Les activités de recherche d'Orange

Dossier de presse
Décembre 2016

La Recherche d’Orange « carte d’identité »

En 2015, Orange a dédié 726 millions d’euros à la recherche et l’innovation, avec près de 8000 chercheurs, ingénieurs, designers, développeurs, data scientists, sociologues, graphistes, marketeurs, experts en cyber sécurité qui consacrent leur énergie et partagent leurs expertises au service des clients.
Parmi eux, près de 650 travaillent dans la recherche et se mobilisent pour inventer un futur dans lequel l’humain sera au centre de la révolution digitale, pour identifier les ruptures technologiques et y préparer Orange.

Enfin, Orange accueille 140 doctorants ou post-doctorants qui, en relation avec des laboratoires académiques, se forment par la recherche au sein des équipes d’Orange.

A travers la recherche, Orange vise à améliorer la vie quotidienne de tous par des usages innovants et responsables des nouvelles technologies numériques et à garantir un accès simple et fluide aux services. La maîtrise de la performance des réseaux, leur montée en débit et leur efficacité énergétique constituent également des enjeux essentiels. Aussi, les chercheurs d’Orange inventent, développent et normalisent les technologies requises pour le déploiement des réseaux et des services du futur.

Dans le domaine foisonnant du numérique, mondial et toujours plus ouvert, où la collaboration est devenue incontournable, la Recherche du Groupe travaille en interaction constante avec les écosystèmes innovants, académiques, institutionnels et industriels.

On la retrouve au coeur de l’innovation : 50% des produits annoncés lors des “Hello Show” d’Orange trouvent une origine dans les actions de recherche. La quasi-totalité des 250 brevets déposés chaque année et des contributions techniques à la normalisation (4G/5G, HEVC…) provient de la recherche.

Le Conseil Scientifique d’Orange est un organe consultatif composé de personnalités scientifiques de haut niveau et de renommée internationale, dont la mission est de formuler des recommandations au Groupe sur la politique de recherche menée en son sein. Depuis juillet 2015, le Président du Conseil Scientifique d’Orange est Cédric Villani, Directeur de l’Institut Henri Poincaré. Depuis 2016, Claudie Haigneré a également rejoint ce Conseil Scientifique.

Publications, prix et ressources de communication

La Recherche joue, à travers ses publications et prises de paroles, un rôle dans le décryptage pour un plus vaste public des enjeux autour des technologies, des usages et de l’économie du numérique. Quelques événements et publications emblématiques :

Un compte Twitter à suivre pour connaître les actualités et les travaux liés à la Recherche Orange et aux innovations du Groupe, celui de Nicolas Demassieux, Directeur d’Orange Labs Recherche : @ndemassieux

Un peu d'histoire

Les activités de recherche d’Orange naissent en 1944 lorsqu’est créé le Centre National d’Etudes des Télécommunications (CNET). A l’origine des Orange Labs, le CNET était chargé de la recherche et du développement dans le domaine des télécommunications.
Quelques exemples de réalisations marquantes :

