Une réflexion citoyenne pour mieux comprendre les impacts du numérique

À l’heure des fake news et dans un contexte de défiance croissante vis-à-vis des gouvernements, des acteurs institutionnels, des médias et plus récemment des réseaux sociaux, les individus attendent des entreprises des prises de position et des actions claires face aux grands changements sociétaux en cours. Et cela tombe bien, Orange développe et met en œuvre une vision positive, humaine et responsable du numérique. Une vision qu’Orange interroge et consolide sans cesse en s’appuyant notamment sur le Digital Society Forum. 

Le Digital Society Forum, un « think do tank »

Initié par Orange en 2013, le Digital Society Forum est une plateforme de partage de savoirs et d’expériences autour des impacts sociétaux du numérique. Proposée en format collaboratif et ouvert, elle réunit des experts académiques (chercheurs et enseignants, économistes, sociologues, anthropologues, etc.), des représentants de la société civile (associations et individus), opérateurs économiques et acteurs publics locaux. L’objectif : donner à chacun des clés pour mieux comprendre les transformations induites par le développement du numérique dans notre quotidien.

De l’emploi à la santé en passant par la vie privée, l‘environnement ou la consommation, de grands thèmes ont déjà été abordés et font l’objet de contenus accessibles sur le site web du Forum. Chaque thématique est lancée par une table ronde dédiée à laquelle participe Stéphane Richard, Président-Directeur Général d’Orange. L’inclusion numérique a donné matière à une 13e table ronde en France en novembre 2018. Les tables rondes sont suivies de rencontres dans les territoires sous la forme d’ateliers.

Des citoyens invités à participer aux réflexions

« Convaincus que la participation aux débats de société impliquant le numérique était à encourager, nous organisons des ateliers citoyens depuis 5 ans », souligne Valérie Tiacoh, Directrice de la Communication RSE Groupe. À ce jour, 86 ateliers se sont déjà tenus en France. Organisés en partenariat avec les collectivités locales, ils réunissent entre 50 et 80 personnes d’horizons et de profils divers : travailleurs, étudiants, enseignants, retraités, représentants du monde associatif, de chambres de commerce, élus, dirigeants de start-up, médias, etc. En présence de deux grands témoins qui partagent leur vision de la thématique sans donner de leçons, les participants expriment leurs interrogations, constatent les changements induits par le numérique et formulent des propositions d’adaptation aux changements identifiés.

« Ces échanges sont très riches et on est toujours surpris de voir autant de créativité sur des temps si courts. Nous sommes tous apprenants et l’enrichissement est mutuel. C’est la force de l’intelligence collective. Nous croyons beaucoup en ces moments de pause pour une meilleure prise de conscience et une meilleure appropriation du numérique dans nos vies », s’enthousiasme Valérie Tiacoh. Chaque débat est relayé en ligne et fait l’objet d’un livret de restitution cosigné par chacun.

Faire émerger des savoirs

Le Digital Society Forum est aussi une ressource documentaire, un média que tous les publics intéressés peuvent consulter afin de découvrir des articles, des synthèses de chercheurs et des propositions issues des rencontres citoyennes. Construire une société de confiance, c’est donner à chacun accès aux savoirs et le pouvoir d’agir en toute autonomie.

Le Digital Society Forum continue de se développer à l’international. En 2018, il a été lancé en Côte d’Ivoire avec une table ronde sur la santé et le Sénégal a organisé ses premiers ateliers citoyens en région. Le premier débat du Digital Society Forum s’est tenu au Maroc en avril 2019.

Réflexions et découvertes en terres d’innovation avec l’Orange Institute

3 questions à… Laurence Lemoine, Head of Orange Institute, Direction de la Communication et de la Marque.

Qu’est-ce que l’Orange Institute ?

Créé en 2009, ce think tank compte 200 membres et s’adresse aux dirigeants d’entreprise curieux de se nourrir de l’actualité de l’innovation à travers le monde. Nous organisons à leur intention de nombreux événements animés par des speakers experts ainsi que des voyages appelés « Learning Expeditions ». Ces rendez-vous biannuels, le plus souvent à l’étranger, permettent à nos membres de nouer des échanges qui donnent fréquemment naissance à des partenariats business. Tous nos programmes intègrent un volet sur l’innovation au service d’un monde meilleur, un enjeu qui se trouve au cœur de la philosophie d’Orange.

Après 21 sessions dans 13 pays du monde, des grandes lignes se dégagent-elles ?

On observe des similitudes à travers le monde. L’intelligence artificielle est omniprésente et la data qui la nourrit apparaît comme un des enjeux majeurs de cette révolution digitale. Cependant, les champs d’application et les usages varient selon les pays et leur gouvernance. Par exemple, en Israël, la technologie est un levier pour les entrepreneurs de la cybersécurité tandis qu’en Chine, elle sert un écosystème plus fermé autour de l’environnement WeChat.

Comment l’Orange Institute contribue-t-il à une société numérique fondée sur la confiance ?

La confiance est au cœur de notre démarche. Nos programmes offrent une vision 360 pour que chacun se forge sa propre opinion, librement. Observer certains excès, notamment en termes d’utilisation de la data, nous permet également de gagner en lucidité et en vigilance pour inventer une société numérique qui sert le progrès. Une affaire à suivre lors de notre prochaine étape : la Russie !