10 février 2020

Pour des réseaux durables : viser le net zéro carbone

Notre plan stratégique Engage 2025 est guidé par une ambition d’exemplarité sociale et environnementale. Afin de répondre au défi climatique, nous avons notamment décidé d’anticiper de dix ans les objectifs de la GSMA (association mondiale des opérateurs mobiles) et de viser le net zéro carbone dès 2040. Face à l’explosion des usages et des volumes de données, les réseaux jouent un rôle central dans la réalisation de cet objectif.

 

Un engagement pionnier

Nous avons renouvelé pour l’horizon 2025 notre plan Green ITN (pour IT and Networks) visant à améliorer l’efficacité énergétique et environnementale de nos réseaux et systèmes d’information (SI). Dans ce domaine, nous comptons parmi les acteurs précurseurs et moteurs pour l’ensemble du secteur des nouvelles technologies.
Nous menons une démarche d’innovation durable depuis plusieurs années, avec des actions mesurables encadrées par un Système de Management Environnemental (SME) et soumises à des certifications internationales.
Un engagement de toutes les équipes et une politique volontariste qui ont déjà permis d’atteindre avec trois ans d’avance l’objectif que nous nous étions fixé en 2015 lors de la COP 21 : diminuer de 50% les émissions de CO2 par usage client entre 2006 et 2020.

 

 

Orange, un "acteur green" reconnu

Nous avons intégré la “liste A” en 2019, un classement initié par le Carbone Disclosure Project (CDP). Cette organisation internationale est référente sur le reporting des émissions de gaz à effet de serre.

Nous faisons ainsi partie des entreprises les plus performantes en ce domaine.

 

 

Une équation énergétique complexe

Notre programme Green ITN a fortement contribué à ce succès. En 2019, en dépit de l’augmentation du trafic sur nos réseaux, nous avons fait baisser nos émissions de CO2 de 4,2 % par rapport à 2018. Au total, sur la période 2010-2019 en volume de CO2 équivalent, le programme Green ITN a permis d’économiser 2,7 millions de tonnes.

Aujourd’hui, l’atteinte du net zéro carbone d’ici 2040 suppose un renforcement significatif de ce programme Green ITN. En effet, le trafic transporté dans nos réseaux continue de croître de 30% à 50% par an tandis que nos clients nous demandent de continuer à accroître la couverture des services de plus en plus essentiels à leur quotidien. Il est à noter que le numérique a 12 fois moins d’impact CO2 au niveau mondial que l’industrie, et 7 fois moins que les transports ou le bâtiment.

 

 

Les leviers de notre plan d’action Green ITN
 

  • Moderniser les équipements électroniques pour bénéficier des dernières technologies moins consommatrices d’électricité.
     
  • Déployer des architectures innovantes, permettant par exemple la climatisation passive des centres de données ou l’activation de modes "veille" sur nos réseaux.
     
  • Alimenter les réseaux avec des énergies renouvelables.
     
  • Utiliser l’intelligence artificielle et les données pour optimiser le déploiement et l’exploitation des infrastructures.
     
  • Mesurer précisément les consommations pour pouvoir les réduire partout où cela est possible.
     
  • Partager les infrastructures avec d’autres opérateurs pour optimiser leur utilisation.
     
  • Mener des programmes de recherche sur la sobriété énergétique des réseaux et SI.

 

 

De l’énergie renouvelable pour nos réseaux

Une de nos actions les plus significatives a consisté à concevoir et à déployer des sites radio alimentés par panneaux solaires. Nous avons été le premier acteur du secteur à le faire, et c’est aujourd’hui devenu un standard. À l’heure actuelle, plus de 2 800 sites solaires ont été déployés, majoritairement en Afrique et au Moyen-Orient. En Jordanie, une expérimentation est menée avec la création de “trois fermes solaires”, qui couvrent déjà une part significative de nos besoins énergétiques dans le pays.

En Europe, nous avons commencé à déployer des panneaux solaires sur nos sites radio, en complément du raccordement au réseau électrique local qui reste nécessaire. En Slovaquie, par exemple, une première tranche de 41 sites a été équipée, avec un objectif de couvrir 5 à 10% des 2 000 sites radio du pays d’ici 2023.

De plus, nous avons signé en France un PPA (Power Purchase Agreement) avec Boralex (pionnier des énergies renouvelables et premier producteur indépendant de l’éolien terrestre), pour une durée de 5 ans qui débutera le 1er janvier 2021. Ce contrat nous permet donc d’acheter de l’énergie renouvelable et Boralex nous fournira ainsi 67 GWh/an d’électricité renouvelable produite par les 26 éoliennes du parc d’Ally-Mercoeur (région Auvergne Rhône-Alpes). 

D’autre part, nous avons également signé en Pologne un contrat de 10 ans, qui débutera aussi en 2021, avec Wpd AG. Les deux fermes éoliennes de Jarocin Wschod (5 MW) et Krotoszyn park (10 MW), en construction mi 2020, nous fourniront 500 GWh sur la période de 10 ans.
 

 

Moins d’électricité dans les datacenters

Nos centres de données hébergent des équipements du réseau, des plateformes de service (TV, SMS, voix, Orange Money, …), le système d’information ainsi que des applications pour nos clients entreprises.
Ils représentent un foyer de consommation électrique important, que nous avons commencé à réduire via trois moyens d’action :

  • le déploiement d’alimentations en 400 volts continu, qui utilisent moins de cuivre et génèrent moins de perte sous forme de chaleur que les anciennes alimentations en 220 volts alternatifs ou en 48 volts continu,
     
  • le recours à la climatisation passive ("free cooling"), utilisant au maximum l’air ambiant pour refroidir les serveurs,
     
  • la virtualisation des serveurs informatiques, qui permet d’augmenter leur taux d’utilisation et ainsi de réduire le nombre de machines physiques nécessaires.

 

L’efficacité énergétique au cœur de la 5G

À chaque génération de technologie mobile, les réseaux ont enregistré des gains significatifs en efficacité énergétique : la 4G est ainsi dix fois moins consommatrice d’électricité que la 3G, elle-même dix fois plus sobre que la 2G.

Avec l’arrivée de la 5G, il sera possible d’aller encore plus loin. Si, lors de son lancement en 2020, elle ne sera que deux fois plus efficace que la 4G, nous estimons que ce facteur passera à dix en 2025, et jusqu’à 20 en 2030. Cela grâce à la combinaison de plusieurs éléments comme la montée en charge du réseau, l’amélioration du traitement du signal ou le partage d’infrastructures. À elle seule, cette performance ne suffira pas complètement à compenser l’impact de la croissance du trafic, mais elle contribuera à l’atteinte de l’objectif de net zéro carbone en complément des autres mesures prises dans le cadre du programme Green ITN.

 

 

La 5G veille... grâce à nous !

Une part de l’efficacité énergétique de la 5G découle de la capacité du réseau à entrer dans des modes de "veille profonde", grâce à des intervalles sans transmission là où les antennes 4G consomment de l’électricité même quand elles n’envoient pas de signal.

C’est une caractéristique très innovante pour les réseaux mobiles et l’on doit son inscription dans les standards de la 5G à notre action clé dans les instances de normalisation.

 

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