2018 : top 10 des savoir-faire et savoir-être digitaux

Que l’on soit digital native, tech averse ou geek confirmé, dès que le digital touche le monde de l’entreprise, il requiert des compétences et des façons de travailler bien spécifiques. Logique : il a modifié et continue de transformer profondément les métiers tels que nous les connaissons aujourd’hui. Quelles sont donc ces compétences qui ont le vent du digital en poupe ? Quels nouveaux modes de travail ces changements induisent-ils ?

Éléments de réponse avec un panorama – non exhaustif – des tendances 2018.

Top 5 des savoir-faire digitaux 2018

1. Coding : réapprenez à lire… et à écrire

Le code informatique est présent derrière tout projet digital. Des connaissances basiques en « coding » sont donc précieuses dans la plupart des métiers. Selon une étude LinkedIn pour Le Monde Campus de 2016, le métier de développeur informatique est d’ailleurs le plus recherché de France ! #DevWanted

Source : Le Monde

2. Gestion des réseaux : les bâtisseurs du numérique

Avec l’externalisation des plateformes de stockage de données, la virtualisation des réseaux et le passage au tout-IP, les responsables informatiques doivent désormais gérer des réseaux tentaculaires. Les compétences en conception et en déploiement d’infrastructures sont donc indispensables. Les architectes réseaux et autres techniciens Cloud sont très demandés, tout comme les prestataires spécialisés dans ce domaine.

Source : France Stratégie

3. Cybersécurité : prendre les armes contre les pirates

La prise de conscience des risques de sécurité informatique se généralise dans les entreprises : le baromètre mondial 2018 d’Allianz place les attaques informatiques comme le 2e risque le plus craint par les dirigeants. La multiplication des actes malveillants engendre donc un besoin croissant de compétences en cybersécurité.

Source : Insights for professionnals, Allianz

Avec l’Orange Cyberdefense Academy, nous formons les futurs talents de la cybersécurité, en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Ce dispositif vise à attirer de nouveaux profils et compléter leur formation par la connaissance opérationnelle de solutions utilisées dans les entreprises. Il a aussi pour ambition d’élargir le niveau d’expertise et de spécialisation des nombreux métiers de la cybersécurité.

4. Webmarketing : enrichir la relation client grâce au numérique

L’optimisation du parcours client est un axe commercial prioritaire, même si celui-ci a lieu derrière un écran ! UX designers, Chief experience officers et autres Social media managers développent cette capacité à créer l’interaction la plus humaine possible via les plateformes digitales (site marchand, réseaux sociaux). Ils optimisent ainsi l’ensemble des points de contact d’une marque avec ses clients et prospects.

Source : Les clés de demain

5. Gestion des données : l’avenir sera à la data… ou ne sera pas

La donnée est le nouvel or noir de l’entreprise ! Bien exploitée, elle peut permettre d’optimiser la connaissance des clients, d’ajuster l’offre commerciale, d’améliorer la productivité d’un site industriel… La mise en conformité avec la législation sur la confidentialité des données – appelée Règlement général sur la protection des données (RGPD) –, qui entre en vigueur en mai 2018, est également une priorité. Selon une enquête d’Experian, 43 % des entreprises européennes interrogées planifient d’investir dans les fonctions d’Analyste data, et 31 % dans les fonctions de Data protection officer.

Source : Le blog du Modérateur, Experian

Top 5 des nouveaux modes de travail

1. Test and Learn, une expérimentation continue

Travailler en équipes pluridisciplinaires, opter pour des tiers-lieux dédiés à l’expérimentation, développer un nouveau service étape par étape, en voyant dans les échecs des opportunités, échelonner la commercialisation de son produit en le testant sur des groupes restreints d’utilisateurs… Le Test and Learn, c’est toute une philosophie de travail à laquelle s’essaient des entreprises toujours plus nombreuses.

Source : Cap Gemini

Avec l’Open IoT Lab ou la Villa Bonne Nouvelle, Orange met en place des lieux de travail dédiés à l’expérimentation facilitant l’élaboration et le test de solutions innovantes.

2. Digital Workspace, le bureau dans la poche

Les salariés sont de plus en plus mobiles et habitués à travailler dans d’autres lieux que leur bureau. Chacun doit donc être en mesure de travailler de n’importe où, ce qui suppose une bonne connaissance des technologies mobiles et des espaces de travail digitaux mis en place par les entreprises.
Une étude américaine de 2016 montre que 48 % des entreprises ayant mis en place des initiatives de « digital workspace » constatent de nouveaux flux de revenus.

Source : Le Monde, Julhiet Sterwen

3. Intelligence collective : vers le tout collaboratif ?

Et si pour faire mieux et plus vite, il était préférable de s’y mettre à plusieurs ? Le développement de l’intelligence collective dans les organisations, à savoir la mise en commun de l’information, des compétences et des expériences, part de ce postulat. Cela suppose la mise en place d’outils et de méthodes de travail favorisant le travail collaboratif et l’innovation participative comme le Design thinking, le lean management, la co-innovation, etc.

Source : Les Echos

4. Intrapreneuriat, la start-up qui venait de l’intérieur

Etre à la fois salarié et entrepreneur, c’est possible ! Les dispositifs d’intrapreneuriat visent à développer la capacité d’expérimentation de chaque collaborateur, en l’encourageant à mettre une idée en pratique et à travailler en « mode start-up ». Un défi professionnel qui stimule l’innovation en interne.
72 % des salariés français se disent d’ailleurs intéressés par cette démarche, selon une étude Deloitte de 2017.

Source : Les Echos, Le Figaro

5. Formation professionnelle : la « génération immersion »

Managers, responsables RH et centres de formation cherchent à cibler les modes de formation adéquats pour chaque profil. L’arrivée sur le marché du travail de nouvelles générations rompues aux usages digitaux ne pouvait qu’encourager l’innovation dans ce domaine ! C’est l'« experiential learning » qui a aujourd’hui le vent en poupe, avec le succès des formations immersives ou de la gamification (escape games par exemple).

Source : Cadre Emploi