  • 1961 Développement d’Antinéa plus puissant calculateur en Europe utilisant la technologie, nouvelle à l’époque, des transistors.
  • 1962 Première transmission de télévision par satellite entre les Etats-Unis et la France via le satellite Telstar et la station de Pleumeur-Bodou PB1.
  • 1964 Développement de Ramsès II, un ordinateur partagé entre 64 utilisateurs.
  • 1970 Système de commutation électronique temporelle Platon, qui va permettre de simplifier les centraux téléphoniques.
  • 1976 Développement de Transpac, le premier réseau de données et « paquets », dont certains principes seront repris dans les années 1990 pour le développement d’Internet.
  • 1980 Test du Minitel, développé par le CNET, qui donnera lieu en 1982 au lancement commercial en France du premier ensemble au monde de services digitaux grand public.
  • 1981 Première liaison optique entre deux centraux de l’opérateur, suite à des travaux de recherche autour de la fibre optique.
  • 1981 Lancement au CNET du projet de réseau mobile numérique Marathon qui alimentera énormément, entre 1982 et 1991, la normalisation de la 2G (le GSM) et donnera lieu en 1992 au lancement commercial d’Itineris en France.
  • 1988 Invention de la technologie radio « OFDM » (Orthogonal frequency division multiplexing) de codage de signaux numériques, qui a été adoptée en 1995 pour la Télévision Numérique Terrestre, en 1999 pour le WiFi et en 2008 pour la 4G.
  • 1989 Lancement à Saint-Brieuc du RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Services), premier réseau commercial dans le monde, qui établit des liaisons commutées en mode circuit à 64 ou nx64 kbit/s sur le réseau téléphonique.
  • 1993 Telecom-Bretagne, alors rattachée à France Télécom est à l’origine des « turbo-codes », une technologie de codage qui maximise les débits transmis sur de nombreux types de réseaux (mobiles, satellite...).
  • 1995 Prototypes des services de téléphonie fixe en voix sur IP d’Orange déployés opérationnellement à partir de 2004.
  • 2000 Contributions à la normalisation internationale de l’ADSL qui a permis l’émergence de l’Internet haut débit.
  • 2000-2009 Normalisation et développement de la voix haute définition (WB AMR) qui a été introduite commercialement en 2009.
  • 2004-2015 Contributions aux versions successives de la Livebox et de la Livebox Play.
  • 2005 Logiciel de simulation de la propagation des ondes radioélectriques, permettant de calculer les cartes de couverture des opérateurs radio mobiles, utilisé aujourd’hui par 180 opérateurs mobiles dans le monde.
  • 2008 Conception de stations mobiles solaires déployées en Afrique et au Moyen-Orient.
  • 2009-2013 Contributions aux travaux de normalisation pour la compression de vidéo très haute qualité HEVC (High Efficiency Video Coding), qui a débouché en 2013 au CES à Las Vegas sur la 1ère démonstration mondiale d’un service « Video on Demand » utilisant HEVC.
  • 2010 Contribution aux travaux de spécification de la norme RCS (Rich Communication Suite) et le développement de l’application joyn by Orange lancée le 13 juin 2013.
  • 2013 Essaimage de la start-up PredicSis qui commercialise KHIOPS, une technologie Big Data unique au monde développée par les chercheurs d’Orange Labs.
  • 2014 Orange et les partenaires du projet collaboratif PERCOL ont remporté le défi ANR et DGA en utilisant des technologies d’Intelligence Artificielle pour la détection des personnes dans une vidéo
  • 2015 Démonstration des progrès de la transmission optique suite à des travaux de recherche du projet SASER par un record du monde de liaison optique entre deux centraux op érationnels.
  • 2014 – 2016 Développement et participation à la normalisation pour la technologie 5G qui sera introduite après 2020.

De nouvelles vagues technologiques

La Recherche d’Orange avait, il y a quelques années, mis l’accent sur 3 aspects, aujourd’hui largement intégrés dans le plan stratégique Essentiels2020 :

Ces dernières années ont vu poindre une nouvelle donne : les progrès du logiciel et du Big Data se sont combinés à une explosion des capacités du hardware (imprimantes 3D, robotique, électronique flexible, tissus intelligents…). Cette innovation au carré, logicielle et matérielle, va engendrer une diversification sans précédent des « objets connectés ». Demain, notre « Internet-mémoire » sera donc doté de « capacités sensorielles » et de « muscles » à travers des milliards de capteurs et actionneurs portés par des objets connectés au sein de la ville, dans l’industrie et l’agriculture ou en médecine.

Mettant fin à la séparation monde digital / monde physique que nous connaissons, la symbiose entre le monde digital et le monde physique, entre le logiciel et le matériel, est le fait majeur du début du XXIe siècle. Elle transformera en profondeur la structure de l’Internet, créera de nouvelles applications et modifiera significativement acteurs et chaînes de valeur.

Les 5 thèmes du salon de la recherche 2016 illustrent les nouvelles vagues technologiques portées par la Recherche d’Orange :

  • la 5G se déploiera après 2020, avec une promesse de connectivité ambiante offrant une nouvelle expérience pour nos clients et, pour de nombreux secteurs industriels,  d’importantes opportunités de transformation autour de  l’Internet des Objets
  • la fusion entre cloud et réseau est en marche, avec la construction d’une Infrastructure logicielle  de plus en plus flexible, autonome et intelligente
  • un  Web des Objets se construit peu à peu, permettant la coopération intelligente à grande échelle entre objets, utilisateurs et services
  • des technologies d’Intelligence Artificielle sont mobilisées pour des applications de plus en plus présentes dans les foyers, en mobilité, au sein des entreprises…
  • enfin, la confiance numérique constitue un enjeu clef pour forger, dès aujourd’hui, ce futur digital et humain. »

Les priorités de recherche d’Orange

Pour faire face aux transformations technologiques en cours et à venir et inventer les usages de demain, 9 domaines de recherche ont été identifiés, avec chacun leur ambition propre.

