Quelles transformations de l’emploi à l’heure de la révolution numérique ?

Dossier de presse
Février 2016

 

Le Digital Society Forum pour mieux comprendre les impacts du numérique sur la vie quotidienne

Plateforme collaborative ouverte, le Digital Society Forum a été initié par Orange, Psychologies Magazine et la Fondation internet nouvelle génération (FING) afin de donner au plus grand nombre des clés de compréhension pour mieux appréhender notre « vivre numérique ».
Le Digital Society Forum rassemble chercheurs, acteurs économiques et représentants de la société civile autour de grands thèmes de la vie quotidienne.
Cette vision croisée est ensuite partagée lors de tables rondes qui documentent un site web dédié.
Des rencontres, sous forme d’ateliers participatifs publics en région et à l’étranger, permettent de proposer sur la base des expériences de chacun, des pistes d’action pour s’adapter aux changements en cours.

 

Une approche ouverte

Orange, en tant qu’opérateur leader de son marché et entreprise responsable, est à l’initiative du Digital Society Forum.
Ce projet lancé en 2013 est porté par Christine Albanel, directrice exécutive en charge de la RSE, de la diversité, des partenariats et de la solidarité.

Le Digital Society Forum, dont la mission est d’éclairer les changements sociétaux induits par le numérique, est une preuve concrète de l’engagement d’Orange.

Sur tout le territoire, nous animons et donnons la parole à une communauté d’intérêt. Cela témoigne ainsi de notre capacité d’écoute et de notre volonté d’empathie avec les personnes de tous horizons qui expriment leurs inquiétudes face à l’impact des nouvelles technologies sur leur vie.

 

Des partenaires très investis sur le sujet des transformations des relations et des comportements par le numérique sont associés et nous accompagnent dans cette démarche que nous avons voulu ouverte :

  • La Fondation Internet nouvelle génération (FING)
    Il s’agit d’un think tank de référence sur les transformations numériques. La FING, créée en 2000, compte plus de 300 membres : grandes entreprises, start-ups, laboratoires de recherche, universités, collectivités territoriales, administrations, associations, personnes physiques, etc...www.fing.org | www.internetactu.net
  • Psychologies Magazine
    Avec une revue mensuelle comptant 2,6 millions de lecteurs par an et 1,7 million de visiteurs uniques par mois sur psychologies.com. Psychologies aborde régulièrement des thématiques liées à l’impact du numérique dans notre société et dans la vie quotidienne.

    Le DSF s’enrichit de nouveaux partenaires comme Chaire des Bernardins, Chaire de complexité de L’ESSEC et du CAVOX.
    Lancement de l’observatoire du Digital Society Forum en partenariat avec BVA sur le thème « Quelle place pour le numérique dans la vie des Français ? ».

Une démarche collaborative

Le Digital Society Forum repose sur une approche collaborative et continue, autour de sujets de la vie quotidienne (amis, famille, apprentissage, travail, santé, etc…). Des sociologues, chercheurs et personnalités du monde universitaire, spécialistes du numérique, communautés d’intérêt et grand public se penchent sur les mutations en cours afin de proposer des repères pour mieux les comprendre et s’y adapter. Trois thèmes par an sont retenus et font l’objet de cet éclairage collectif.

Chaque thème est traité lors d’une table ronde puis partagé en ateliers en région sur un format participatif ouvert qui permet l’échange avec les communautés d’intérêt. La réflexion collective se traduit par la construction des propositions issues de cette approche collaborative.

Les échanges, retours d’expérience et enseignements sont capitalisés et partagés :

Le Digital Society Forum a été créé en 2013. Huit tables rondes thématiques ont été organisées soit 36 ateliers et ont regroupé plus de 1500 participants.
Près de 300 propositions d’adaptation au changement ont été formulées.
La communauté regroupe désormais plus de 4 000 personnes.
Huit régions en France ont été impliquées aux côtés de leurs partenaires (parmi les 13 nouvelles régions de la réorganisation de 2016). Le Digital Society Forum a tenu des ateliers à l’international au Mali, en Egypte, en Tunisie, au Maroc et prochainement une table ronde se tiendra au Sénégal sur le thème « la vie privée et les données personnelles ».

Trois thèmes par an

Les thèmes abordés sont définis par Armelle Pasco, Directrice des Partenariats culturels et institutionnels et Thierry Taboy, directeur adjoint de la RSE du groupe Orange avec Dominique Cardon, sociologue, et les chercheurs du département SENSE des Orange Labs et nos partenaires.

