Les usages du digital - vers l’âge de raison ?

La révolution numérique est une formidable opportunité de développement économique et social, qui impacte nos modes de vie et de consommation dans le monde. Afin de mieux comprendre ces mécanismes, Orange a créé « L’Observatoire des usages du digital » en 2018. Dans cette étude, il s’agit de mettre en perspective les usages des utilisateurs.

Un observatoire d’une ampleur inédite

L’Observatoire, confié à Opinion Way, est d’une ampleur inédite, avec plus de 11 800 personnes interrogées dans 9 pays dans le monde !

Dans tous les pays couverts par l’étude, une majorité des utilisateurs du numérique se déclarent  aujourd’hui incapables de vivre sans smartphone : autour de 60% dans les pays occidentaux, et encore plus en zone Afrique ou en Corée du Sud. A l’inverse, les réseaux sociaux apparaissent de plus en plus superflus : 75% des utilisateurs digitaux français et espagnols pourraient s’en passer, 82% des américains.

Cette année, nous avons choisi d’aborder des sujets au cœur des préoccupations liées à cette transformation profonde : la confiance, la dépendance et la déconnexion, l’e-inclusion, la citoyenneté et les impacts environnementaux.

Quelques enseignements majeurs pour cette édition :

  • Le numérique est installé dans la vie quotidienne, sous toutes les latitudes. Ceci va de pair avec un intérêt d’usage élevé (, communication avec les proches et ouverture sur le monde), et un sentiment de maîtrise du sujet et de ses outils (gain de temps et de productivité) de plus en plus répandu
  • Cette forme de maturité se traduit par une prise de conscience accrue des risques : en particulier de dépendance et d’isolement, de manque de fiabilité, et de sécurité des données personnelles. Cependant, le digital apporte tellement de bénéfices à ses utilisateurs qu’ils surpassent ces craintes.
  • L’usage intense du digital provoque un besoin croissant de déconnexion, même ponctuel ; paradoxalement les individus ont du mal à concrétiser cette aspiration.
  • Demain, le digital pourra continuer à se développer, d’une part en offrant des services toujours plus personnalisés (notamment dans le secteur de la santé, de l’éducation et des services financiers) et d’autre part en facilitant son accès et sa compréhension pour tous.
  • Les enjeux de la pollution numérique posent la question de l’obsolescence programmée des supports digitaux. Les utilisateurs se déclarent aujourd’hui plus facilement prêts à renouveler moins souvent leurs terminaux qu’à réduire leurs usages au quotidien. Par ailleurs, le recyclage se révèle d’ailleurs être une pratique bien intégrée dans les pays occidentaux : un utilisateur sur trois déclare le faire.
  • Enfin, l’inclusion numérique est un sujet considéré comme important par la majorité des interviewés : il devrait même être une priorité nationale pour 72% des utilisateurs digitaux français et 87% des espagnols.

Les utilisateurs ont de plus en plus conscience des risques potentiels : hyper connexion, sentiment d’insécurité autour des données personnelles, rupture du lien social… Finalement, ne sommes-nous pas rentrés dans l’ère de la maturité des usages du digital ?