Vie personnelle numérique

La numérisation croissante des activités humaines conduit les personnes à produire et utiliser des contenus dématérialisés de plus en plus nombreux. Ces contenus peuvent être manipulables et de natures commerciale (ex : livres numériques), émotionnelle (ex : photos souvenir) ou pratique (ex : données d’objets connectés) mais ils peuvent aussi correspondre à des traces ou des bribes d’information (conversations, éléments de navigation…). Tout ceci constitue les biens numériques personnels, à vocation patrimoniale ou mémorielle, qui sont l’empreinte digitale et intime de la vie des personnes.

En s’appuyant sur les actifs numériques confiés par l’utilisateur à l’opérateur (voix et messagerie, cloud personnel, gestion de contenus multimédias…), ce domaine de recherche conçoit les nouveaux services personnels et interpersonnels pour communiquer, produire, gérer et échanger des contenus numériques enrichis. En apportant des solutions performantes pour gérer de manière unifiée, sécurisée, respectueuse et efficace ces actifs numériques personnels, il prépare les futurs assistants personnels capables d’aider, de protéger et à terme de représenter les utilisateurs dans leur vie numérique. Enfin, le domaine de recherche imagine et teste des approches innovantes d’évaluation de qualité d’expérience reliant services, interfaces, terminaux et parcours client.

Société numérique

Les technologies ne cessent d’évoluer (Internet des objets, Big Data et Intelligence Artificielle…) et imprègnent désormais l’ensemble de la société jusque dans nos foyers. Tout en restant un enjeu majeur pour les acteurs des sciences et des nouvelles technologies de l’information, le numérique est désormais pleinement un enjeu social qui dessine les contours d’une société renouvelée.

Tous les volets qui constituent notre société numérique sont concernés : de l’éducation à la santé, du nomadisme aux transports connectés, de notre vie citoyenne au quotidien, à l’industrie ou à l’agriculture de demain, tous sont progressivement et profondément transformés.

Orange est l’un des aménageurs et des partenaires naturels des territoires (la ville,les communes, les espaces ruraux…) et un tiers de confiance reconnu dans la mise en oeuvre et l’exploitation d’un grand nombre de services aux publics.

L’objectif de ce domaine de recherche est de projeter cette combinatoire de technologies sur des plateformes expérimentales multidisciplinaires (ingénierie des réseaux, design de services, ergonomie, sociologie, expérience client, modèles économiques, de valeur et de droit…).

Ces mises en situation « in vivo » et à grande échelle, de la ville à la maison, permettront de définir au plus juste les services à industrialiser, par la mesure des apprentissages, des gains et des résistances rencontrés de la part de l’ensemble des acteurs de la société numérique. A ce titre, l’observation sociale et les enseignements qu’offriront les sciences humaines de ces mécanismes complexes, sont l'un des thèmes majeurs de recherche.

Pays émergents numériques

La croissance du mobile est très largement soutenue par les pays en développement : depuis 2010, 94% des nouvelles souscriptions mobiles sont issues des pays émergents (source ITU). Parallèlement, la diffusion de l’internet mobile (couverture, accessibilité des réseaux et des terminaux smartphones) permet de concevoir un futur dans lequel le numérique joue un rôle clé pour accompagner l’évolution économique et sociale de ces pays.

Ce domaine de recherche a pour ambition de mettre en place des écosystèmes numériques adaptés aux enjeux et contraintes des pays en développement.

Pour développer cette vision, nos travaux ont pour cible une connectivité accessible géographiquement et économiquement au plus grand nombre, le développement de services innovants autour d’une plateforme ouverte pour favoriser l’innovation locale mais aussi la conception d’interfaces numériques prenant en compte les spécificités culturelles et les capacités des utilisateurs pour proposer des services offrant une qualité d’expérience optimale.

