Adoption de l’IA en entreprise : où en est-on en 2026 ?

En quelques années, l’intelligence artificielle est sortie des laboratoires pour devenir un outil concret du quotidien des entreprises. Au-delà des effets de mode, elle s’impose surtout comme un levier d’innovation et de compétitivité, en permettant d’optimiser les opérations, d’améliorer les performances et de faire émerger de nouveaux services.

Si l’IA s’impose aussi rapidement, c’est aussi parce que son accès devient plus simple, plus rapide et plus rentable. La baisse des coûts, l’arrivée d’outils prêts à l’emploi et la pression concurrentielle incitent désormais les entreprises à passer de l’expérimentation à l’industrialisation.

Cette dynamique marque une nouvelle étape de la transformation digitale par l’IA. Les entreprises ne se contentent plus d’expérimenter : elles commencent à intégrer ces technologies dans leurs processus métiers.

Selon le Panorama 2026 de l’IA en entreprise publié par Bpifrance, l’année 2026 marque un véritable tournant : les projets pilotes passent progressivement à l’industrialisation à grande échelle. Cette évolution confirme l’accélération de l’adoption de l’IA en entreprise dans de nombreux secteurs.

 

Le chiffre clé

L'adoption de l'IA en entreprise en 2026

 

 

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78 %

des entreprises mondiales

Près de 8 entreprises sur 10 dans le monde utilisent déjà l’IA ou expérimentent ses usages, selon Deloitte.

Une progression mondiale et multi-secteurs

L’adoption de l’IA en entreprise est aujourd’hui mondiale, mais elle ne progresse pas partout au même rythme. Certaines régions sont plus avancées que d’autres, même si des facteurs communs d’accélération, comme la baisse des coûts et la simplification des outils, tirent l’ensemble vers le haut. En Europe, plusieurs pays figurent parmi les plus avancés. La France (44 %), l'Espagne (41,8 %) et l'Irlande (44,6 %) devancent largement les États-Unis (28,3 %) et la Chine (16,3 %) en adoption d’IA générative fin 2025 (Microsoft AI Diffusion Report).

En France, environ 10 % des entreprises de plus de dix salariés utilisent déjà l’IA (INSEE). L’adoption est particulièrement forte dans certaines fonctions : 59 % des entreprises déploient l’IA pour le résumé/traduction de contenus (Marketing) et 44 % pour la détection d’anomalies (Risque & Conformité), selon l’étude KPMG Trends of AI 2026.

Cette progression s’explique notamment par l’essor de l’IA générative en entreprise. Ces outils permettent de produire des textes, analyser des documents ou synthétiser des informations en quelques secondes.

L’accélération concerne également l’Afrique et le Moyen-Orient, où l’IA devient un moteur de transformation digitale et de croissance économique.

L’intelligence artificielle est une véritable révolution. Ce qui impressionne le plus, c’est la vitesse à laquelle elle progresse, avec des innovations toujours plus rapides. Son potentiel est immense : nous l’utilisons pour améliorer l’expérience client, optimiser nos réseaux, gagner en efficacité et accompagner nos clients dans la sécurisation de leurs données.

Christel Heydemann
Directrice générale Orange

 

Cette dynamique crée un effet d’entraînement : plus les entreprises constatent des gains rapides sur l’automatisation, l’analyse ou la production de contenus, plus elles accélèrent leurs propres projets IA. L’adoption ne relève donc plus d’un pari technologique, mais d’un choix stratégique.

Un constat largement partagé par les entreprises, comme le souligne l’étude KPMG : « Les entreprises ne se demandent plus si elles doivent adopter l’IA, mais comment l’intégrer durablement dans leurs processus avec une gouvernance solide. »

IA : quels gains de productivité pour les entreprises ? 

L’intelligence artificielle ne sert pas seulement à automatiser des tâches. Elle transforme la façon dont les entreprises travaillent, analysent l’information et prennent des décisions. 66% des organisations observent déjà des gains de productivité et d’efficacité grâce à l’IA (Deloitte).

