Câbles sous-marins : du green dans le grand bleu

Orange met le cap sur la COP [épisode 5] : Près d’un million de kilomètres de câbles sous-marins parcourent le fond des mers. Ossature du réseau mondial, cette mégastructure tisse le web en conciliant connectivité et respect des écosystèmes marins.

Cap sur la COP : épisode 5

© Orange Marine

Il s’en passe des choses, sous la surface des océans… Au milieu de plus de 200 000 espèces vivantes connues, l’information fuse ! Plus silencieux que le chant des baleines ou les sifflements des dauphins, c’est plus de 95% de l’Internet mondial qui circule au fond des mers, dans une infrastructure à l’échelle planétaire.

La pose et la maintenance des câbles sous-marins sont donc indissociables des thématiques que sont le climat, le recyclage et la biodiversité. Grand plongeon dans l’engagement environnemental des activités d’Orange Marine.

Une mission : relier les continents

Pour permettre au plus grand nombre de bénéficier de connexions haut débit partout dans le monde, Orange s’engage à fournir un réseau de qualité. Le Groupe a ainsi raccordé plusieurs pays d’Afrique grâce au câble ACE (Africa Coast to Europe), mais aussi des îles isolées comme Madagascar et Mayotte avec LION (Lower Indian Ocean Network) et LION2 (en rouge sur la carte ci-dessous).

© courtesy of TeleGeography / International Cable Protection Committee

Cliquez sur cette carte interactive pour découvrir le réseau mondial de câbles sous-marins  

Autant de ponts à travers les océans construits en partie par Orange Marine, filiale qui opère aujourd’hui six navires câbliers, soit à elle seule 15% de la flotte mondiale de ce type de navires.

Grâce à ses navires spécialisés, Orange Marine installe de nouveaux câbles de télécommunication et d’énergie, répare ceux qui sont coupés ou en panne.

Au travers de sa filiale SIMEC, elle conçoit, fabrique et opère aussi des engins sous-marins comme les ROV – Remotely Operated Vehicles, des robots filoguidés, ou des charrues utilisées pour ensouiller les câbles – c’est-à-dire les enfouir dans le sol pour les protéger des agressions (ancres, chaluts, etc).

Orange Marine s’occupe aussi du relevage des câbles en fin de vie en vue de leur réutilisation, de leur destruction ou de leur recyclage.

Si les câbles sous-marins ne constituent pas par eux-mêmes une source de pollution potentielle des fonds marins, leur installation – comme toute activité industrielle - peut avoir un impact environnemental. De par la certification ISO 14001 de ses activités, Orange Marine s’engage à identifier et à maîtriser ces impacts. Elle a mis en place un système de management intégré qui lui permet de surveiller et de réduire les nuisances potentielles de ses activités sur l’environnement marin.

  1. En savoir plus sur la politique environnementale d’Orange Marine

 

Le Pierre de Fermat, un navire câblier éco-conçu

© VARD/ Harald M. Valderhaug

Il porte le nom du mathématicien français qui - 400 ans avant la fibre - a posé le principe de la propagation optique : le Pierre de Fermat est un câblier polyvalent à la pointe de la technologie, qui pose et répare des câbles en fibre optique télécoms, mais également des câbles de transport d’énergie dans le cadre de projets d’énergies marines renouvelables.

Dans la flotte d’Orange Marine depuis fin 2014, le Pierre de Fermat a la particularité d’avoir intégré la dimension environnementale dès sa phase de conception : design hydrodynamique de la coque, traitement des eaux de ballast à bord pour limiter les pollutions et protéger les écosystèmes marins, peinture antisalissure non toxique (sans biocides), équipement électrique permettant au navire d’être raccordé au courant à terre et d’éviter ainsi la consommation de ressources fossiles et les émissions polluantes liées.

Le câblier dispose d’une capacité de stockage des déchets importante pour éviter tout rejet en mer et il utilise des carburants à faible teneur en soufre pour limiter les émissions polluantes de SOx, NOx et CO2.