Entreprise numérique

Les technologies numériques sont en train de transformer le monde de l’entreprise.
Néanmoins, des évolutions tant technologiques qu’organisationnelles, sont encore nécessaires pour que les entreprises puissent tirer pleinement parti des outils numériques et que les modes collaboratifs et les start-up jouent un rôle d’entraînement.
Ce domaine de recherche a pour ambition d’accompagner la transformation numérique des entreprises, pour qu’elle soit à la fois humaine, responsable et performante. Il s’agit donc de donner les fondements à un modèle d’employeur digital et humain, aussi bien qu’à une transformation des outils et des processus qui permette en particulier agilité et renouveau de la relation client.
Pour cela, nos travaux visent à étudier les formes d’organisation et les modes de fonctionnement pour qu’ils soient agiles, collaboratifs et responsabilisant. Ils tendent également à concevoir un environnement de travail adaptatif efficace et des processus digitaux, dynamiques et ouverts, permettant d’inclure les clients et les partenaires.

Connectivité ambiante

L’enjeu de ce domaine de recherche est de concevoir avec nos écosystèmes les futurs réseaux flexibles et efficaces répondant aux défis de qualité de service, maîtrise des coûts, consommation énergétique, capacité, débit et couverture et aux nouveaux enjeux de connectivité.
Ce domaine de recherche développe de nouvelles technologies de connectivité pour les humains et les objets. Pour ce faire, il étudie de nouvelles solutions d’accès et de transport, radio comme optique (réseaux maillés, utilisation de nouvelles bandes de fréquences, nouveaux types d’antennes, constellations de microsatellites…).
Il contribue à concevoir la 5G, avec en priorité sa capacité à devenir une norme globale pour la connectivité de l’Internet des objets, la fourniture d’une qualité de service homogène à l’échelle d’un territoire et son efficacité énergétique. Il s’attache aussi à exploiter au mieux l’intelligence croissante des smartphones, des objets connectés, des réseaux et des services pour sélectionner de manière agile la meilleure connectivité disponible. Il étudie des modèles alternatifs aux réseaux tels que nous les connaissons pour offrir à nos clients une connectivité enrichie, à la fois du point de vue de la technologie et des aspects économiques.

Infrastructure logicielle

Une des évolutions majeures des années à venir pour le secteur des télécoms, et particulièrement des réseaux, est l’évolution vers la virtualisation. De l’accès au coeur de réseau, des réseaux publics aux réseaux privés, des réseaux fixes aux réseaux mobiles, des plateformes de service, des terminaux aux serveurs de données, l’infrastructure complète se trouve profondément transformée par cette évolution. Aujourd’hui principalement situées au sein de grands data centers et de plateformes de services centralisées, les ressources de stockage et de calcul vont migrer vers des points de présence plus répartis, au sein même des réseaux ainsi que vers les objets connectés eux-mêmes.

Ce domaine de recherche s’attache à définir un environnement d’exploitation unifié entre clouds et réseau, s’adossant sur les points de présence réseaux de prochaine génération et adaptés aux exigences de coûts et de qualité (performance, sûreté de fonctionnement, sécurité). Il prépare les briques techniques, les plateformes et les systèmes d’information virtualisés et automatisés, pour la communication, le calcul et le stockage répartis entre réseaux, data centers, boxes et terminaux. Il vise à établir un environnement logiciel de confiance au sein même des équipements. Il développe la valeur intrinsèque des réseaux comme infrastructures de stockage et d’exécution réparties en réponse aux futurs usages.

Internet des objets

L’Internet des objets est souvent considéré comme la révolution en cours d’Internet, avec ses milliards d’objets connectés autour desquels vont se développer de nouvelles applications grâce à l’analyse et au croisement de données issues de différents types d’objets. C’est cependant aujourd’hui un univers très fragmenté, avec de nombreux écosystèmes sectoriels d’objets et d’applications qui constituent autant d’îlots. Pour réaliser la vision et le potentiel complet de l’Internet des objets (de la même façon que les langages HTML/HTTP, au-dessus du protocole IP, ont engendré une explosion de services web), le « langage de l’IoT » doit encore se structurer pour permettre l’interaction entre objets personnels, objets de la maison ou de la ville intelligente, objets de l’industrie ou de l’agriculture 4.0.