Ces gains se traduisent différemment selon les fonctions : marketing, ressources humaines, supply chain ou IT/cybersécurité. Dans certains métiers, la productivité peut même doubler lorsque les outils d’IA sont bien intégrés aux processus. 45% des entreprises ayant adopté l'IA générative constatent qu’elle a au moins doublé la productivité de leurs employés (Google Cloud/NRG 2024).

 

Le chiffre clé

ROI positif grâce à l'IA générative

 
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74 %

des entreprises observent un ROI

Près de 3 entreprises mondiales sur 4 constatent un retour sur investissement concret grâce à l’IA générative (WEnvision/Google).

Selon le 2025 Global AI Jobs Barometer de PwC, depuis la généralisation de l’IA générative en 2022, la croissance de la productivité dans les secteurs les plus exposés à l’IA (services financiers, édition de logiciels) a presque quadruplé, passant de 7% (2018-2022) à 27% (2018-2024), soit environ 3 fois plus que dans les secteurs les moins exposés (9%). Ces gains se traduisent aussi sur le plan économique. En France, une analyse de 200 projets IA menée entre 2022 et 2025 montre un ROI médian de 159 % pour les PME, avec un retour sur investissement atteint en moyenne en 6,7 mois, contre environ 10 mois pour les entreprises de taille intermédiaire (Stema Partners).

Les entreprises suivent d’ailleurs de près ces performances : 86 % des organisations françaises mesurent régulièrement l’impact de leurs projets IA, un niveau légèrement supérieur à la moyenne européenne (84 %) selon Deloitte. Beaucoup y voient un levier stratégique : 74 % espèrent générer de la croissance de chiffre d’affaires grâce à l’IA, même si seulement 20 % déclarent y parvenir aujourd’hui.

Mais attention : selon Gartner, près de 40 % des projets IA avancés risquent d’être abandonnés d’ici 2027, faute d’objectifs clairs et de processus bien définis. Autrement dit, les gains existent déjà, mais ils ne deviennent durables que lorsque l’IA est intégrée avec une stratégie et une gouvernance solides.

Cela suppose aussi d’embarquer les équipes : entre méfiance, manque de formation ou crainte du changement, l’adhésion des collaborateurs reste un facteur clé pour réussir le déploiement de l’IA.

  • Dans la santé : l’IA ne se contente pas d’analyser des données : elle devient un véritable allié des équipes médicales. Certains systèmes repèrent rapidement des anomalies dans des résultats de laboratoire ou des images médicales, permettant de détecter plus tôt certaines pathologies et d’optimiser l’organisation des soins.
    L’IA contribue ainsi à améliorer la qualité des diagnostics, à sécuriser les traitements et à accélérer le développement de nouveaux médicaments.
     
  • Dans le secteur public : ces technologies aident à rendre les services plus efficaces et accessibles. Les administrations peuvent anticiper les besoins des citoyens, orienter plus vite vers la bonne information et optimiser la gestion des flux dans des services critiques, comme les urgences ou les plateformes d’assistance. L’innovation ne se limite pas à automatiser des tâches : elle transforme l’expérience des usagers et libère du temps pour les agents.
     
  • Dans les entreprises : les bénéfices apparaissent souvent dès les premières semaines. Les équipes gagnent en efficacité pour analyser les données, traiter les demandes et coordonner leurs actions. Mais l’IA va plus loin : elle favorise l’innovation opérationnelle, en permettant de tester de nouvelles idées, de simuler des scénarios ou d’améliorer les processus existants.
    Au-delà des gains de productivité IA immédiats, le retour sur investissement de l’IA inclut désormais la qualité des services, la sécurité des opérations et l’innovation dans les pratiques métiers. Autrement dit, le ROI de l’intelligence artificielle ne se mesure pas uniquement en euros : il se traduit par une meilleure organisation du travail, des services plus sûrs et des équipes plus libres de se concentrer sur ce qui compte vraiment.

Cas d’usage IA les plus performants en entreprise

En 2026, l’intelligence artificielle est intégrée dans les processus clés des entreprises. Les cas d’usage IA en entreprise se multiplient, touchant tous les métiers, de la cybersécurité à la formation, en passant par la supply chain et le service client.

