Deutsche Telekom & Orange : le manifeste en faveur d’une Europe numérique

Le numérique se base aujourd’hui sur la transparence et la sécurité pour faire de l’Europe une puissance digitale plus forte et audacieuse. Ce modèle, chez Orange, nous le mettons déjà en œuvre en collaboration avec Deutsche Telekom. Explications.

Stéphane Richard &Timotheus Höttges

Le point de départ : une alliance stratégique européenne sur l’IA

Deutsche Telekom et Orange partagent les mêmes valeurs et ont d’ores et déjà formé une alliance stratégique européenne sur l'intelligence artificielle (IA). Depuis près de 2 ans, nos deux groupes ont réuni une équipe de 150 ingénieurs français et allemands sur un projet commun. Ensemble, de Châtillon à Darmstadt, ils ont développé les composants matériels et logiciels d’une intelligence artificielle commune et ont mis en commun leurs ressources et compétences en la matière.

Fruits de ce partage d’expertises, les speakers et assistants vocaux Djingo d’Orange et Hallo Magenta de Deutsche Telekom illustrent cette alliance stratégique. « Je suis persuadé que ce partenariat n’est que le début d’une étroite collaboration entre Deutsche Telekom et Orange afin d’affirmer nos valeurs et de concrétiser les points de vue que nous partageons sur l’Europe numérique », avait alors expliqué Stéphane Richard, Président-Directeur Général d’Orange.

Une Europe numérique, plus que jamais nécessaire

Construire une Europe numérique est désormais la priorité commune de nos deux entreprises. En effet, face aux grandes plateformes américaines et à la politique industrielle chinoise, l'Europe a déjà perdu la première bataille du numérique (celle de la digitalisation des grands marchés de consommation). « Et nous sommes également sur le point de perdre la seconde bataille, celles de la data et de l'IA », avait ajouté Timotheus Höttges, Président-Directeur Général de Deutsche Telekom. « À titre d’exemple, seulement 4 % des données mondiales sont aujourd’hui stockées en Europe ! »

Il est donc nécessaire de faire évoluer l’économie européenne vers un modèle intrinsèquement numérique. Cette avancée économique doit être accompagnée d’engagements politiques : l’Europe doit améliorer ses infrastructures numériques et y investir davantage de moyens. Elles sont devenues au moins aussi importantes que les réseaux routiers et ferroviaires. Sans cet environnement favorable, l’Europe ne prendra jamais la tête de la 5G, de l’IA ou du Cloud. L’Union européenne doit également s'affirmer dans les domaines de la sécurité d’internet, de l'informatique quantique, de la photonique, des nanotechnologies et des Smart Cities. Des technologies-clés pour l’avenir, qui nécessitent des infrastructures adéquates.

L’Europe possède de nombreux atouts pour relever le défi

« Nous possédons une longue tradition d'excellence dans la recherche scientifique. Nous bénéficions des meilleurs ingénieurs et écoles du monde, d’une base industrielle exceptionnelle et d’un écosystème de start-up innovantes en plein boom », avait souligné Stéphane Richard. Certaines d’entre elles ont développé des technologies d'IA très connues telles que DeepMind au Royaume-Uni ou Skype en Suède.

« Nous sommes convaincus que l'Europe est suffisamment intelligente pour exploiter son potentiel », avait rassuré Timotheus Höttges. « Mais nous devons agir maintenant et promouvoir un modèle économique fondé sur les valeurs européennes. » Comme cela a été le cas avec le règlement général sur la protection des données : l’Europe a établi de nouveaux standards en matière de démocratie et de compétitivité en améliorant la protection des données de ses citoyens.

Donner du sens et encourager le progrès : un impératif

En Chine, 91 % des entreprises croient au potentiel de l'IA. Aux États-Unis, elles sont 97 %. En Allemagne, seulement 51 % ! « Nous ne pouvons pas nous permettre d’aborder la transformation numérique avec cet état d’esprit », avait commenté Timotheus Höttges. Encourager l’audace et l’optimisme est donc un prérequis incontournable. Le vrai combat de l’intelligence artificielle, c’est la preuve de son utilité. « Rendre l’IA utile à tous, c’est faire en sorte qu’elle réponde aux besoins les plus essentiels de notre quotidien », avait conclu Stéphane Richard. « C’est notre vision de l’IA européenne, notre état d’esprit. »