri : globale ou ciblée, il y a une appli pour tout

L’entrée des objets connectés dans l’agriculture peut relever soit d’une démarche globale, comme le permet la plateforme Cayenne d’Avanquest Software. Cette solution IoT collecte les données d’un parc de capteurs répartis dans une usine, une ville… ou une exploitation. Avec les informations transmises par 150 capteurs – des capteurs d’humidité, de l’état des sols, de pression ou de température, des caméras, etc. – l’agriculteur garde un œil sur toute l’exploitation en regardant simplement son smartphone ou sa tablette !

Des start-up proposent aussi des solutions ciblées dédiées à l’agriculture. NeXXtep, par exemple, a développé une solution de prévention des incendies par auto-inflammation des fourrages. Un réseau de capteurs transmet les températures collectées dans les balles de fourrage qui sont ensuite traitées par une plateforme logicielle afin d’alerter l’exploitant en cas d’augmentation de la température. Davantage que des informations d’aide à la décision, d’autres applications apportent des solutions pratiques telle que le pilotage de l’arrosage à distance proposé par la start-up Télé-irrigation au Niger.

En Moldavie : la 4G, terreau fertile de la smart agri

Dans ce pays d’Europe de l’Est, l’agriculture représente un pan très important de l’économie. En développant des réseaux performants, Orange contribue à la transformation digitale du secteur. La 4G d’Orange couvre ainsi 95 % de la population moldave, avec un débit allant jusqu’à 300 Mbps. Des performances qui permettent aux agriculteurs de déployer des solutions de smart agriculture. A la clé, des rendements dopés, une rentabilité boostée et une qualité améliorée. Certaines de ces solutions innovantes ont été présentées par Orange Moldova et ses partenaires au salon « Moldagroteh ». Au programme : un dispositif de collecte et de traitement automatisé de données de terrain, le pilotage à distance et par smartphone de machines agricoles sans chauffeur, la surveillance et la géolocalisation des machines…

Afrique : le numérique fait bouger le monde agricole

En Afrique, où les agriculteurs représentent plus de la moitié de la population active, le numérique constitue un puissant levier de croissance. Un exemple ? Le mobile rend facilement accessible des informations agricoles, météorologiques et les prix auxquels sont vendus les produits sur les marchés locaux. Les services mobiles permettent aux agriculteurs d’augmenter leurs revenus de 11 % en moyenne et jusqu’à 80 % pour les agriculteurs bénéficiant des services d’information météorologiques.

Parce qu’Orange souhaite rendre le numérique accessible à tous, le Groupe s’est engagé dans tous les pays d’Afrique où ses réseaux et services peuvent aider les agriculteurs : en relevant le défi de la connectivité en zone rurale, en proposant des services adaptés, en accompagnant les projets innovants et les entrepreneurs... Nous leur proposons ainsi une dizaine de services mobiles couvrant 8 pays, en coopération avec des ONGs, les gouvernements, les chambres de commerce et d’industries locales, les universités, les start-up…

Les nouvelles technologies du monde agricole sont aussi des technologies de partage et d’échange, qui permettent de rompre l’isolement des agriculteurs. SOS Agri, au Sénégal, met les agriculteurs en relation avec des experts agronomes ou financiers qui répondent à toutes leurs questions. Kobenga est un véritable outil de collaboration agricole, mis en place par une start-up au Burkina Faso autour de la culture du niebe, une espèce de haricot local. Tous les acteurs concernés peuvent renforcer leurs connaissances et diffuser leurs pratiques.

Challenges Orange Viva Tech 2018 : l’Afrique à l’honneur

« Afrique & Moyen-Orient, nouveau territoire de l’innovation en pleine croissance ? », c’est l’une des thématiques retenues par Orange à l’occasion de Viva Technologies 2018.

Pour proposer des services accessibles depuis un mobile s'appuyant sur des APIs Orange et les innovations les plus récentes (chatbot, IoT, blockchain, réalité virtuelle, intelligence artificielle) et être à nos côtés en mai prochain, envoyez-nous dès à présent votre candidature en remplissant d’ici le 28 février notre questionnaire en ligne sur le site.

Des puces dans les élevages

Les champs ne sont pas les seuls à se transformer : les bâtiments d’élevage aussi s’emplissent d’objets connectés. Hostabee a imaginé des capteurs pour surveiller les ruches à distance. Celles-ci sont équipées d’un boîtier qui transmet le niveau d’humidité et la température intérieure, 2 données-clés pour le confort et la santé des abeilles. Disposant de ces informations à jour toutes les heures, l’apiculteur peut anticiper les problèmes et mieux soigner ses ruches.

Dans les étables ou les porcheries, veaux, vaches et cochons aussi sont « branchés » ! Un collier placé au cou des vaches peut ainsi optimiser l’alimentation des bovins et détecter le vêlage. La data se met également au service d’une agriculture de précision, maîtrisée et raisonnée, exemple avec cet outil de valorisation de données issues d’élevages porcins.

Et demain l’intelligence artificielle

Au sein d’Orange Labs Research, le centre Recherche & Développement du Groupe, des chercheurs travaillent à un projet d’intelligence artificielle destiné aux entreprises. Ils ont collaboré avec des éleveurs de porcs bretons pour numériser les données de leurs exploitations (quantité de grains consommés, type d’antibiotiques administrés, nombre de porcines nées…). Puis, ils les ont analysés à l’aide d’algorithmes afin que les agriculteurs puissent produire de la viande de meilleure qualité à moindre coût. Et cette révolution ne fait que commencer !