Ces usages concrets montrent que l’IA n’est pas un gadget, mais un outil pour travailler mieux, et plus intelligemment.

 

Le chiffre clé

Cybersécurité et IT : l'IA en première ligne

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53 %

Des entreprises françaises déploient l’IA dans leurs fonctions IT et cybersécurité pour détecter anomalies et menaces avant qu’elles n’impactent l’activité (KPMG).

 

Marketing : l’IA en tête des usages

Dans les entreprises, le marketing reste aujourd’hui la fonction la plus avancée dans l’adoption de l’intelligence artificielle. Selon l’étude KPMG Trends of AI 2026, il conserve même sa place de champion en matière d’usages, même si ceux-ci restent encore très centrés sur la création de contenus. La génération de contenus arrive ainsi en tête : 55 % des entreprises françaises utilisent déjà l’IA pour produire des textes, des messages ou des supports marketing (KPMG). Plus largement, près de 75 % des marketeurs utilisent des outils génératifs pour analyser les données clients et proposer des recommandations : prédire des comportements, personnaliser des campagnes ou améliorer le ciblage publicitaire.

Au-delà du marketing, ces outils s’intègrent aussi dans les tâches quotidiennes d’autres métiers. Dans les services achats, par exemple, 29 % des entreprises utilisent l’IA pour rédiger des messages professionnels et 17 % pour traduire des documents ou des échanges internationaux (KPMG).

 

RH : des formations plus personnalisées

Dans les ressources humaines, l’IA facilite la formation et l’accompagnement des employés. Près de 38 % des entreprises françaises utilisent des outils intelligents pour personnaliser les parcours de formation et suivre les compétences, ce qui augmente l’efficacité des programmes et l’engagement des collaborateurs (chiffre KPMG).

 

Supply chain : anticiper les ruptures

Pour la supply chain, l’IA simule les ruptures et optimise la planification des stocks, permettant de réagir plus vite aux imprévus. Toujours suivant l’étude KPMG Trends of AI 2026, environ 30 % des entreprises françaises interrogées ont déployé ou testent ces solutions pour anticiper, réduire les délais et les pertes et améliorer la satisfaction client.

 

Santé : une aide précieuse

Dans le secteur de la santé, les applications d’IA permettent de mieux soigner et de personnaliser la prise en charge. Par exemple, certaines solutions analysent rapidement les examens et dossiers médicaux pour identifier des tendances ou anomalies, soutenant les décisions des médecins et réduisant les erreurs. Comme le montre notre article Santé augmentée : quand l’IA aide à mieux soigner, l’IA devient un allié concret pour améliorer les soins et la réactivité.

 

Service client : des réponses plus rapides

Enfin, dans le domaine du service client, l’IA permet de répondre plus rapidement aux demandes des utilisateurs et de traiter les requêtes complexes avec plus de précision. Les assistants conversationnels et les outils d’analyse sémantique peuvent désormais prendre en charge une grande partie des sollicitations courantes, orienter les clients vers la bonne information ou vers le bon interlocuteur, et assurer une assistance disponible 24 heures sur 24. En analysant l’historique des interactions et les données clients, ces systèmes contribuent également à personnaliser les réponses et à anticiper certaines demandes, améliorant ainsi à la fois la qualité de service et l’efficacité des équipes.

Ces cas d’usage de l’IA en entreprise montrent que la technologie est déjà opérationnelle et bénéfique. Elle peut améliorer l’efficacité, la qualité des services et la prise de décision, tout en facilitant le quotidien des équipes.

Mais pour que ces bénéfices soient durables et responsables, il ne suffit pas « juste » d’adopter l’IA : il est essentiel de définir des règles claires et de s’assurer que son usage respecte les obligations légales et éthiques. C’est là que la gouvernance de l’IA et le cadre de l’AI Act entrent en jeu.

IA et régulation : le défi de la gouvernance

Pendant longtemps, l’IA en entreprise a surtout été un sujet d’innovation. Mais à partir de 2026, elle devient aussi un sujet de conformité réglementaire. L’entrée en application complète de l’AI Act européen le 2 août 2026 marque un tournant majeur : l’intelligence artificielle est désormais encadrée par un cadre juridique harmonisé dans les 27 États membres de l’UE. Les entreprises doivent structurer une véritable gouvernance IA en entreprise, capable d’identifier les risques, de documenter les usages et de garantir la transparence des systèmes.

