une goutte d'eau tombe sur une plante verte dans la nature

Notre engagement pour l’environnement : net zéro carbone en 2040

En tant qu'acteur leader du secteur, nous souhaitons contribuer à bâtir un monde numérique plus responsable. Nous nous sommes engagés à être net zéro carbone d’ici 2040. Cela se traduit par des efforts considérables pour réduire nos émissions directes et indirectes de CO2éq. : efficacité énergétique, énergies renouvelables, économie circulaire, décarbonation de notre chaine de valeur, captation de carbone. Cela se traduit aussi par le financement de projets de puits carbone pour capter les émissions résiduelles. Une feuille de route volontaire, avec des premiers résultats à atteindre dès 2025.

 

Lutter contre le changement climatique en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre

Nous sommes engagés dans la réduction de nos émissions de CO2éq. sur les scopes 1, 2 et 3 pour devenir net zéro carbone en 2040. Un premier point de passage en 2025 est à noter avec une réduction de -30 % sur les scopes 1 et 2 par rapport à nos émissions de 2015, -14 % sur les émissions du scope 3 par rapport à nos émissions de 2018. Nous nous fixons un deuxième point de passage en 2030 avec une réduction de nos émissions de 45 % tous scopes confondus par rapport à 2020.

A travers cet engagement, il s’agit pour Orange de prendre sa part dans l’effort mondial défini par « l'Accord de Paris », lors de la COP 21, le 12 décembre 2015.

Son objectif primordial est de maintenir « l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C, au-dessus des niveaux préindustriels » et de poursuivre les efforts « pour limiter l'augmentation de la température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. »

Ces dernières années, les dirigeants mondiaux ont souligné la nécessité de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d'ici la fin de ce siècle.

C’est dans ce contexte que nous nous engageons à réduire de 90 % nos émissions de CO2éq. d’ici 2040 et de compenser les 10 % restant grâce à la séquestration au travers de puits carbone naturels.

La politique volontariste d'Orange a été reconnue par la Sustainable Markets Initiative qui a décerné le sceau Terra Carta 2023 au Groupe, sceau qui récompense les entreprises internationales qui s’emploient activement à créer un avenir favorable pour le climat et la nature.

Net zéro carbone d'ici 2040
un engagement global

Nous nous engageons sur 2 piliers

  1. 1 La réduction de nos émissions de CO2éq. directes et indirectes. Les émissions directes sont liées à l’utilisation d’énergie fossile par le groupe Orange. Les émissions indirectes sont liées à notre consommation d’électricité et à notre chaîne de valeur. Nos fournisseurs et les clients qui utilisent nos produits contribuent ainsi à nos émissions indirectes.
  2. 2 La compensation des 10 % résiduels par de la séquestration dans des puits carbone naturels avec des projets de restauration ou de protection d’espaces naturels.
Jean-Benoît Besset, Directeur en charge de la Transition énergétique et environnementale du Groupe Orange

Nos engagements de réduction sur les scopes 1, 2 et 3 du Greenhouse Gas Protocol ont été validés par la SBTi (Science Based Targets Initiative), référence scientifique internationale pour évaluer les objectifs climatiques des entreprises. Nos feuilles de route à moyen terme 2030 et long terme 2040 sont validées.

 

Agir pour consommer moins et décarboner notre électricité

Notre programme Green ITN a permis d’éviter l’émission d’environ 4,2 millions de tonnes de CO2 entre 2015 et 2023 en améliorant l’efficacité énergétique de nos réseaux et systèmes d’information qui représentent 85 % de notre consommation d’énergie.

Nous déployons de nouveaux équipements plus efficaces énergétiquement et remplaçons progressivement progressivement nos anciennes infrastructures réseaux et IT. C’est le cas de nos deux derniers data centers en France qui consomment en moyenne 30 % de moins que les anciens à capacité équivalente et qui permettent de remplacer une dizaine de data centers sur l’ensemble du territoire. Ces data centers fonctionnent en « free cooling », une technologie qui réduit de 80 % le recours à la climatisation artificielle et qui continue de s’améliorer dans nos laboratoires en co-innovation avec différents acteurs industriels et académiques.