Les thèmes 2013


Les thèmes 2014


Les thèmes 2015


Les thèmes 2016


Orange, acteur du débat : numérique & emploi

Orange, au cœur des mutations

Le Président-directeur général d’Orange, Stéphane Richard a souhaité lancer le débat « Quelles transformations de l’emploi à l’heure de la révolution numérique ? » dans le cadre du Digital Society Forum.

Orange est conscient de l’importance de l’enjeu social et économique que représente le numérique. A ce titre le groupe se devait d’engager ce débat en tant qu’opérateur responsable et engagé. Acteur de référence de la révolution numérique, Orange permet à tous de participer aux réflexions.

Nous accompagnons nos salariés au sein de l’entreprise dans l’évolution de leurs métiers et de leurs compétences.

Un monde toujours plus connecté et des usages en évolution au sein du Groupe

Pour Stéphane Richard, il convient d’être résolument optimiste et positif sur ce que la révolution numérique ou digitale peut apporter au monde du travail et à l’emploi en général.

Il y a aujourd’hui 7 milliards de téléphones mobiles dans le monde, dont 800 millions en Afrique par exemple. On compte 3 milliards d’internautes et on estime qu’il y en aura 1,5 milliard de plus d’ici 2020.
Ce développement exponentiel des équipements et du nombre des utilisateurs a nécessairement un impact sur l’organisation du travail et l’essor des entreprises vers de nouvelles activités et services potentiellement générateurs d’emplois.

La révolution numérique, ce sont aussi de nouvelles formes de travail, dont le télétravail qui concerne aujourd’hui 7 000 salariés du Groupe.

Par ce débat, Orange veut donner les clés de compréhension d’un phénomène en marche et surtout pouvoir trouver des actions et des solutions à mettre en place.

Avec le Digital Society Forum, la réflexion est déjà engagée

Recueil d’articles

sources site web digital-society-forum.orange.com

Les différentes étapes d’innovation qui se succèdent depuis la fin des années 1970 dans le domaine de l’informatique, des réseaux et de la robotisation ont fortement impacté le système productif.

Les innovations concernent aujourd’hui un éventail très large de tâches, dans la production industrielle mais aussi dans les services, dans l’exécution comme dans la conception des produits et services, dans l’organisation du travail et le management.

Le numérique, arme de destruction massive ? Pas si sûr !

Dans une société où le statut social, les revenus et les droits sociaux sont fortement liés à l’emploi, faut-il s’inquiéter de la révolution industrielle en cours ?

L’impact du numérique sur l’emploi est complexe et multiforme. Les enjeux du débat sont bien de s’interroger sur les effets du numérique sur les grands équilibres du marché du travail : dans quelle mesure la diffusion du numérique créé plus d’emplois qu’elle n’en détruit ? Quelle est la qualité des emplois créés, comment prévenir les effets négatifs de certaines des évolutions ?

Ce sont ces trois dimensions de l’emploi en régime numérique - destruction, transformation, régulation - que nous nous proposons d’examiner.

Le premier enjeu porte sur l’effet de la révolution numérique en cours sur la quantité d’emplois disponibles dans l’économie et donc sur le chômage. Les programmes et les machines d’aujourd’hui, comme celles des révolutions industrielles précédentes, sont susceptibles de remplacer un certain nombre d’emplois.

Dans le même temps, l’évolution technologique alimente la croissance en créant de nouveaux produits, en suscitant de nouveaux investissements, en améliorant la productivité des salariés.

La question du solde de cet impact reste aujourd’hui très controversée.
Certains spécialistes de la question, confiants dans les lois du marché et l’observation des révolutions industrielles précédentes, mettent l’accent sur la capacité des économies à réinvestir les gains de productivité dans de nouveaux territoires de croissance, créateurs d’emplois.
A contrario, d’autres, observant les difficultés de la conjoncture mondiale, pointent soit la possibilité d’une révolution numérique sans croissance, soit le scénario d’une croissance sans emplois.

Les divergences portent également sur l’évaluation de la capacité des machines, robots et algorithmes à prendre en charge une part très large des tâches effectuées aujourd’hui par des humains.

Création ou destruction ?

Le Pew Research Center, un centre de recherches basé à Washington, a réalisé un sondage auprès d’un panel de 1 896 experts.

Interrogés sur l’avenir de l’emploi d’ici 2025, 52% d’entre eux estiment que le ratio création/destruction va s’équilibrer grâce à l’apparition de nouveaux emplois mais 48% redoutent une destruction plus importante.