 

Un cadre européen basé sur le niveau de risque

Le principe central de l’AI Act européen repose sur une classification des systèmes d’IA selon quatre niveaux de risque :

  • Risque inacceptable : certaines pratiques sont interdites (ex. surveillance biométrique massive).
     
  • Risque élevé : systèmes soumis à de fortes obligations (santé, recrutement, infrastructures critiques).
     
  • Risque limité : obligation de transparence pour les utilisateurs.
     
  • Risque minimal : peu ou pas de contraintes.

Cette approche permet d’encadrer les usages sensibles sans freiner l’innovation dans les cas les moins critiques. Mais pour les organisations, elle implique de cartographier précisément leurs usages de l’IA.

La question devient donc rapidement opérationnelle : quels outils utilisent de l’IA, dans quels processus métiers, et avec quel niveau de risque réglementaire ?

Des obligations concrètes pour les entreprises dès 2026

Pour de nombreuses organisations, la conformité IA 2026 implique de nouvelles pratiques :

  • Documenter les systèmes d’IA utilisés.
     
  • Tracer les données et les décisions automatisées.
     
  • Évaluer les risques éthiques et réglementaires.
     
  • Mettre en place des contrôles humains sur certains usages.

L’enjeu est loin d’être théorique. Le règlement prévoit des sanctions pouvant atteindre 35 millions d’euros ou 7% du chiffre d’affaires annuel mondial en cas de non-respect.

Résultat : les entreprises prennent le sujet très au sérieux. Selon une étude de KPMG, 60% des entreprises françaises mettent déjà en place une gouvernance transverse de l’IA, et 86 % ont adopté une charte d’usage responsable.

Ne pas structurer le sujet de l’IA en entreprise, c’est laisser la place à des usages incontrôlés.

Aliette Moulinier Lompré_Orange Business
Aliette Mousnier-Lompré
CEO Orange Business

De la conformité à la confiance

Au-delà des contraintes, cette régulation peut aussi devenir un levier de confiance. Les entreprises capables de démontrer la transparence de leurs systèmes d’IA rassurent à la fois leurs clients, leurs partenaires et leurs collaborateurs.

C’est dans cette logique que de nombreux acteurs technologiques européens privilégient désormais des infrastructures conformes aux standards européens, notamment pour l’hébergement des données et le traitement des modèles d’IA.

Pour accompagner les organisations dans cette transition, certaines solutions intègrent directement des mécanismes de gouvernance et de traçabilité des usages d’IA.

Car au fond, la question n’est plus seulement comment utiliser l’IA, mais comment l’utiliser de manière responsable, sécurisée et conforme. Et dans l’Europe de 2026, cette capacité devient clairement un avantage stratégique.

 

Les grandes tendances IA 2026 expliquées simplement

Si l’IA générative a marqué un premier tournant dans les entreprises, 2026 ouvre une nouvelle étape : celle de l’IA qui agit, et plus seulement de l’IA qui répond.

Parmi les tendances de l’IA 2026 en entreprise, deux évolutions dominent clairement : l’IA agentique et l’IA multimodale.

Ces termes peuvent sembler techniques. Pourtant, l’idée derrière est assez simple.

L’IA agentique en entreprise : quand l’IA passe de l’assistant à l’acteur

Pendant des années, l’intelligence artificielle fonctionnait comme un assistant très rapide : on lui posait une question, elle produisait une réponse.

L’IA « agentique », aussi appelée « physique », va plus loin. Elle fonctionne un peu comme un collaborateur numérique capable d’enchaîner plusieurs tâches seul.

Imaginez par exemple un assistant qui ne se contente pas de vous dire comment organiser un déplacement professionnel, mais qui compare les vols, réserve l’hôtel et met à jour votre agenda automatiquement. C’est exactement ce que font les agents IA autonomes : ils analysent une situation, prennent des décisions simples et exécutent une série d’actions.

