13 mai 2020

Nos réseaux télécoms, socle vital de l’activité pour tous

Le réseau, ce super héros… Il est devenu le lien indispensable pour relier les citoyens du monde, les familles, les entreprises, les gouvernements, les universités, les écoles et leurs élèves… Dans le contexte de la crise sanitaire mondiale du Covid-19, il nous a permis et nous permet encore de garder le contact, de continuer le travail, d’enseigner, de se soigner, de se divertir… Mais connaissons-nous si bien « le réseau » ?

 

Un réseau de télécommunications, c’est quoi ?

Un réseau de télécommunications est constitué de liaisons de télécommunications et de nœuds (commutateur, routeur ...). L’objectif est simple : permettre que des messages, oraux, écrits, vidéo…, puissent être transmis d'un bout à l'autre de la planète, au travers de multiples liaisons.

Le réseau est pluriel, car il est constitué de plusieurs générations et de plusieurs technologies de réseaux, construites au fil des époques, des usages, des progrès techniques et scientifiques. Elles coexistent et se complètent.

Chaque génération résulte d’une réflexion collective, souvent planétaire, en lien avec l’industrie, les organisations internationales ou locales des télécommunications et des États. Pour étayer ces réflexions, les ingénieurs et les experts du réseau se nourrissent d’études approfondies sur les usages actuels et à venir.

 

 

Les réseaux évoluent

Tous les ans, le volume des données que l'on échange sur les réseaux, augmente de 50 %... Cette connectivité croissante est liée aux usages qui évoluent très vite :

  • La multiplication des écrans entraîne une explosion de services, comme par exemple les services de vidéo à la demande. Le phénomène s’observe aussi dans des domaines comme le e-learning, les expériences immersives du gaming, ou de l’industrie du tourisme…
     
  • S’ajoutent à cela bien sûr, toutes les connexions liées à l’Internet des Objets et à l’intelligence artificielle (particulièrement dans l’industrie)…

Cette évolution des usages s’est produite à chaque époque de l’histoire des télécommunications, comme le montre la vidéo qui retrace nos « 150 ans d’histoire ». Pour nous doter de réseaux solides, ce travail est donc constant.

Usages des réseaux chiffres

 

 

En période de crise sanitaire comme celle que nous vivons, le réseau a revêtu une importance vitale. En quelques jours, nous avons constaté une fulgurante croissance de la consommation, voix et données. Nous avons su répondre à ce défi en permettant aux clients, particuliers et entreprises, d’activer les services utiles et poursuivre leur activité.

Pour permettre de toujours mieux répondre aux besoins croissants de connexion, le réseau doit évoluer. La convergence entre une réponse technologique et ces nouveaux usages  est l’objectif recherché dans l’évolution des générations de réseau fixe ou mobile.

L’évolution des générations de réseaux mobiles accompagne la croissance exponentielle des usages. Si l’accès à internet se développe principalement via le déploiement de réseaux mobiles 4G en Afrique et au Moyen-Orient, les investissements en Europe sont concentrés sur la fibre et le lancement de la 5G. Ces nouveaux réseaux, l’augmentation des capacités de l’existant et le développement des smartphones répondent à l’accroissement des usages liés à la vidéo et aux services en ligne.

Un autre exemple d’évolution, celui de la technologie RTC (Réseau Téléphonique Commuté) déployée dans les années 70 en France ainsi que dans d’autres pays et utilisée aujourd’hui par ceux qui possèdent une ligne fixe classique. Cette technologie RTC, devenue de plus en plus compliquée à entretenir, de moins en moins utilisée mais aussi plus consommatrice en énergie que les nouvelles technologies, se voit progressivement remplacée.

Ce changement ne signe pas l’arrêt de la téléphonie fixe. Cela signifie que les opérateurs fourniront le service téléphonique sur l’ensemble des géographies et territoires concernés, via la technologie IP (pour Internet Protocol). Elle est plus moderne, plus simple, plus performante et est devenue le standard mondial.

Dans les pas de cette évolution, le réseau fixe se modernise avec la généralisation de la fibre. Nous sommes le premier opérateur en Europe à avoir fait le choix stratégique de la fibre optique jusqu’à l’abonné afin d’apporter le très haut débit dans les pays où nous sommes présents. Ainsi fin 2019, 39,5 millions de foyers étaient raccordables au très haut débit Orange dans le monde, dont 16,3 millions en France, 14,9 millions en Espagne, 4,2 millions en Pologne et plus de 500 000 en Slovaquie.

 

 

Au cœur des évolutions des réseaux : un collectif mondial

Au cœur des évolutions des réseaux : un collectif mondial

Les infrastructures réseaux qui sillonnent le monde sont le fruit de l’intelligence et de la coopération humaine. De très nombreuses organisations, où les opérateurs sont actifs, sont à l’œuvre dans la construction et l’évolution des réseaux. La coopération est donc centrale entre tous ces acteurs afin qu’ils convergent vers des décisions communes.

Le 3GPP, organisme de standardisation, définit les systèmes complets de radiocommunications, de la 2G à la 5G, qui inclut les technologies radio, les terminaux, le cœur de réseau et les services.