Le chiffre

47%

Dans une vingtaine d’années, 47% des métiers seraient menacés d’automatisation aux Etats-Unis et 42% en France, selon deux études menées dans ces deux pays.

 

Tous menacés par les robots ?

Un consensus se dessine en revanche sur le fait que la révolution industrielle en cours déplace les emplois disponibles, en termes de secteurs et de qualifications. De nombreux travaux empiriques s’efforcent de saisir dans le détail quelles sont les tâches susceptibles d’être effectuées prochainement par des machines, de distinguer les emplois les plus menacés d’obsolescence de ceux qui sont au contraire complémentaires des machines.

Se dessinent ainsi différents scénarii de déformation du marché du travail au profit des plus diplômés (ou d’une partie d’entre eux), tandis que les emplois faiblement et surtout moyennement qualifiés apparaissent fortement menacés.

Les travaux de deux chercheurs de l’Université d’Oxford, Carl Benedikt et Michael Osborne, viennent cependant nuancer cette vision. Ils estiment que contrairement à un télévendeur, une femme de ménage réalise par exemple toute une série de tâches d’entretien diverses. Il faudrait soit un robot très complexe, soit toute une série de robots pour effectuer le même travail. Plus étonnant, ces deux économistes ajoutent que les raisonnements de haut niveau sont même plus simples à reproduire que des aptitudes sensorimotrices humaines (comme la dextérité) : « Une partie d’échecs est plus facile à coder que l’action de casser un œuf sur le bord d’un bol. » disent-ils. Coiffeurs, cuisiniers, jardiniers ont encore de beaux jours devant eux !

Le chiffre

34 000

Fin 2011, la France comptait 34 000 robots, un chiffre très inférieur à celui de l’Italie (61 000) ou de l’Allemagne (163 000) selon la Fédération internationale de la robotique.

Les emplois médians les plus fragiles

 

David Autor, économiste au Massachusetts Institute of Technology (MIT), démontre que les emplois peu qualifiés (les services à la personne et les métiers de bouche) ont enregistré une croissance à deux chiffres entre 1999 et 2007 aux Etats-Unis.
Dans le même temps, les emplois qui forment le milieu de la hiérarchie sociale (les emplois administratifs et les ouvriers qualifiés) ont fortement chuté.
Ces derniers ne représentent plus que 45% des postes en 2012 contre 60% en 1970. Sa conclusion est assez radicale : avec le progrès technologique, ce n’est pas tant la demande d’emplois moins qualifiés qui baisse que celle des emplois intermédiaires amenés à être automatisés.

Les transports et la logistique seraient les premiers touchés

 

Carl Benedikt et Michael Osborne, expliquent que « l’évolution devrait se faire en deux temps ». Premiers touchés par l’automatisation, les secteurs des transports et de la logistique, les emplois de bureau et d’administration et les fonctions de production. Puis ce seront les emplois dans les services, dans la vente et la construction, du fait du développement de robots et logiciels capables de créativité et d’intelligence sociale. amenés à être automatisés.

De nouveaux visages pour l’emploi

Plateformes numériques et travailleurs indépendants : un mariage de raison ?

Tout en ravivant le débat ancien sur l’effet de la technique sur l’emploi et le chômage, la révolution numérique conduit à s’interroger sur l’évolution de la qualité de l’emploi. Les machines, outre qu’elles remplacent le travail humain, sont en effet également susceptibles de l’organiser différemment.

Au cours des dernières années, de très nombreux outils ont été créés pour organiser des relations entre des entreprises et des travailleurs non-salariés, aux statuts et appellations encore instables (freelances, slashers, indépendants, etc.).

Les technologies numériques viennent ici alimenter un mouvement plus ancien d’externalisation du travail salarié vers le travail indépendant via la création de plateformes permettant la rencontre d’un très grand nombre d’offreurs et demandeurs de travail.

Elles facilitent la mise en concurrence des travailleurs et leur contrôle et concernent un nombre croissant d’emplois et de tâches : activités de création et d’écriture, artisanat, transport, informatique…
De ce point de vue, certains sites de consommation collaborative peuvent être vus comme un mouvement d’extension supplémentaire de la mise en concurrence des travailleurs, en mêlant les particuliers aux professionnels, dans le domaine de l’hôtellerie ou du transport.

De même, les plateformes de crowdsourcing étendent aux micro-tâches le mouvement général de travail à la demande.

