À retenir 
  • Le net zéro carbone chez Orange n’est pas un objectif lointain : il transforme déjà concrètement les réseaux, les infrastructures, les équipements et les modes de fonctionnement du Groupe.
     
  • Réseaux plus sobres, data centers moins énergivores, pilotage plus fin de la consommation énergétique : la transformation est déjà visible dans les opérations du quotidien, et les chiffres le prouvent. 
     
  • Nouveaux partenariats avec les fournisseurs, réemploi, reconditionnement, écoconception et énergies renouvelables changent progressivement d’échelle dans plusieurs activités du Groupe.
     
  • Objectif final : atteindre le net zéro carbone en 2040, soit dix ans avant l’échéance fixée par les Accords de Paris, avec une trajectoire validée par la Science Based Targets initiative (SBTi).

Le net zéro carbone change déjà la donne

Être « net zéro carbone », c’est réduire au maximum ses émissions de gaz à effet de serre, au moins 90% selon le standard SBTi, puis traiter les émissions résiduelles qui restent impossibles à éliminer totalement, pour atteindre un niveau d’émissions proche de zéro.

Chez Orange, cet objectif est fixé à 2040, soit dix ans avant l’échéance des Accords de Paris.

Mais le net zéro carbone ne se résume pas à une ambition affichée pour 2040, c’est une trajectoire jusqu’en 2040. Et elle transforme déjà très concrètement la façon dont on fait fonctionner les réseaux, les bâtiments, les data centers, les équipements ou encore les flottes de véhicules du Groupe.

Pour y parvenir, on agit à plusieurs niveaux à la fois. On réduit d’abord les émissions directement liées aux activités du Groupe, par exemple le carburant consommé par les véhicules d’entreprise ou le gaz dans les bâtiments : c’est le scope 1. On agit aussi sur l’électricité consommée pour faire fonctionner les réseaux, les bâtiments et les infrastructures techniques : c’est le scope 2.

Le plus gros défi se situe toutefois dans ce que l’on appelle le scope 3, et qui compte aujourd’hui pour plus de 80 % des émissions d’Orange : fabrication des équipements, achats, fournisseurs, utilisation des produits par nos clients BtoB ou BtoC, ou encore gestion de la fin de vie de ces produits…

Les résultats sont bien visibles. En 2025, Orange a réduit de 49 % ses émissions des scopes 1 et 2 par rapport à 2015, dépassant ainsi ses objectifs initiaux. Le scope 3 a lui aussi reculé, de 16 % par rapport à 2018.

Une trajectoire validée par la Science Based Targets initiative (SBTi), avec une prochaine étape déjà en ligne de mire : réduire de 45 % les émissions sur l’ensemble des scopes d’ici 2030 par rapport à 2020, avant d’atteindre le net zéro carbone en 2040.

Retrouvez plus en détail les actions et chiffres clés de notre trajectoire « net zéro carbone » sur la page Moins de CO2.

 

Cette baisse s’appuie notamment sur l’approvisionnement en énergie renouvelable, la modernisation des réseaux, des infrastructures et des équipements du Groupe.

Bloc Exergue Item
-49 %

des émissions des Scope 1 et 2 d’Orange en 2025 par rapport à 2015

 

Réseaux et data centers : faire plus avec moins d’énergie

Une grande partie de la réduction de nos émissions se joue directement dans les infrastructures techniques qui font fonctionner les réseaux.

Depuis plusieurs années, on modernise nos équipements pour déployer des technologies moins énergivores tout en arrêtant les plus anciennes. Fibre, équipements nouvelle génération mais aussi optimisation plus fine de la consommation énergétique : l’objectif est simple, transporter plus de données tout en consommant moins.

L’idée est notamment d’utiliser la bonne quantité d’énergie au bon moment, sans dégrader la qualité de service. Certains équipements peuvent par exemple réduire automatiquement leur consommation lorsque le trafic réseau diminue, comme la nuit ou pendant les périodes de faible activité. Sur certaines antennes mobiles, des algorithmes d’IA permettent même d’adapter l’alimentation en temps réel selon les usages, avec une consommation divisée par trois dans certains cas.

L’IA frugale, c’est choisir la bonne IA pour le bon usage. L’objectif n’est pas d’utiliser l’IA partout, mais de l’utiliser là où elle permet d’être plus efficace et plus sobre.