En 2025, 75 % de nos besoins en électricité en Europe (hors France) seront satisfaits à partir d’électricité d’origine renouvelable
Nous avons déjà mis en place des contrats d’achat d’électricité d’origine éolienne ou solaire en France, en Espagne et en Pologne.

Nous rendons accessible une énergie propre et abordable en Afrique et au Moyen-Orient
En Afrique et au Moyen-Orient, où l’enjeu d’électrification est primordial, nous commercialisons à un prix abordable de l'énergie issue de nos propres systèmes solaires aux populations environnantes. Nous transformons ainsi nos structures télécoms en « minigrids » (petites fermes solaires) avec consommations et paiements pilotés à distance. Nous avons par ailleurs conçu une offre de kits solaires qui permet à chacun d’acquérir une solution d’énergie adaptée à ses besoins et son budget.
Nous déployons également nos propres solutions d’accès aux énergies renouvelables. Avec nos partenaires énergéticiens (ESCO - Energy Service Company), nous avons pu équiper nos tours télécoms en systèmes solaires. Aujourd’hui, c’est plus de 7 500 sites sur la zone MEA, soit près de 20 % des sites de la zone qui sont solarisés.

Comment Orange Energies rend accessible une énergie propre et abordable en Afrique


En 2023, les bâtiments tertiaires représentent 9 % de la consommation d’énergie du Groupe et 12 % des émissions de CO2 (scopes 1 et 2)
Pour réduire l’impact environnemental de nos bâtiments, nous améliorons leur conception et leur pilotage technique (chauffage, climatisation…). Nous développons les modes de travail hybrides pour limiter les déplacements des collaborateurs du Groupe. Nous avons par ailleurs mis en application la charte confort pour nos bâtiments tertiaires. Maintenir la température ambiante à 19°C l’hiver et 26°C l’été, a contribué à la réduction de notre consommation d’énergie. Ces efforts se traduisent par une baisse significative des consommations énergétiques liée aux bâtiments -17 % entre 2023 et 2022 (à base comparable, en partie liées aussi à des températures plus clémentes).

Entre 2015 et 2023, les dépenses énergétiques liées aux véhicules ont baissé de 27 % au niveau du Groupe
L’utilisation des véhicules professionnels représente 6 % de la consommation énergétique du Groupe et 8 % des émissions de CO2éq., soit en légère augmentation de 1 % et 0,3 % respectivement par rapport à 2022.
Nous poursuivons nos plans d’actions visant à augmenter la part des véhicules électrifiés dans notre flotte, limiter les déplacements professionnels, promouvoir des modes de transports collaboratifs et solidaires. Ainsi en France, nous utilisons fin 2023 plus de 4 000 véhicules électrifiés, en hausse de 33 % en un an. 1 522 points de charge ont été installés depuis le début du programme d’électrification de notre flotte, et mis en réseau sur 267 de nos sites. Nous sommes très actifs dans les tests d’électrification des flottes de véhicules d’intervention (véhicules utilitaires électriques à batteries ou à pile à hydrogène vert). En avril 2023, nous avons reçu notre premier véhicule utilitaire fonctionnant à l’hydrogène. Ce véhicule est d’ailleurs le premier véhicule utilitaire de grande série livré à une entreprise en France, fonctionnant à l’hydrogène.
L’ambition du Groupe est de se doter de 7 000 véhicules électrifiés d’ici 2025.
Par ailleurs, la taille de la flotte en France est en constante réduction, d’environ 5% par an en moyenne depuis 2015.

Nous disposons depuis 2013 d’une flotte de véhicules auto-partagée, première flotte d’auto-partage en France et en Europe
La flotte en auto‑partage a atteint 3 800 véhicules fin 2023, ce qui en fait alors la première flotte d’auto-partage en France et en Europe. Nous souhaitons poursuivre l’optimisation de ce parc avec pour ambition d’atteindre 6 000 véhicules auto-partagés en 2025.