Cette évolution multiforme du travail hors des cadres de l’emploi salarié est encore mal décrite et évaluée.
Une question importante concerne le degré de choix et d’autonomie des travailleurs indépendants participant aux plateformes numériques. Lorsqu’il n’est pas subi mais choisi, le travail indépendant rencontre en effet une aspiration sociale à l’autonomie, à l’indépendance, au plaisir du contrôle de son travail et de son emploi du temps, fortement mis en avant par les professionnels indépendants dans les différentes enquêtes.

La question se pose donc de savoir dans quelle mesure les plateformes numériques permettent réellement aux travailleurs indépendants d’accéder à cette autonomie (revenu suffisant, contrôle des horaires de travail, etc.). Un certain nombre d’études suggèrent que ce n’est pas systématiquement le cas, du fait du fonctionnement des algorithmes de prix, d’association et d’organisation des tâches.

L’autonomie passe en outre par la mise au point de statuts adaptés. Dans le cas de la France, plusieurs études et travaux de recherche permettent d’avoir un aperçu des usages du statut d’auto-entrepreneur et en pointent les insuffisances comme support d’une activité durable.

Les chiffres

30 %

Aux États-Unis, entre 1999 et 2014, le pourcentage de freelances est passé de 13% des actifs à plus de 30%. Entre 2004 et 2013, le nombre de travailleurs indépendants a progressé de 45% en Europe et de plus de 85% en France (enquête de l’EFIP), même si dans l’Hexagone le salariat sous la forme de CDI demeure dominant puisqu’il concerne 86,8% des actifs (enquête INSEE 2015).

2,7
millions

En 2014, la France comptait 2,7 millions d’actifs non-salariés contre plus de 26 millions de salariés.

Du côté des start-ups

Concernant les start-ups, les chiffres avancés par le cabinet de conseil Ernst & Young et France Digitale sont, selon eux, encourageants. En 2013, les effectifs des 116 start-ups interrogées ont augmenté de 22% par rapport à 2012, avec un total de 7 566 emplois créés (dont 91% de CDI).
Les grands groupes de l’industrie et des services mettent désormais un pied dans l’innovation collective et développent des incubateurs et des accélérateurs de start-ups.

Comparés à des entreprises installées, les jeunes arrivants restent toutefois des employeurs plus modestes. CBS Corporation, l’un des plus important réseau de télévision, compte par exemple 21 000 employés alors que Netflix, service de streaming américain ne repose que sur 2 200 postes pour un chiffre d’affaires qui a dépassé en 2014 celui de CBS !

De même, reposant sur des modèles nouveaux, les acteurs de l’économie collaborative affichent un ratio utilisateurs/salariés très élevé, par comparaison avec l’économie classique. Ainsi, Blablacar leader mondial du covoiturage, dispose de 20 millions d’utilisateurs dans le monde pour… 300 employés !

Nouvelles règles, autres usages

Mieux contrôler pour une révolution plus juste

Les recherches dessinent des scénarii plus ou moins optimistes pour le futur de l’emploi.
Ils constituent autant d’appels aux pouvoirs publics à s’efforcer d’anticiper les évolutions et à en prévenir les conséquences les plus néfastes.

A court terme, un premier débat porte sur la réglementation des activités organisées par les plateformes numériques telles qu’AirBnB ou Uber. Dans différents pays, les régulateurs s’efforcent de trouver un équilibre entre un laisser-faire qui permet au nouveau secteur de se développer et de créer des emplois et un encadrement qui protège les secteurs établis d’une concurrence déloyale.

A moyen terme, plusieurs acteurs et chercheurs s’interrogent sur le futur des relations professionnelles dans un monde où les plateformes numériques jouent un rôle croissant dans la distribution de l’emploi. L’équilibre des rapports de forces construits à l’ère industrielle disparaît, du fait de l’éparpillement des travailleurs et de leur mise en concurrence systématique.

D’autres modèles de protection et de défense

Plusieurs pistes sont esquissées quant aux moyens d’une défense de ces travailleurs : nouvelles formes de syndicalisme, contrôle des algorithmes de distribution du travail, transparence des prix, etc.

Toujours à moyen terme, certains esquissent un modèle de protection sociale universel, attaché à la personne tout au long de sa vie, quels que soient la forme de son activité professionnelle et/ou ses périodes d’inactivité et non plus au statut ou à l’appartenance professionnelle.