 

L'IA agentique représente une évolution significative permettant aux systèmes d'agir, de raisonner et de s'adapter.

Diego Olaya
Offer Strategy Lead GenAI, Orange Business

 

Ce changement est déjà visible dans les entreprises. Selon Deloitte, 58 % des organisations utilisent ou expérimentent déjà des formes d’IA agentique.

La dynamique est mondiale, même si les niveaux d’adoption varient selon les régions. En Europe, environ 40 % des entreprises explorent déjà ces technologies, contre 30 % en France (Adobe).

Mais le passage à grande échelle reste encore progressif. Seules 13 % des entreprises françaises ont aujourd’hui déployé l’IA agentique à grande échelle, ce qui montre que beaucoup d’organisations en sont encore au stade des tests ou des premiers projets pilotes.

L’IA multimodale : comprend texte, image, voix… en même temps

Deuxième évolution majeure parmi les tendances IA 2026 : l’IA multimodale. Pour comprendre ce concept, on peut utiliser une analogie simple. Jusqu’à récemment, beaucoup d’IA étaient spécialisées : certaines comprenaient le texte, d’autres les images, d’autres encore la voix. L’IA multimodale, elle, combine ces capacités. Elle fonctionne un peu comme un humain capable d’interpréter plusieurs types d’informations à la fois.

Concrètement, une même IA peut désormais :

  • analyser une photo
  • lire un document
  • écouter un message vocal
  • puis produire une réponse cohérente en combinant toutes ces données.

Cette capacité à traiter plusieurs formats d’information s’appuie directement sur la nouvelle génération de modèles d’IA générative, de plus en plus polyvalents.

Selon Gartner, 80 % des entreprises mondiales devraient utiliser des technologies d’IA générative d’ici 2026, ce qui accélère l’arrivée de systèmes capables de comprendre et combiner différents types de contenus.

Dans les faits, ces technologies reposent souvent sur plusieurs modèles collaborant ensemble. Certaines plateformes technologiques intègrent par exemple plusieurs modèles de langage (multi-LLM) afin de choisir le plus pertinent selon la tâche à réaliser.

Pour les organisations, ces technologies ouvrent surtout la voie à une transformation plus profonde. Si 60 % des grandes entreprises françaises ont déployé un pilotage transverse de l’IA, beaucoup – notamment les PME – restent en phase exploratoire sans stratégie formalisée. Mais les entreprises qui s’y préparent voient déjà l’IA comme un levier de transformation à long terme, bien au-delà des gains immédiats de productivité (KPMG, Trends of AI 2026).

Pour approfondir ces évolutions et comprendre leur impact sur les organisations, vous pouvez consulter cette analyse du blog « Perspective » d’Orange Business : Présent et futur de l’IA : quelle trajectoire pour les entreprises ?.

Mettre en œuvre l’IA dans son entreprise

Entre fascination et expérimentations tous azimuts, beaucoup d’entreprises se posent aujourd’hui la même question : comment passer concrètement de l’idée à un projet d’IA qui fonctionne vraiment ?

La bonne nouvelle, c’est que la mise en œuvre de l’IA en entreprise suit souvent une logique assez simple : commencer petit, tester rapidement, puis déployer progressivement.

À condition d’installer dès le départ une relation de confiance avec les équipes et les utilisateurs, indispensable pour favoriser l’adoption et en tirer tous les bénéfices.

 

1. Choisir les bons cas d’usage

La première étape consiste à identifier deux ou trois cas d’usage prioritaires, capables de produire des résultats visibles. Automatisation de réponses du service client, analyse documentaire, optimisation logistique ou marketing : l’objectif n’est pas d’aller vite à tout prix, mais de viser des projets à impact concret, avec des gains réellement mesurables.

Selon Stema Partners cité plus haut, ces premiers cas d’usage permettent d’atteindre un retour sur investissement en 6,7 mois en moyenne dans les PME, et 10 mois dans les ETI, ce qui en fait un excellent point de départ pour lancer un projet IA à ROI.