 

 

La GSMA : cette association réunit près de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobiles. Stéphane Richard est président du Board. Ensemble, ces acteurs ont un grand impact dans l’économie : ils totalisent 5,2 milliard de clients mobiles et 30 millions d’emplois.
Les thèmes de travail privilégiés sont :

 

  • futurs réseaux et 5G : technologies et transformation des usages et du business des opérateurs (virtualisation, e-SIM, IoT, Intelligence Artificielle...).
     
  • identité digitale : développement de services innovants, respectueux de la vie privée (Mobile Connect, services d’identité nationale, …).
     
  • nouveaux usages : interopérabilité des services dans le monde entier. 
     
  • contributions aux normes : participation à la définition et la publication de normes de téléphonie mobile : réseaux LTE ou eSIM (carte SIM embarquée).
     
  • information auprès des Autorités Publiques et acteurs politiques : accès aux fréquences, régulation équitable, enjeux de l’inclusion numérique.
     
  • cleantech programme.

 

L’UIT, Fondée en 1865, l'UIT, l’institution des Nations Unies pour les technologies de l'information et de la communication (TIC), attribue dans le monde entier des fréquences radioélectriques et des orbites de satellite, élabore les normes techniques qui assurent l'interconnexion harmonieuse des réseaux et des technologies et s'efforce d'améliorer l'accès aux TIC pour les communautés mal desservies partout dans le monde. Chaque fois que vous téléphonez avec votre portable, accédez à l'Internet ou envoyez un courrier électronique, vous bénéficiez des travaux de l'UIT.

L’Union Européenne a défini une stratégie numérique avec pour objectif de faire en sorte que cette transformation soit profitable aux citoyens et aux entreprises, tout en aidant l’UE à atteindre son objectif de neutralité sur le plan climatique d’ici 2050. Elle agit donc tant sur les problématiques en lien avec le réseau mobile avec une politique de soutien à la 5G que sur les aspects du réseau fixe.

L’ARCEP opère en France en tant qu’autorité administrative indépendante  chargée de réguler les communications électroniques. Elle s’assure du bon développement des réseaux fixes (cuivre, fibre optique…) et les réseaux mobiles (2G, 3G, 4G et 5G).

De nombreux pays disposent d’une autorité de régulation des télécommunications.

Et de nombreux autres acteurs, dont les gouvernements, participent à ces échanges.

Nous sommes représentés dans bon nombre de ces instances pour faire valoir notre stratégie et nos priorités. A titre d’exemple, Lionel Morand, Architecte Réseaux chez Orange est délégué du Groupe auprès du 3GPP depuis plus de 15 ans.

 

3GPP, dans les coulisses de la création des réseaux du futur

 

 

Les câbles sous-marins : un actif essentiel pour nous et pour nos clients

Les câbles sous-marins sont un élément essentiel des autoroutes de l’information. Nous continuons de développer notre réseau de câbles sous-marins pour nous adapter aux besoins de nos clients et ainsi répondre à la forte croissance du trafic international des télécommunications. Les câbles sous-marins représentent aussi un actif essentiel pour notre Groupe dans son objectif de démocratiser l’accès à l’internet, notamment en Afrique.

Des investissements énormes

En raison du coût élevé des investissements nécessaires à la construction de ces câbles, aux enjeux économiques liés à leur installation et leur maintenance, nous collaborons avec les différents acteurs du domaine : opérateurs, sociétés privées, GAFAM.

Inauguration du cable Lion

 

Nos investissements sont effectués dans des cadres divers : consortiums, achat de droits d’usage, location de capacités de transmission etc.

  • Nous sommes partenaire d’une cinquantaine de consortiums. Ils couvrent des routes variées : Atlantique Nord, Caraïbes, Europe-Asie, Europe-Afrique. En 2019, le projet PEACE s’est concrétisé par la signature d’un accord pour le déploiement et la mise en service en 2021 d’un nouveau câble qui reliera la France à l’Afrique de l’est et au Pakistan.
     
  • Nous sommes l’investisseur majoritaire dans plus de 40 câbles sous-marins à ce jour et continuons d’investir dans divers projets pour proposer une connectivité de haute qualité et enrichie à travers le monde.

Orange Marine est un acteur majeur dans le domaine des câbles sous - marins, depuis la phase d’étude et d’ingénierie, jusqu’à l’installation de liaisons intercontinentales et la maintenance de câbles existants. Au total, Orange Marine a installé plus de 260 000 kilomètres de câbles sous - marins (dont plus de 30 000 kilomètres enterrés) dans tous les océans et effectué des reconnaissances de tracés sur plus de 80 000 kilomètres de fonds sous - marins. Ses navires ont réalisé plus de 800 réparations sur des câbles en défaut, dont certaines par plus de 5 000 mètres de profondeur. La flotte câblière d’Orange Marine compte 7 navires (6 câbliers et un navire d’études sous - marines). Elle représente 15 % de la flotte mondiale et est l’une des plus expérimentées au monde.

 

Une brève histoire des liaisons sous-marines

 


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