Une telle approche doit permettre d’encourager l’évolution professionnelle et la prise de risque des travailleurs tout en leur assurant une protection sociale. En France, le compte personnel d’activité, à l’étude actuellement, préfigure cette rupture.

Mieux préparer les futures générations à la révolution numérique

Enfin, plusieurs auteurs s’efforcent de prendre au sérieux la perspective, à long terme, d’une diminution plus ou moins drastique de l’emploi et plus globalement du travail. L’importance de favoriser l’éducation et la formation fait largement consensus, dans la mesure où le progrès technique déplace les emplois vers les qualifications les plus élevées, mais cela pourrait ne pas être suffisant.

Pour les théoriciens de la fin du travail comme Rifkin ou Stiegler, comme pour les observateurs de la robotisation que sont Brynjolfsson et MacAffee, la révolution industrielle en cours rendra inutile une grande partie de la force de travail disponible.

Il faut donc imaginer des formes de rémunération alternatives aux revenus du travail à travers des systèmes tels que l’impôt négatif ou le revenu d’existence, de manière à rendre viable et suffisamment juste une société dans laquelle les machines assument une grande partie du travail.

Résultats du sondage Orange-BVA

Lancement de l’observatoire du Digital Society Forum en partenariat avec BVA sur le thème « Quelles transformations de l’emploi à l’heure de la révolution numérique ? ».
BVA a rejoint les partenaires du Digital Society Forum pour la mise en place d’un observatoire du numérique en réalisant trois sondages par an. L’Observatoire questionne la perception de l’impact du numérique sur notre vie quotidienne.
Sa mission est de faire le point sur le vécu des Français et de valoriser les propositions issues des ateliers du Digital Society Forum.

La première vague de l’Observatoire interroge les actifs Français à propos de l’impact du numérique sur l’emploi.

Principaux enseignements

La transformation numérique est en marche

Selon 7 actifs sur 10 (69%), la transformation numérique impacte tous les secteurs et métiers. A l’inverse, 31% estiment que la transformation numérique impacte seulement certains secteurs et métiers.
7 actifs sur 10 (70%) affirment que le numérique a impacté leur métier, dont près d’un quart (22%) qui se disent même tout à fait impactés.
En revanche, on observe de manière logique la tendance inverse chez les ouvriers, qui considèrent majoritairement (53%) que le numérique n’a pas transformé leur métier.
Les actifs ne semblent pas avoir souffert de la transformation numérique puisque moins d’un tiers (32%) déclarent avoir rencontré des difficultés pour s’adapter aux changements induits par le numérique. Alors que l’on aurait pu s’attendre à des différences, toutes les générations se sont facilement acclimatées aux transformations du numérique. L’absence de différence significative selon l’âge montre une certaine maturité des répondants à l’égard du numérique.

Les actifs considèrent que le suivi de formations internes (59%) et externes (31%) sont les solutions les plus efficaces pour s’adapter aux changements induits par le numérique. S’ils expriment une attente en terme de formation, dans les faits les actifs ont avant tout recours à l’aide d’un collègue (37%) pour faire face aux difficultés liées au numérique.

Quel impact sur l’évolution du marché de l’emploi ?

Des destructions de postes à prévoir ?
Si une large majorité d’actifs considère que la transformation numérique est bénéfique pour leur avenir professionnel (79%) et pour l’emploi en général (82%), les répondants restent partagés quant à son impact sur l’emploi : pour 37% d’entre eux, le numérique n’influe pas sur la création ou la destruction de postes.

Chez les actifs qui considèrent que le numérique a un impact, c’est le pessimisme qui l’emporte : 36% estiment que le numérique fait disparaître plus d’emplois et de métiers qu’il n’en crée, contre 26% qui considèrent qu’il crée plus d’emplois et de métiers qu’il n’en fait disparaître.

L’apparition de nouvelles formes d’emploi ?
Plus de la moitié des actifs ne travaillant pas à leur compte (53%) se disent prêts à profiter des opportunités offertes par le numérique pour changer leur façon de travailler et pourquoi pas devenir freelance (travailleur indépendant) ou cumuler plusieurs activités. Les plus jeunes (moins de 35 ans) sont plus enclins que la moyenne à ce type de changement (61%), à l’inverse des seniors (62% des 50-64 ans ne sont pas prêts à changer leur façon de travailler).

La majorité des actifs (63%) considèrent les nouvelles activités nées de l’économie collaborative ou l’économie du partage comme de nouvelles formes d’emploi. Une opinion, à nouveau, partagée surtout par les plus jeunes (70% des moins de 35 ans).