 

2. Lancer un pilote

Une fois les cas d’usage identifiés, on passe à l’expérimentation. L’objectif n’est pas de tout transformer immédiatement, mais de tester une première version de la solution dans un contexte réel. On peut comparer cette phase à un prototype dans l’industrie : on vérifie que la technologie fonctionne, que les données sont exploitables et que les équipes peuvent s’approprier l’outil.

Selon le Baromètre IA mené par Denis Atlan (2022-2025), les premiers projets d’IA dans les PME françaises affichent un ROI médian de 159 %, avec un retour sur investissement observé en 6 à 7 mois. Ces chiffres illustrent le potentiel des initiatives IA, même si chaque projet reste dépendant du contexte et de la qualité de sa mise en œuvre.

 

3. Préparer les données

L’IA est puissante, mais elle reste dépendante de la qualité des données. Si celles-ci sont dispersées ou mal structurées, les résultats seront limités.

On dit souvent que les données sont le carburant de l’IA. Avant un déploiement à grande échelle, il faut donc organiser les sources d’information, sécuriser leur accès et garantir leur qualité.

Cette étape est souvent la plus invisible… mais aussi l’une des plus décisives dans un déploiement IA guide ou pilote réussi.

 

4. Former les équipes

 

Une transformation IA ne repose pas seulement sur la technologie. Elle dépend aussi de la capacité des collaborateurs à comprendre ces outils. De plus en plus d’entreprises développent ainsi des programmes de formation à l’IA : comprendre comment elle fonctionne, savoir l’utiliser efficacement et identifier ses limites.

 

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Un point devient essentiel : apprendre à repérer les biais potentiels de l’IA, pour garder un regard critique sur les résultats.

5. Mettre en place une gouvernance

 

Avec l’essor de l’IA générative, un nouveau phénomène apparaît dans les entreprises : le « shadow AI ». Selon une étude (Microsoft/YouGov 2026), environ 61 % des collaborateurs français utilisent des outils d’IA en dehors des cadres officiels, souvent via leurs comptes personnels.

Ce chiffre souligne pourquoi une gouvernance IA solide est indispensable. Sans règles claires, les entreprises s’exposent à des risques concrets : fuites de données, non-conformité réglementaire ou décisions automatisées erronées. Définir un cadre d’usage précis permet de tirer pleinement parti de l’IA tout en sécurisant ses bénéfices.

Et cela passe par des règles simples : quels outils utiliser, comment protéger les données sensibles, dans quels cas un contrôle humain reste indispensable et comment repérer d’éventuels biais dans les résultats.

Objectif : garantir une utilisation éthique et responsable de l’IA, en limitant les risques de décisions automatisées erronées, injustes ou discriminatoires. Ce cadre devient d’autant plus important avec l’arrivée des réglementations européennes sur l’IA.

 

6. Passer à l’échelle

 

Une fois les premiers résultats validés, l’étape suivante consiste à industrialiser les usages. Les modèles d’IA sont alors intégrés dans les outils métiers, les cas d’usage se multiplient et les gains deviennent structurels. C’est à ce moment qu’un projet IA à ROI peut passer d’une expérimentation à un véritable levier de performance.

 

Orange Business et l’IA : des solutions pour passer à l’échelle

Mettre en œuvre l’IA est une chose. La déployer à grande échelle dans une organisation en est une autre. Entre les données, la sécurité, la conformité ou encore l’intégration aux outils métiers, réussir la transformation nécessite un écosystème technologique solide et des expertises complémentaires. C’est précisément l’approche développée par Orange Business, qui accompagne les entreprises dans leur transformation numérique et leur adoption de l’intelligence artificielle.

Avec Live Intelligence, l’entreprise a déjà convaincu plus de 100 000 utilisateurs en moins de trois ans, aboutissant à la création de 20 000 assistants IA personnels et 300 agents officiels industrialisés. L’adoption continue de croître parmi nos clients entreprises.

Cette réussite s’appuie sur une démarche de confiance pour garantir la sécurité, la transparence et l’éthique des solutions déployées.