Poussant le souci du détail jusqu’au bout, le navire est équipé de LEDs et les cabines disposent de systèmes de climatisation et de chauffage indépendants pour réduire au maximum les consommations d’énergie.

Cette conception et ces équipements font du Pierre de Fermat l’un des navires câbliers les plus modernes et performants de la flotte mondiale.

 

L’impact des câbles sur les écosystèmes marins

© Orange Marine

A l’été 2014, l’affaire avait fait grand bruit : des requins attaqueraient l’internet mondial en mordant à pleines dents des câbles sous-marins ! Un beau sujet sensationnel  opposant nature et technologie… monté en épingle par la presse estivale. Ce type d’événement interroge cependant sur la coexistence du vivant avec toute cette technologie installée au fond des mers.

De nombreuses recherches ont déjà été menées sur le sujet et Orange Marine a en outre fait réaliser par le Groupement d’Intérêt Scientifique Posidonie une étude très poussée de l’impact des câbles sur les écosystèmes marins qui conclue elle aussi à un impact quasi nul.

En effet, le câble est conçu spécifiquement pour être installé dans l’environnement marin. Il ne se dégrade pas dans l’eau de mer et ne cause aucune pollution. Au contraire, il permettrait même à certaines espèces de s’installer, voire de survivre, dans des environnements où elles n’auraient pas pu le faire.

C’est le cas de certaines espèces d’anémones ou d’étoiles de mer qui trouvent sur le câble un point d’accroche. Certaines expériences ont même été menées pour créer des récifs artificiels avec des câbles sous-marins, au large du Maryland et du New Jersey par exemple. Ces récifs artificiels ont été colonisés par de nombreuses espèces d’algues, de poissons, d’invertébrés…

Avant toute installation de câble, une étude d’impact environnemental est menée. Les activités de pose et le tracé du câble peuvent alors être adaptés pour éviter au maximum de dégrader l’environnement marin, comme par exemple lors des poses en Méditerranée dans les herbiers de posidonie. Plus largement, les éventuelles interactions du câble avec les activités côtières sont prises en compte afin de permettre aux usagers de la mer comme les pêcheurs d’exercer leur métier sans endommager leur matériel ni le câble.

  1. Les actions d’Orange Marine en faveur de la biodiversité. 

 

Quand les câbles refont surface

© Orange Marine

En grandes profondeurs, dans les eaux territoriales et même sous les plages : 1 000 000 de kilomètres de câbles parcourent le fond des océans, soit 25 fois le tour de la terre ! L’activité de pose et de réparation est une chose, mais que deviennent ces câbles par la suite ?

Lorsqu’ils arrivent en fin de vie, leurs propriétaires peuvent voir un intérêt à les faire relever pour libérer les fonds sous-marins, réutiliser le câble en lui-même ou faire recycler ses composants : polyéthylène, acier, cuivre…

Orange Marine propose un service de mise hors service des systèmes qui inclut le recyclage des différents matériaux par des filières conformes aux réglementations environnementales

 

Accompagner le développement des énergies marines renouvelables

© Fotolia pour Orange Marine

Autre problématique, celles des énergies : nous commençons à peine à explorer les opportunités que les océans pourraient représenter dans ce domaine. En 2011, Orange Marine a commencé à se diversifier en ce sens, et propose désormais un service d’installation et de maintenance des câbles d’énergie.

Deux concrétisations majeures sont à noter :

• à l’été 2012 la filiale a installé le câble d’énergie du site SEM-REV au Croisic, qui devrait recevoir en 2016 un des premiers prototypes d’éolienne flottante ;

• en novembre 2014, Orange Marine a été présélectionné par EDF-EN comme installateur des câbles d’interconnexion de ses fermes éoliennes offshore françaises. Une offre globale de fourniture et d’installation de 80 câbles d’interconnexion a été remise en juin 2015.

Si le secteur des éoliennes offshore est le premier à se développer, à long terme les hydroliennes présentent également de belles perspectives. Avec le Pierre de Fermat, Orange Marine ambitionne de participer à la montée en puissance de ces énergies marines renouvelables en Europe.

 

 

© Stéphane Foulon pour Orange Marine