Biographie des intervenants

Ruth Elkrief

Ruth Elkrief est née le 1er décembre 1960 à Meknès au Maroc.

Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et du centre de formation des journalistes, elle débute sa carrière professionnelle en travaillant pour l’agence de presse américaine Associated Press, puis intègre par la suite le service politique du quotidien français Le Matin de Paris.

1987 - 2000 : Groupe TF1
En 1987, elle rejoint TF1, qui la choisit comme correspondante permanente aux Etats-Unis à partir de 1990. Elle cède ensuite son bureau de Washington pour occuper ses nouvelles fonctions à la tête du service politique de la chaîne et pour présenter le journal de 23h00 le weekend
Quatre ans plus tard, le groupe TF1 lance sa chaîne d’information continue baptisée LCI, et charge Ruth Elkrief de partager l’animation du «Grand Journal» avec le futur présentateur de France 2, David Pujadas.
Elle est, au fil du temps, appelée à réaliser des interviews quotidiennes entre 19h et 20h.
A la rentrée 1999, la chaîne principale du groupe diffuse son émission intitulée «19h Dimanche», qui doit succéder à «Sept sur sept» d’Anne Sinclair et à «Public» de Michel Field.

2001 – 2005 : RTL
En 2001, Ruth Elkrief se lance dans la radio à la demande de la station RTL qui l’engage pour présenter un rendez-vous politique matinal quotidien pendant deux années. De 2003 à 2005, elle anime «Le Grand Jury», une émission diffusée simultanément sur LCI et RTL en partenariat avec le journal Le Monde.

Parallèlement à une activité particulièrement dense dans les médias, elle est également professeur de journalisme à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris à partir de la rentrée universitaire de l’année 2004. Ruth Elkrief ajoute une corde à son arc en co-produisant le programme «C’est déjà demain» diffusé sur Canal +.

A la suite de LCI, Ruth Elkrief se lance dans la présentation d’une émission consacrée au cinéma, «Après la sortie», sur la Cinquième.

Depuis 2005 : présentatrice et éditorialiste BFMTV
BFTMV, nouvelle chaîne d’information en continu, apparaît sur la TNT à l’automne 2005.
Ruth Elkrief, forte d’une vingtaine d’années d’expérience, fait d’emblée partie de l’équipe. Elle y présente deux journaux quotidiens d’une demi-heure à 18h et à 19h.
L’année qui suit, la chaîne dévoile sa deuxième version et confie à la journaliste la tranche s’étalant de 18h à 20h, avec les actualités nationales et internationales, les points boursiers et économiques et des revues de presse au menu.
A partir de novembre 2006 et pendant près d’une saison et demie, Ruth Elkrief anime, en compagnie d’Hedwige Chevrillon, un rendez-vous hebdomadaire d’information politique rassemblant les deux chaînes radio et télévision de BFM, sous le titre «Le Duo BFM». Elle garde par la suite une heure d’antenne à 19h avec Elysée 2007 consacrée au scrutin présidentiel, et conserve sa tranche horaire à l’arrivée de la troisième version de BFMTV en juin 2007 et de son émission «19h Ruth Elkrief».

Au cours du premier semestre de l’année 2008, elle poursuit sa collaboration avec Hedwige Chevrillon et se joint à Olivier Mazerolle autour du plateau de «La Tribune BFM», programme dominical de soixante minutes diffusé à partir de 18h00. L’été suivant, Ruth Elkrief reçoit les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur, et anime à la rentrée la séance de la mi-journée «Midi Ruth Elkrief» tous les jours entre midi et 14h.

Depuis 2010, Ruth Elkrief incarne une des tranches phares de BFMTV «19h Ruth Elkrief», de 19h à 20h sur BFMTV, où elle met au service des téléspectateurs ses connaissances et son expertise, et accueille tous les jours les acteurs de l’actualité.

Dans «19h Ruth Elkrief», elle écrit en direct l’actualité avec ses invités, dirigeant successivement interviews et débats. Politiques, sociologues, spécialistes, écrivains ou philosophes passent sur son plateau et confrontent leurs points de vue.

Stéphane Richard

Stéphane Richard, né en 1961, est président-directeur général d’Orange depuis le 1er mars 2011.