Accompagner l'innovation des entreprises grâce aux services numériques est au cœur de notre stratégie

Aliette Moulinier Lompré_Orange Business
Aliette Mousnier-Lompré
CEO Orange Business

Une expertise technologique à grande échelle

Pour accompagner les organisations dans leurs projets d’IA, Orange Business s’appuie sur un large écosystème d’experts et de chercheurs.

Nous mobilisons aujourd’hui près de 3 900 experts spécialisés en data, intelligence artificielle et transformation digitale, capables d’intervenir à toutes les étapes d’un projet : stratégie, architecture technique, déploiement et gouvernance.

À cette expertise opérationnelle s’ajoute la puissance de la recherche du Groupe. Nos équipes d’Orange Innovation rassemblent autour de 700 chercheurs, dont 110 doctorants et post-doctorants, travaillant sur les technologies de demain, dont l’intelligence artificielle, les réseaux ou encore la cybersécurité. Orange place la recherche au cœur de sa stratégie d'innovation, favorisant une approche résolument ouverte qui crée de la valeur en reliant les tendances technologiques aux utilisateurs.

 

Accélérer l’adoption de l’IA

Pour faciliter l’adoption de l’IA, on développe chez Orange Business des solutions clés en main.

Parmi elles, la plateforme Live Intelligence permet aux entreprises d’accéder facilement aux capacités de l’IA générative dans un environnement sécurisé et de confiance. Elle est bâtie sur une « architecture » capable d’orchestrer différents modèles d’intelligence artificielle comme GPT, Gemini, Claude ou Mistral tout en contrôlant comment les données sont utilisées.

Cette approche offre plusieurs avantages : choisir le modèle le plus pertinent pour chaque tâche, optimiser les performances et garantir la souveraineté des données.

Aujourd’hui, Live Intelligence compte plus de 50 000 utilisateurs réguliers, preuve de l’intérêt croissant des organisations pour les environnements d’IA sécurisés. La plateforme s’est enrichie récemment avec l’arrivée de Live Intelligence Studio, qui permet le développement de solutions agentiques avancées pour automatiser des processus clés de l’entreprise, toujours avec les mêmes garanties de sécurité et confiance.

Découvrez Live Intelligence

Une IA plus responsable et maîtrisée

Au-delà de la performance, Orange Business place aussi la responsabilité au cœur de son approche avec une stratégie de « Frugal AI ». Concrètement, cela passe par un travail de sensibilisation des clients et des collaborateurs à l’importance de choisir le modèle d’IA le plus pertinent pour chaque usage, plutôt que le plus puissant par défaut. Cette démarche encourage à privilégier des solutions plus sobres, afin d’optimiser l’utilisation des ressources et de limiter la consommation énergétique, tout en maintenant un haut niveau de performance. Dans cette logique, on s’engage également à apporter plus de transparence aux entreprises, en rendant visible et mesurable l’impact carbone des modèles d’IA. Un moyen concret de mieux comprendre, piloter et réduire leur empreinte environnementale.

 

De l’expérimentation à la transformation numérique

L’objectif n’est pas seulement d’expérimenter de nouveaux outils. L’enjeu consiste à intégrer durablement l’intelligence artificielle dans les processus métiers. Dans cette logique, on propose un accompagnement complet :

  • Identification des cas d’usage
  • Structuration des données
  • Mise en conformité réglementaire et gestion des risques
  • Développement et expérimentation des solutions IA
  • Déploiement à grande échelle
  • Accompagnement au changement et formation

Cette approche globale permet aux entreprises de passer d’une phase d’expérimentation à une véritable transformation pilotée par la donnée et l’IA.

Car au fond, l’intelligence artificielle devient progressivement une infrastructure stratégique, au même titre que le cloud ou les réseaux. Et l’enjeu est désormais de l’intégrer de manière fiable, sécurisée et à grande échelle.

 
L'essentiel à retenir 
 
Bloc Exergue Item
78 %

Des entreprises utilisent déjà l’IA ou testent ses usages dans le monde (Deloitte)

Bloc Exergue Item
74 %

Constatent un ROI positif grâce à l’IA générative (Google / WEnvision)

Bloc Exergue Item
2 août 2026

Entrée en application complète de l’AI Act européen