Ce domaine de recherche s’intéresse à la gestion à très large échelle des objets et à leur enrichissement sémantique qui permettra aux objets (capteurs, actionneurs) d’exposer leurs fonctions aux développeurs de services afin d’utiliser et composer ces fonctions pour construire des services IoT à grande échelle, sûrs et interopérables. Les travaux portent également sur l’évolution des plateformes de « cloud computing » vers le « Fog Computing » dans l’objectif de proposer aux développeurs d’applications IoT la possibilité de déployer stockage et traitements en bordure de réseaux, au plus près, voire au sein même des objets. Enfin, est étudiée la manière dont les utilisateurs, entourés de ces objets connectés au sein de systèmes cyber-physiques, vont modifier leur façon d’interagir avec des services, via les objets ou leurs « avatars numériques ».

Données et connaissances

D’énormes volumes de données sont collectés à grande échelle par les acteurs du numérique à travers des dispositifs de plus en plus connectés. Les nouvelles méthodes adaptées de transport, de gestion et d’analyse permettent l’extraction de l’information de ces données massives. En complément de ces approches de Big Data, les technologies de l’Intelligence Artificielle ont fait un véritable bond en avant depuis quelques années grâce aux technologies dites de « deep learning ». La connaissance tirée des données (et non la donnée elle-même) sera l’ingrédient stratégique de la différentiation des entreprises, tous secteurs confondus, pour améliorer l’expérience client, optimiser leur modèle économique et développer des services innovants.

Ce domaine de recherche s’attache à développer des algorithmes, des briques techniques et des plateformes respectueuses de la vie privée pour le Big Data, (recherche opérationnelle, analyse statistique, gestion du cycle de vie des données, placement intelligent des traitements, exposition des données via des APIs modulaires, qualité et sémantique des données...) et pour l’Intelligence Artificielle (apprentissage profond, reconnaissance visuelle, traitement du langage naturel écrit et oral, raisonnement…).

Confiance et sécurité

Orange a l’ambition d’être reconnu par ses clients, ses utilisateurs et ses partenaires comme « opérateur de confiance ». Cette notion de confiance mêle à la fois le rationnel et l’émotionnel, relève à la fois de l’usage et de la croyance et se construit progressivement dans la relation. S’engager dans cette voie impose de s’impliquer pleinement dans la transparence, la réciprocité et la fiabilité de la relation.
Pour soutenir cette ambition, aussi bien pour les usages grands publics que pour les usages industriels, ce domaine de recherche investigue de nouvelles architectures dites de haute confiance, prouvées, sûres, protectrices des données personnelles et enrichies par les usages. Il traite de thématiques majeures de sécurité, interdépendantes : expérience de la confiance (construction de la confiance au travers de l’expérience des services, données massives intelligibles et émotionnelles…), confiance des données (anonymisation, cryptographie, preuves d’origine…), sécurité de réseaux et services virtualisés (contextualisation et preuves locales de sécurité, preuves à distance, dématérialisation des services…), architectures sécurisées (modèles de sécurité globale, systèmes complexes et topologies dynamiques multi-parties, fiabilité des infrastructures et des services, isolation et sécurisation de bout en bout…), supervision de la sécurité (cybersécurité : nouvelles menaces informatiques, analyse massive d’événements de sécurité, déploiement de politiques de sécurité, maintien en condition opérationnelle de systèmes complexes…).

Construire les écosystèmes avec une recherche ouverte

Chaque centre de recherche et d’innovation du Groupe est intégré dans un écosystème géographique qui lui est propre et travaille en réseau avec l’ensemble des acteurs locaux (start-up, entreprises, universités, laboratoires de recherche, etc.), ainsi qu’au sein d’instances et de projets collaboratifs internationaux.

Orange s’implique fortement dans les écosystèmes

Orange est un acteur majeur des programmes de recherche développés en partenariat et contribue à plus de 80 projets coopératifs, tant au niveau français (Fond Unique Interministériel, Agence Nationale de la Recherche, Programme Investissements d’Avenir) qu’au niveau européen (7e Programme cadre de la Commission européenne, EUREKA-CELTIC, Horizon 2020). Le Groupe est notamment membre de partenariats publics-privés parmi lesquels :

Dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir du Gouvernement français, le Groupe est impliqué dans deux Instituts de Recherche Technologique (IRT). Il préside l’IRT b<>com qui travaille sur les réseaux fixes et mobiles à ultra haut débit et les contenus du futur avec notamment 20 PME. Il contribue également à l’Institut SystemX dont les travaux portent sur l’ingénierie numérique des systèmes.