Il a rejoint le groupe Orange en septembre 2009 et a exercé successivement les fonctions de directeur général adjoint chargé des Opérations France, de directeur général délégué et de directeur général. Entre 1992 et 2003, Stéphane Richard a été successivement adjoint du directeur financier de la Compagnie Générale des Eaux, directeur général de la Compagnie immobilière Phénix et président de la CGIS (Compagnie Générale d’Immobilier et de Services) devenue Nexity.

Entre 2003 et 2007, il était directeur général adjoint de Veolia Environnement et directeur général de Veolia Transport ainsi qu’administrateur d’Orange.
De 2007 et 2009, Stéphane Richard était directeur de cabinet du ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi.
Stéphane Richard est diplômé de l’École des hautes études commerciales (HEC) et de l’École nationale d’administration. Il est de nationalité française.

Philippe Aghion

Étudiant en mathématique à l’ENS Cachan, Philippe Aghion s’est progressivement orienté vers l’économie, soutenant un Doctorat de 3ème cycle en économie mathématique (Paris I - 1981), puis un Ph.D en économie à Harvard en 1987 - consacré à la théorie de l’organisation industrielle et suite auquel il s’est vu proposer un poste de professeur assistant au MIT.
Chargé de recherche au CNRS depuis 1989, il enseigne à Oxford (Nuffield College) de 1992 à 1996 puis à UCL (University College London) avant de rejoindre, en 2000, le département d’Économie de Harvard où il restera jusqu’à sa nomination au Collège de France en 2015.
Philippe Aghion a par ailleurs travaillé à la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) comme adjoint au Chief Economist (1990/1991) puis comme chercheur sur l’économie de la transition (1992/2000). Fondateur de la revue, the Economics of Transition, dont il est toujours co-éditeur, il a collaboré également à quelques-unes des plus importantes revues économiques comme Econometrica, la Review of Economic Studies ou la Review of Economics and Statistics.
Philippe Aghion est membre de l’American Academy of Arts and Science, depuis 2009 et de la British Academy, depuis 2015.

Augustin Landier

Augustin Landier est actuellement professeur d’économie à la Toulouse School of Economics.

Il a enseigné à New York University, à l’Université de Chicago et a été chercheur résident au FMI; Il a été de 2010 à 2012 membre du Conseil d’Analyse Economique. Il est aussi chroniqueur aux Echos. Son livre La Société Translucide, coécrit avec David Thesmar, a obtenu le prix Turgot en 2011.

Ses recherches portent sur l’économie comportementale, la finance d’entreprise et la gouvernance d’entreprise. Il est docteur en économie du Massachusetts Institute of Technology (MIT), ancien élève de l’ENS-Ulm et agrégé de mathématiques.

Sébastien Bazin

Agé de 54 ans, Sébastien Bazin est diplômé d’une maîtrise de gestion de la Sorbonne et a débuté sa carrière dans la finance en 1985 aux Etats-Unis.
Il rejoint la société d’investissement privée Colony Capital en 1997 pour installer et développer son antenne européenne. Durant ses 15 années chez Colony Capital, Sébastien Bazin a piloté et participé à de nombreux investissements dans le domaine de l’hôtellerie dont l’acquisition des chaînes d’hôtellerie de luxe Fairmont et Raffles, l’acquisition et la gestion de parcs d’actifs hôteliers auprès de La Générale des Eaux, du Club Méditerranée, la prise de participation dans le Groupe Lucien Barrière et l’investissement dans AccorHotels.

Administrateur du Groupe depuis 2005, Sébastien Bazin devient Président-directeur général de AccorHotels en août 2013.Administrateur du Théâtre du Châtelet depuis 2013, Sébastien Bazin est nommé Président du conseil d’administration du théâtre le 26 mars 2015. Il est également Vice-Président du Conseil de Surveillance de la Fondation Gustave Roussy.

Georges Plassat

Président-Directeur Général du Groupe Carrefour. Né le 25 mars 1949. Français.
Georges Plassat est diplômé de l’École hôtelière de Lausanne et de l’université  Cornell (États-Unis).

Il travaille au sein du groupe Casino (1983-1997) en tant que Directeur Marketing puis Directeur Général de la division Restauration du groupe (1988-1990), Directeur Général de Casino France(1990-1992), Gérant (1992-1994), Vice-Président du Directoire (1994-1996) puis Président du Directoire (1996-1997) du groupe Casino. Il intègre ensuite le groupe Carrefour en tant que Directeur Exécutif pour l’Espagne et Administrateur délégué de Pryca (1997-1999).