Agir avec nos fournisseurs et nos clients pour réduire les émissions indirectes

En termes d’impact environnemental, les émissions du scope 3 sont environ cinq fois plus importantes que les émissions des scopes 1 et 2.

Le périmètre des achats représente 88 % des émissions du scope 3. La réalisation de la trajectoire de décarbonation passe donc impérativement par des actions conjointes avec nos fournisseurs (équipementiers, transporteurs…). En agissant sur les processus de production et logistiques, dans la conception et la fabrication des produits ou la réalisation des services, sur la façon d’acheter, nous activons à la fois la maîtrise du volume de ce que nous achetons et également l’intensité carbone de ces achats.

Déployer l’économie circulaire

Orange RE FR les 4 pilliers

L’économie circulaire joue un rôle essentiel dans notre décarbonation. Elle peut contribuer de 20 % à 30 % à l’objectif de réduction des émissions du scope 3 d’ici 2030. De fait, augmenter la durée de vie des produits est un objectif très concret et nous conduit à agir sur tous les pans de l’économie circulaire.

Dans nos cœurs de métiers (réseaux, centres de données…), nous allongeons la durée de vie des équipements et utilisons de plus en plus d’équipements reconditionnés.

En 2021, nous avons par exemple lancé OSCAR, une marketplace interne pour réutiliser les équipements existants de nos infrastructures. Lorsque nous récupérons des équipements dans un pays, nous nous efforçons à redéployer les matériels démontés vers les pays où nous développons nos réseaux. Nous évitons ainsi la production de nouveaux matériels et prolongeons la durée d’utilisation de nos équipements.

Dès 2025, nous nous engageons à ce que 100 % de nos produits sous la marque Orange s’inscrivent dans une démarche d'écoconception. Parmi les projets pilotes, la Livebox 7, qui a obtenu la certification Footprint Progress© par Bureau Veritas, est une des dernières illustrations des efforts du Groupe pour réduire l’impact environnemental de ses produits.

Comprendre le schéma d'économie circulaire

Le principe de l’économie circulaire est de limiter la consommation de ressources et de produire des biens et des services plus durables.

En limitant la consommation et les gaspillages des ressources, ce modèle circulaire rompt avec les pratiques traditionnelles de l’économie linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter…). Il favorise l’usage des biens plus que leur possession (économie de fonctionnalité).

Notre ambition porte également sur la collecte des appareils numériques usagés.

En 2025, nous voulons collecter l’équivalent de 30 % de nos volumes de ventes de téléphones mobiles en Europe et 20 % en zone MEA. L’enjeu est considérable car 80 % de l’impact écologique d’un smartphone est lié à sa phase de fabrication et de fin de vie. Le taux de collecte des mobiles sur les 8 pays européens du Groupe est de 25,4 % en 2023, en tenant compte de la collecte par les ateliers africains financés par la France. Ces ateliers ont permis de collecter en 2023 l’équivalent de 480 000 mobiles à l’état de déchet pour être recyclés.

Illustration d'une main mettant un téléphone dans une borne Orange

Au‑delà de l’obligation règlementaire de fournir un service de garantie standard, nous avons pris l’engagement de développer un service de réparation « attractif » dans chacun des pays de la zone Europe, afin de contribuer à l’allongement de la durée de vie des terminaux mobiles en dehors de leur période de garantie.

Depuis 2010, Orange s’est associé aux Ateliers du bocage, une entreprise du secteur de l’emploi social et solidaire, pour ouvrir des ateliers de collecte des déchets de mobiles en Afrique. Ouverts dans trois pays (Burkina Faso, Cameroun et Côte d’Ivoire), ces ateliers ont permis la collecte et le recyclage de l’équivalent de plus de 2 millions de mobiles tout en créant des emplois d’insertion.