Nathalie Charbonniaud
Responsable du programme de recherche « IA digne de confiance et durable » chez Orange

Découvrez notre micro tenu

Cette logique s’applique aussi à nos data centers. Les deux derniers data centers mis en service par Orange en France en 2024 consomment ainsi 30 % d’énergie en moins que les générations précédentes. Ils utilisent notamment le « free cooling » : au lieu de faire fonctionner une climatisation classique en permanence, on utilise l’air extérieur pour refroidir les équipements quand les conditions le permettent. Résultat : jusqu’à 80 % de besoins en climatisation artificielle en moins.

Derrière ces évolutions, notre programme Green ITN (pour Green IT & Networks) joue un rôle central. Depuis son lancement en 2015, il vise à rendre le réseau et les systèmes d’information plus sobres en énergie. Il a déjà permis d’économiser plus de 6,6 TWh d’électricité et plus de 550 millions de litres de fioul. Rien qu’en 2025, les économies atteignent 1 452 GWh.

Le solaire gagne du terrain

La réduction des émissions passe aussi par la transformation de l’énergie utilisée pour faire fonctionner les réseaux et les infrastructures. En 2025, plus de la moitié de l’électricité consommée par le Groupe est d’origine renouvelable. Dans certaines régions du monde, cette transformation est particulièrement visible : en Afrique et au Moyen-Orient, plus de 15 000 sites mobiles sont désormais équipés de panneaux solaires.

Une grande partie du défi se joue aussi hors les murs

Réduire les émissions directes ne suffit pas. Aujourd’hui, la majorité de l’empreinte carbone d’Orange se situe en dehors des activités directement opérées par le Groupe.

En 2025, 82,5 % des émissions proviennent ainsi des matériels, équipements et prestations de services achetés à nos fournisseurs, des produits utilisés par les clients ou encore de la fin de vie des équipements.

Pour agir à ce niveau, on a lancé en 2024 le programme Partners to net zero carbon. L’objectif : accompagner les fournisseurs les plus émetteurs dans la réduction de leurs propres émissions.

Quarante fournisseurs prioritaires ont été identifiés, représentant environ 60 % des émissions liées aux achats du Groupe. Des feuilles de route communes se mettent progressivement en place, avec des objectifs mesurés et des actions pour réduire les émissions ; des plans de progrès ont déjà été signés avec dix fournisseurs majeurs.

Cette transformation concerne aussi les équipements utilisés au quotidien. Orange renforce l’écoconception pour réduire l’impact environnemental des produits tout au long de leur cycle de vie, de leur fabrication jusqu’à leur fin d’usage.

Des Livebox pensées pour consommer moins

Lancée en 2025 en France, la nouvelle génération de Livebox 7 et la Livebox S intègrent plusieurs évolutions d’écoconception : plastique recyclé, réparabilité, écran basse consommation, ventilation naturelle sans ventilateur électrique ou encore emballages optimisés.

La Livebox 7 embarque aussi un système de Wi-Fi Intelligent de dernière génération capable de désactiver automatiquement la bande 5 GHz lorsque celle-ci n’est pas nécessaire, ce qui permet de réduire jusqu’à 30 % de sa consommation électrique.

De son côté, la Livebox S réutilise des blocs d’alimentation reconditionnés issus des anciennes Livebox 5, une façon très concrète de prolonger la durée de vie des équipements.

Économie circulaire, programme RE : on change d’échelle

La réduction de l’impact carbone passe aussi par une autre façon d’utiliser, réparer et alimenter les équipements.

Depuis 2020, Orange développe notamment le programme RE autour de l’économie circulaire. L’objectif : donner une seconde vie aux équipements le plus souvent possible. Cela passe par la collecte des mobiles usagés, leur réparation, leur reconditionnement, leur recyclage et le développement d’une offre de mobiles reconditionnés.

Depuis 2010, plus de 24,5 millions de mobiles ont ainsi été collectés par le Groupe.

La même logique s’applique aussi aux équipements fixes. Entre 2020 et 2025, près de 19 millions de box et de décodeurs ont été collectés ou reconditionnés. Dans les réseaux aussi, certains équipements démontés sur un site peuvent être remis en état puis réutilisés ailleurs plutôt que remplacés.