En 2000, il prend la présidence du Directoire du groupe Vivarte (ex groupe André) et en devient Président-Directeur Général en 2004.
Le 2 avril 2012, Georges Plassat rejoint Carrefour en tant que Directeur Général délégué. Il est nommé Président-Directeur Général de Carrefour le 23 mai 2012, et renouvelé dans ses fonctions le 11 juin 2015.

Céline Lazorthes

Céline Lazorthes est la fondatrice et dirigeante de Leetchi.com, leadeur de la cagnotte en ligne avec plus de 5.000.000 clients partout dans le monde. Elle dirige une équipe de 50 salariés composée en grande partie d’ingénieurs, de chefs de projets français, allemands, espagnols... dans des locaux basés dans le 9e arrondissement de Paris.

Après un master en gestion de projets multimédia (IIM – Léonard de Vinci), Céline poursuit son cursus à HEC Paris, en intégrant le Mastère Digital Business en partenariat avec Télécom Paris (Promo 2008). C’est à ce moment là qu’elle a l’idée de créer Leetchi.com, en organisant le week-end d’intégration de sa promo. Face à la difficulté de réunir une somme d’argent pour un groupe d’amis, elle imagine un service web dédié à la collecte d’argent pour un cadeau d’anniversaire commun, un mariage, un week-end entre amis.

Son dynamisme et sa pugnacité la conduisent à mener de front et avec brio tout ce qu’elle entreprend. Membre de l’association France Digitale, conférencière dans les écoles les plus prestigieuses (ESCP, Sciences Politique, HEC..), intervenante dans de nombreuses conférences internationales : Noah conférence (UK), NEXT Berlin, DLD (DE), Web2Day, Blend (FR), EBE (ES) et représentante de la France au G20 des jeunes entrepreneurs 2011-2012.
Leetchi.com a été désigné comme la meilleure startup française de 2013 par le magazine de référence des nouvelles technologies Wired Europe. Céline reçoit le prix Veuve Clicquot de la femme d’affaire 2014. Originaire du sud de la France et très attachée à ses valeurs, elle gère sa société dans une atmosphère humaine et conviviale tout en ne laissant rien au hasard. Pour elle, rien n’est impossible !

Frédéric Mazzella

Frédéric Mazzella est le Président-Fondateur de BlaBlaCar, la plus grande communauté mondiale de covoiturage, qui permet aux conducteurs qui ont des places libres dans leur véhicule de trouver des passagers avec qui partager leurs frais sur des voyages communs. L’idée de construire un réseau de transport nouveau intégrant les places libres des voitures en déplacement est venue à Frédéric alors qu’il devait se rendre en famille en Vendée depuis Paris lors de fêtes de fin d’année. Frédéric était sans voiture, et les trains affichaient complet alors que les voitures sur les routes étaient presque vides, avec très souvent seulement leur conducteur à bord. C’est ainsi que l’idée de BlaBlaCar est née.

Avec aujourd’hui plus de 25 millions de membres dans 22 pays, BlaBlaCar permet chaque mois à plusieurs millions de personnes de voyager ensemble à moindre coût, tout en rendant les déplacements plus conviviaux et plus responsables. Frédéric est issu de l’ENS Ulm en Physique, titulaire d’un Masters en Informatique de Stanford University (USA) et d’un MBA de l’INSEAD. Avant de fonder BlaBlaCar Frédéric était chercheur scientifique pour la NASA aux USA et NTT au Japon. Frédéric intervient régulièrement dans des conférences ou interviews pour les médias nationaux et internationaux (CNN, Bloomberg, CNBC et TV, radios et journaux nationaux) sur les thèmes de la mobilité durable, des réseaux et places de marché en ligne, de la consommation collaborative et de la construction de la confiance au sein de communautés connectées. Frédéric est également pianiste et twitte @mazaic.

Orange partenaire numérique du nouveau Musée de l’Homme

La réouverture du Musée de l’Homme : la renaissance d’une institution d’envergure internationale

Ré-ouvert en octobre 2015 après plusieurs années d’une vaste et ambitieuse rénovation, le Musée de l’Homme reste un grand foyer intellectuel et scientifique dédié à la connaissance de l’Homme au travers des époques. 400 000 visiteurs annuels y sont attendus.

Le Musée de l’Homme bénéficie d’un positionnement unique associant la recherche, l’enseignement et la diffusion, grâce à :

Orange se positionne comme partenaire numérique de la réouverture du musée, avec :

Contacts presse : 01 44 44 93 93 – service.presse@orange.com

Marie-Paule Freitas : mpaule.freitas@orange.com






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