Orange est impliqué dans plus de 100 partenariats de recherche avec des universités et des laboratoires publics en France et à travers le monde. Le Groupe est membre fondateur des fondations de l’Institut Mines-Télécom, de Supelec, de l’Université de Cergy-Pontoise, de l’Université de Rennes 1 et de l’Université Joseph Fourier de Grenoble. En dehors de la France, Orange a notamment des partenariats de recherche avec le MIT, l’Université de Technologie de Maurice, ETH (École polytechnique fédérale) de Zurich, l’Université Ben Gourion du Neguev en Israël, le RMIT (Institut royal de technologie) de Melbourne, etc. Orange finance par ailleurs douze chaires universitaires dont une avec Polytechnique et Télécom Paris Tech pour l’économie et la régulation et une autre avec l’Institut Mines-Télécom et la Fondation Télécom sur les valeurs et les politiques des informations personnelles.

Orange a par ailleurs noué 60 partenariats de recherche avec des industriels, pour anticiper et mesurer, avec les meilleurs acteurs spécialisés, l’attractivité de nouveaux produits ou services et en accélérer la mise sur le marché.

Orange participe en France à 10 pôles de compétitivité constitués pour favoriser des synergies locales autour de projets innovants et préside notamment le pôle “Images et Réseaux”. Ces pôles permettent à Orange d’être acteur du développement de plus de 3000 start-up et PME numériques.

Orange est partie prenante de plusieurs solutions de la Nouvelle France Industrielle et est notamment, avec le pôle « Images & Réseaux », chef de file du plan « réalité augmentée » au sein de la solution objets intelligents pour explorer en partenariat avec tous les acteurs du numérique les nouveaux services liés à la réalité augmentée.

Orange est actif au sein des écosystèmes de la French Tech et de ses start-up pour travailler sur les ruptures technologiques, d’usage ou de marché.

Les Orange Labs et Orange Silicon Valley pratiquent, par ailleurs, des activités de veille ou « scouting » pour capter les dernières tendances et les meilleures initiatives, notamment en Asie ainsi qu’aux Etats-Unis ou en Israël, grâce à leur immersion dans les écosystèmes locaux et une interaction permanente avec les acteurs locaux du numérique : start-up, entreprises, industriels, monde académique, etc.

Orange est depuis toujours un acteur très impliqué au sein des organismes de normalisation, de façon à accélérer l’adoption de nouvelles technologies en rupture par l’ensemble des acteurs de l’écosystème.

Propriété intellectuelle

Orange est le 1er opérateur européen avec un portefeuille de 6 930 brevets à fin 2015 et plus de 2 000 logiciels, dont une partie est issue d’activités de recherche avec ses partenaires (start-up, industriels, partenaires publics et académiques).

Chaque invention décrite dans les brevets d’Orange est elle-même une opportunité d’innovation conjointe avec ses partenaires pour créer de nouvelles inventions, par exemple dans les domaines des services de communication, de la télévision multi-écrans, des terminaux ou de l’intelligence des réseaux.

Orange partage et exploite sa propriété intellectuelle sous différentes formes : accords de licences, participation à des « patent pools » (groupements de détenteurs de brevets, par technologie), transfert de propriété de technologies innovantes ou essaimage.

Orange détient des brevets essentiels sur des technologies normalisées et licencie ces brevets au travers des patent pools.

Par exemple, les Orange Labs ont directement contribué à l’émergence de nombreuses technologies devenues des normes ou des standards du marché, telles que : la compression audio (MP3, MPEG 2 Audio AAC, MPEG 4 Audio AAC, MPEG Surround), le codage voix (G723.1, G729, G729.1, G711.1), l’optimisation du codage audio pour la radio numérique (DRM Audio), les réseaux wifi (802.11), les réseaux mobiles (CDMA2000, W-CDMA, 4G/LTE) ou encore les technologies du sans contact (RFID, NFC).

Contacts presse : 01 44 44 93 93 – service.presse@orange.com

Olivier Emberger : olivier.emberger@orange.com






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