Réduire d’abord, traiter le résiduel ensuite

Même avec des réductions massives d’émissions, certaines activités resteront difficiles à décarboner totalement. À l’horizon 2040, 10 % de nos émissions resteront incompressibles. Pour traiter cette part résiduelle, on développe en complément des projets de séquestration carbone via notre fonds Orange Nature. Ces projets reposent exclusivement sur des puits carbone naturels comme les forêts ou les sols. L’objectif reste toutefois le même : réduire au maximum les émissions liées aux activités du Groupe, pour compenser celles qui ne pourront pas être éliminées.

Le net zéro carbone chez Orange, ce n’est pas juste un objectif lointain. C’est une trajectoire qui transforme déjà la façon dont on fait fonctionner le numérique au quotidien.

Ça change quoi ?

Le net zéro carbone chez Orange, ce n’est pas juste un objectif lointain. C’est une trajectoire qui transforme déjà la façon dont on fait fonctionner le numérique au quotidien.

Quelques chiffres qui illustrent l’ampleur de la transformation engagée

  • Des millions d’arbres plantés : 540 hectares reboisés au Cameroun, soit 1,5 million d’arbres plantés, ainsi que 3 000 hectares restaurés à Madagascar, avec plus d’1 million d’arbres plantés.
  • 1 452 GWh d’électricité économisés en 2025 grâce au programme Green ITN.
  • 15 000 sites mobiles équipés de panneaux solaires en Afrique et au Moyen-Orient, soit 30 % du parc.
  • 24,5 millions de mobiles récupérés par Orange depuis 2010 pour être reconditionnés ou recyclés.
  • 19 millions de box et décodeurs collectés ou reconditionnés entre 2020 et 2025.
  • 84 % du fonds Orange Nature déjà engagé dans des projets de séquestration carbone.

Les scopes permettent de classer les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise selon leur origine.
Scope 1 : émissions directes produites par les activités d’Orange.
Exemples : carburant consommé par les véhicules d’entreprise, gaz ou chauffage des bâtiments, fuites de fluides frigorigènes dans les climatisations, etc.

 

Scope 2 : émissions indirectes liées à l’énergie achetée, notamment l’électricité. Exemples : électricité consommée pour faire fonctionner les réseaux mobiles et fixes, les bâtiments, les data centers et les infrastructures techniques.

 

Scope 3 : toutes les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur d’Orange.
Exemples : fabrication et transport des équipements (box, antennes, serveurs), achats de services, activités des fournisseurs, transport réalisé par des prestataires, utilisation des produits par les clients (consommation d’énergie de leurs appareils), et gestion de la fin de vie des matériels (recyclage, mise en décharge, incinération).
 

Parce qu’une grande partie de l’impact environnemental d’un opérateur télécom se situe dans la fabrication des équipements, des terminaux, des infrastructures réseau ou des composants électroniques. C’est pour cela qu’Orange travaille désormais directement avec ses fournisseurs pour construire des plans de réduction des émissions, appelés « plans de progrès ». À ce jour, dix plans de progrès ont déjà été signés avec nos principaux fournisseurs. 
Cette répartition varie aussi selon les régions du monde. La situation est par exemple différente en Afrique et au Moyen-Orient, où l’énergie est souvent plus carbonée. Les scopes 1 et 2 y représentent 50 % des émissions.

L’IA permet notamment d’ajuster plus finement la consommation énergétique des équipements selon le trafic réel. Certaines antennes peuvent par exemple réduire automatiquement leur consommation pendant les périodes de faible activité tout en maintenant la qualité du réseau.

Les nouvelles générations de réseaux sont conçues pour transporter beaucoup plus de données avec moins d’énergie. Une technologie récente est généralement plus efficace qu’une ancienne à usage équivalent.


Par exemple, la fibre consomme moins d’énergie que les anciennes infrastructures en cuivre pour transporter davantage de trafic Internet. Même logique côté mobile : remplacer progressivement des technologies anciennes comme la 3G par des réseaux plus récents permet d’améliorer l’efficacité énergétique tout en répondant à l’augmentation des usages numériques.


En parallèle, les équipements réseau récents permettent aussi un pilotage beaucoup plus fin de la consommation énergétique, par exemple en réduisant automatiquement leur activité lorsque le trafic baisse.