Offrez une seconde vie à vos mobiles

Investir dans la séquestration carbone

À horizon 2040, notre objectif est de de réduire de 90 % nos émissions de CO2 (par rapport à 2020) sur les scopes 1, 2 et 3 du Greenhouse Gas Protocol. Pour atteindre notre objectif de net zéro carbone, nous devons également agir sur les 10% incompressibles que nous ne pourrons pas supprimer. Pour cela, nous nous appuyons sur le développement de séquestration carbone des émissions résiduelles.

Comprendre la séquestration carbone

La séquestration carbone consiste à capter le CO2 présent dans l'atmosphère et à le stocker dans des « puits de carbone » naturels (océans, forêts, biomasse, sols…) par le biais de processus physiques et biologiques comme la photosynthèse. Certains procédés technologiques permettent aussi de fixer durablement le carbone. Toutes ces solutions de séquestration carbone participent à réduire la quantité de CO2 présent dans l’atmosphère et à lutter contre le réchauffement climatique.

Mettre en œuvre notre programme de séquestration de carbone

Nous nous inscrivons dans une démarche volontaire et avons fait le choix de financer des projets de puits carbone naturels, tels que le reboisement, l’agroforesterie, la restauration de mangroves et non simplement d’acheter des certificats sur le marché volontaire du carbone. Compte-tenu de la phase de sélection des projets et du délai de pousse des plantations, les premiers crédits carbones sont attendus aux alentours de 2025-2026.

Afin de sélectionner les projets de séquestration, nous nous basons sur les critères de sélection suivants :

  1. Les dispositifs doivent séquestrer durablement le carbone de l’atmosphère et le stocker dans la matière vivante ;
  2. Les financements doivent générer de nouveaux projets de reforestation qui apportent une décarbonation additionnelle par rapport aux projets visant à protéger l’existant ;
  3. Les projets doivent comporter une certification et un enregistrement auprès des standards internationaux tels que Verra ou Gold Standard ;
  4. Les projets doivent s’accompagner d’impacts positifs sur les populations locales (inclusion sociale et économique) et sur la biodiversité.
Une main posée sur des plantes

Avec Orange Nature, nous donnons une nouvelle dimension aux projets de séquestration carbone que nous soutenons en veillant au développement économique des territoires et en préservant la biodiversité locale avec des projets de puits carbone déployés en Europe et en zone MEA, comme en témoigne notre participation en 2021 au fonds Livelihoods Carbon Fund 3 et la co-construction d’un fonds mono-investisseur avec Mirova.

En novembre 2022, nous nous sommes également engagés, avec Sia Partners, à soutenir Planète Urgence pour un projet d’envergure permettant la restauration et la gestion durable de près de 1 000 hectares de mangroves au Cameroun. Planète Urgence coordonne ce projet appelé « CAMERR » aux côtés de ses partenaires locaux et d’experts, des communautés, des autorités locales traditionnelles et nationales. Les mangroves camerounaises sont dégradées, alors même qu’elles jouent un rôle primordial pour les populations locales en termes de revenus et de lutte contre le changement climatique. En plus de son impact sur la biodiversité et sur le climat, ce projet vise également à avoir un impact sociétal important sur les communautés locales.

Nos initiatives, pour porter leurs fruits, doivent s’ajouter à l’action de tous dans une démarche d’effort collectif.

Alors que la consommation d’énergie dans le monde associée au numérique augmente en raison de l’explosion, entre autres, des usages digitaux dans tous les secteurs (industrie, villes, transports, bâtiments…), nous nous mobilisons pour promouvoir des usages digitaux plus sereins et raisonnés afin de bâtir un monde numérique plus responsable.
Il est toujours possible d’avoir un impact réel sur sa consommation d’énergie associée à ses usages digitaux. Des réflexes simples, essentiels et utiles nous font économiser de l’énergie et contribuer à une plus grande sobriété en énergie, en matériaux, en terres et en eau. Parce que l’avenir de la planète est l’affaire de tous, adoptons-les.

Les Objectifs de Développement Durable concernés

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